Résilience des victimes à Abidjan. Débrouille de femmes après la guerre civile ivoirienne
Palé Titi
L'HARMATTAN
28,01 €
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EAN :9782343131733
Ce livre est une ethnographie rapide des formes de résilience que les femmes victimes de la guerre civile ivoirienne mobilisent à Abidjan, la capitale économique du pays, pour faire face aux problèmes de base de la vie ordinaire (se loger, se nourrir, se soigner, scolariser ses enfants, etc.). L'ouvrage montre comment, après la guerre civile ivoirienne (2002-2011), ces victimes ne se sont pas résignées, au contraire. Elles ont multiplié les stratégies pour s'en sortir, devenant une part active de l'économie de débrouille qui s'est emparée de la métropole abidjanaise. L'enquête de terrain a permis d'interroger un haut responsable du ministère des Victimes et de rencontrer les responsables d'ONG spécialisées. Il ressort de cette démarche empirique qu'en dépit de la création d'un ministère dédié aux victimes, la transition humanitaire n'a pas mis en place une politique d'accompagnement durable de celles-ci. Au cours des entretiens semi-directifs accordés aux femmes victimes de la guerre civile, elles ont indiqué qu'elles ne se sentent pas exister pour l'Etat et les ONG, que beaucoup n'ont jamais vu passer devant leurs portes. Lorsqu'elles ont été contactées ou accompagnées par ces structures, les victimes ont été déçues ou soupçonnent l'Etat et ses alliés de procéder à une aide "à tête chercheuse" qui profiterait aux ressortissants de certaines régions du pays et pas à d'autres. Ce livre montre que pour ces veuves, mères célibataires ou amputées, la solidarité s'est mise "en mode échec". La résilience participe des stratégies individuelles de survie, qui ne suffiront pas à une réinsertion sociale digne de ce nom, même si la volonté affichée des femmes victimes est de se reconstruire à distance de l'Etat.
Nombre de pages
260
Date de parution
03/11/2017
Poids
314g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343131733
Titre
Résilience des victimes à Abidjan. Débrouille de femmes après la guerre civile ivoirienne
Auteur
Palé Titi
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
314
Date de parution
20171103
Nombre de pages
260,00 €
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Ce livre propose une chronique et une analyse de cette première crise préélectorale de la Côte d'Ivoire de l'après-guerre froide. Dix ans après la crise postélectorale de 2010-2011 qui avait fait plus de 3000 morts, la Côte d'Ivoire a été secouée par une nouvelle déflagration meurtrière liée au scrutin présidentiel en 2020. Cette fois, ce ne sont pas les résultats du scrutin qui faisaient l'objet de la dispute, mais la candidature du président Ouattara à un troisième mandat, après avoir dirigé le pays depuis mai 2011. Lauteure présente les arguments et les stratégies politiques des protagonistes, revient sur les séquences de cette dispute et tente de l'inscrire dans la temporalité longue d'une violence politique qui s'est installée dans ce pays depuis la crise de la succession d'Houphouët-Boigny et la controverse de l'ivoirité. Elle propose de résoudre le problème du renouvellement de la classe dirigeante, pour ne pas assigner le pays à la tentation gérontocratique. En tant que président de la République, Alassane Ouattara a les clés en main pour résoudre ce problème avant l'échéance de ce qu'il présente lui-même comme son dernier mandat.
En 2010, l'Etat ivoirien organisait une élection présidentielle pour sortir d'une décennie de crise sociopolitique. Si la polémique sur l'issue de ce scrutin n'est pas complètement éteinte, il est désormais scientifiquement possible de revenir à froid sur les stratégies de communication politique déployées par les candidats au cours de cette compétition électorale. Ce livre est le résultat d'une étude doctorale qui s'est penchée sur le discours et l'offre politique des trois candidats majeurs de cette élection : Laurent Gbagbo (Majorité présidentielle), Henri Konan Bédié (Parti démocrate de Côte d'Ivoire) et Alassane Dramane Ouattara (Rassemblement des républicains). L'objectif de l'étude est de déterminer les différents axes de communication partisane qui permettent d'éclairer les postures, le profil sociologique et le comportement de l'électeur ivoirien qui fait face à une offre politique plurielle. Plus précisément, les investigations se sont consacrées, d'une part, à la détermination de l'électorat ivoirien dans ses différentes composantes sociales, politiques et culturelles, mais aussi psychosociologiques. Dans cette étude, l'électorat ivoirien est donc défini en termes d'intentions de vote ou de motivations à voter pour tel ou tel candidat. Par ailleurs, l'étude observe les moyens de communication utilisés par ces candidats majeurs qui structurent et couvrent le champ politique ivoirien en s'adossant sur leurs partis politiques respectifs. L'ensemble de ces perspectives montre que la confrontation électorale de 2010 laissait apparaître des représentations sociales, des dynamiques ethnorégionales et des imaginaires politiques très marqués. Le contexte électoral de 2010 et ses déterminants sociohistoriques ont donc profondément pesé sur la fabrique des discours et des stratégies de communication, déterminant le comportement des candidats majeurs de cet exercice démocratique qui, de fait, était à la fois déterminant et clivant.
Les manquements américains au Rwanda à la veille du génocide de 1994 ne s'analysent pas sans tenir compte du poids des éléments du contexte géostratégique et géopolitique du moment. Ce livre part de la primauté des intérêts diplomatiques en Afrique, qui marqua l'implantation géographique des Américains et des Soviétiques sur le continent, pour montrer que, pendant la guerre froide, ce positionnement déboucha, en Afrique du centre, sur la crise des frontières entre les deux hyperpuissances. En 1986, le dégel Est-Ouest modifia considérablement la cartographie, la structure et la caractérisation des conflits inter et infra-étatiques : le symptôme en est la Somalie des seigneurs de guerre, où s'embourba l'armée américaine en 1993. L'époque offre des opportunités de délitements sociopolitiques : le Rwanda est le syndrome d'une époque nouvelle où de vieux conflits identitaires internes se réveillent. L'opposition ethnicisée des Tutsi et des Hutu, ouverte par la révolution de 1959, gagne en intensité, débouchant sur la guerre civile (1990-1993) et le génocide (1994). La diplomatie américaine est devenue frileuse et cynique face à un monde désormais illisible, aidée en cela par les incertitudes de la géopolitique des Grands Lacs, où le pivot ougandais a pris une importance stratégique majeure. Depuis le génocide, les péripéties de la diplomatie américaine face au président Kagamé et aux soubresauts de la zone sont toujours confuses et floues.
Ce livre analyse la féminisation des emplois ministériels ivoiriens, à travers une approche chronologique. Si l'idéologie houphouétiste de la "femme évoluée" retarde la promotion ministérielle des femmes, la nomination de la première femme ministre en 1976 signifiait à la fois une maturité de cette idéologie et une réponse aux attentes onusiennes sur la promotion du leadership féminin. La crise politique (1993-2011) fait naître de nouvelles figures de femmes ministres, dont certaines changeront d'écuries dans l'intérêt de leurs carrières, ou deviendront candidates à l'élection présidentielle dès 2010. Au bilan, Alassane Ouattara a davantage féminisé les emplois ministériels et promu les rapports de genres. Cet essai contribue aux études féminines, et fait de la féminisation ivoirienne des emplois ministériels un enjeu de démocratisation.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
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