Chaque année se tient à la Cité des Sciences (Paris) le Salon de la Psychiatrie et du Système Nerveux Central qui permet de larges communications entre Cliniciens et Chercheurs. Une place y reste assignée à la dimension complémentaire d'une réflexion interdisciplinaire : historique, critique, épistémique. Cette réflexion - à la fois décentrée et centrale - tire enseignement des ruptures, évolutions, mutations, présupposés méthodologiques et idéologiques, repérables au cœur des Représentations Psychopathologues et ce dont elles sont lourdes d'implications pour une Philosophie de l'Esprit. C'est dans ce cadre, qu'à l'ère des nouvelles pathologies et du développement exponentiel des neuro-sciences, quelques travaux ont été réunis dans ce volume sur les problématiques des Inconscients (phénoménologique, psychanalytique, cérébral) et du Devenir Conscient ; des Hallucinations, du Délire et de l'Expérience Mystique ; de l'Épistémologie, du " Mind-Brain Problem ", de la Psychanalyse et de la Psychiatrie ; des Portulans de l'Esprit, de l'Enonciation et de la Pragmatique ; des Paradigmes et des Structures.
Nombre de pages
332
Date de parution
01/11/2003
Poids
452g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782747505406
Titre
La psychopathologie et la philosophie de l'esprit au salon
Lorganodynamisme (mis au point par Henry Ey entre 1938 et 1977) est une structure daccueil et de coexistence qui a, dès le début, renoncé à sopposer à la Psychanalyse, quil intègre positivement dans son pôle "dynamique". Mais il ny aurait pas non plus de contradictions majeures entre le grand plaidoyer de Ey pour un "corps psychique" ou un "devenir conscient" et ce que peuvent déployer comme efforts les théoriciens cognitivistes. Si les écoles de pensées sont différentes et leur coexistence est parfois problématique, cest aussi que l"humanisme médical" est en crise. Loin de tout dogmatisme, lauteur entrevoit des raisons despérer mais pointe aussi ce qui nest pas "négociable".
On a pu dire que la Psychiatrie et la Neurologie travaillaient dans le même champ médical, mais avec des méthodes radicalement différentes. Pourtant : "Si rien ne les distingue, tout les oppose". Ce sont ces oppositions que Robert-Michel Palem s'attache à définir et à nuancer à travers les convergences encore incertaines du présent, via l'"imagerie cérébrale" et les avancées de la "neuropsychologie" mais aussi en restituant les débats du passé autour de l'aphasie, de la maladie de Bayle, de la psychochirurgie ou plus récemment, du "cerveau divisé"...
La Psychiatrie est-elle encore fidèle à ce qui a présidé à son acte de naissance : l'Humanisme, que les Lumières lui ont laissé en héritage ? N'a-t-elle pas été la victime complaisante de ses mauvaises fréquentations ? Engagé dans le soin et l'accompagnement de personnes en souffrance morale, le psychiatre doit être extrêmement prudent dans l'importation de concepts étrangers à son domaine. "L'homme est fait pour rechercher l'humain" disait Eugène Minkowski. Si en sa présence on recherche autre chose, l'inhumanité menace.
Parti d'une conception néo-jacksonienne à finalité antimécaniste des troubles psychiatriques définissant les dissolutions/déstructurations de la Conscience et de la Personnalité pour donner leur structure dialectique négative et positive aux troubles mentaux, Henri Ey, au cours d'une longue translaboration de quarante ans, arrive à une conception onto-anthropo-phénoménologique du "corps psychique". Cette dernière apparaît comme une véritable structure d'accueil tant de la métapsychologie freudienne qu'elle entend accomplir, que comme le soutien d'une psychologie cognitive non réductrice du Sujet et de ses troubles définis comme "pathologie de la liberté". L'actuelle présentation de l'Organodynamisme est la seconde édition revue, augmentée et actualisée en fonction des nouveaux savoirs, d'un ouvrage de référence paru en 1997.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...