Penser le droit rationnellement pour lire le monde juridiquement. Leçons de philosophie du droit
Paksy Mate ; Halpérin Jean-Louis
MARE MARTIN
24,00 €
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EAN :9782849345764
L'analyse du droit romain développé par le jeune juriste Leibniz a préparé le terrain de la philosophie du droit réflexive et rationaliste. Kelsen a élargi cette philosophie : il a essayé de comprendre notre monde entier juridiquement. Même si une grande majorité de ses études sont consacrées à Kelsen, le réalisme juridique de Michel Troper est, quant à lui, plus proche du réalisme américain que du normativisme du maître autrichien. De l'autre côté de l'Atlantique, Dworkin a élaboré, au fur et à mesure, une démarche rationaliste unique, différente aussi bien du positivisme juridique que du droit naturel. Guidé par l'idée du rationalisme philosophique, il est également utile de mener une conversation entre la pensée juridique et les données empiriques, telles que des informations géographiques.
Nombre de pages
234
Date de parution
24/02/2022
Poids
348g
Largeur
147mm
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EAN
9782849345764
Titre
Penser le droit rationnellement pour lire le monde juridiquement. Leçons de philosophie du droit
Auteur
Paksy Mate ; Halpérin Jean-Louis
Editeur
MARE MARTIN
Largeur
147
Poids
348
Date de parution
20220224
Nombre de pages
234,00 €
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Ai-je une coquetterie dans l'oeil, une tache de vin, un bec de lièvre ? Ma robe en dentelles et mon bibi à voilette vous défrisent ? Oh, ça va ! Je sais bien pourquoi vous êtes venus à Luna Park. On va s'en payer en tranche ! La femme-tronc, le géant du Caucase, les jumeaux tatoués, l'hermaphrodite, les nains et la femme à barbe des Vosges. On va se poiler, vingt rats ! Vous en voulez plein les mirettes, ne vous gênez pas, regardez-moi bien dans les poils !" Ainsi Clémentine Delait, la plus célèbre femme à barbe de la Belle Epoque, attirait-elle la foule des curieux. S'inspirant de son journal intime, l'auteur nous raconte la vie peu ordinaire d'une femme fière de sa différence, tenancière d'un café à Thaon les Vosges, et qui s'exhiba en tant que "phénomène" dans les "foires aux monstres". Jouant de légèreté et ranimant la verve d'alors, Pasky pose un regard plein de tendresse sur cette figure courageuse, embrassant tout entier ce fascinant univers des "Freaks" du début du vingtième siècle.
La distinction de l'imperium et de la jurisdictio est une des plus anciennes distinctions de la science juridique européenne. Entre les mains du souverain, la jurisdictio est le pouvoir de rendre la justice et l'imperium celui d'user de la force. Cette souplesse notionnelle permet à la distinction de structurer l'intégralité du droit judiciaire privé. Dans ce cadre, la jurisdictio se présente alors comme le pouvoir de réalisation formelle du Droit - le Droit est dit - alors que l'imperium vise sa réalisation matérielle - le Droit est fait -. Cette perspective fonctionnelle permet de recouvrir les différents pouvoirs des organes judiciaires, le juge, bien sûr, mais aussi l'arbitre, l'huissier de justice, le greffier, le notaire ou le commissaire-priseur judiciaire. L'intérêt de la distinction ne s'arrête pas là. A l'échelle du jugement, d'abord, la jurisdictio se présente comme la source de l'autorité de la chose jugée ou de l'authenticité alors que l'imperium est à l'origine de sa force, obligatoire ou exécutoire. A l'échelle de l'office du juge, ensuite, le succès de la procédure de référé ou les transformations des contentieux familiaux et économiques se traduisent par un renforcement de l'imperium au détriment de la jurisdictio et par le glissement de la judicature vers la magistrature. A l'échelle de l'exécution forcée, enfin, le juge de l'exécution ou la procédure d'exequatur illustrent la nécessité d'un encadrement de l'imperium par la jurisdictio. Et c'est ainsi, par un jeu dialectique permanent entre intelligence et volonté, entre autorité et contrainte, bref, entre jurisdictio et imperium, que le droit processuel garantit au droit substantiel sa sanction et son triomphe.
Depuis les années 1990, le droit d'établissement des sociétés a connu une évolution sans précédent au sein du marché intérieur. En tant qu'opérateurs économiques, les sociétés devaient être les premières bénéficiaires de ce marché. Force est de constater qu'il n'existe toujours pas de véritable droit européen des sociétés. Cette carence a été comblée par l'action normative de la Cour de justice afin d'offrir aux sociétés les instruments juridiques nécessaires à leur mobilité. C'est ce qui ressort de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne qui est allée bien au-delà d'une simple coordination des droits nationaux. En effet, il ressort de sa jurisprudence que la Cour a profondément influencé la condition juridique des sociétés en bouleversant la notion même d'établissement. Partant, le droit d'établissement, le droit européen d'établissement des sociétés, apparaît alors comme un droit subjectif à la mobilité. Si le rattachement des sociétés au territoire d'un Etat constitue une condition inhérente à leur existence, l'exercice du droit d'établissement permet de faciliter la mobilité de celles-ci sans pour autant remettre en cause les compétences des Etats qui restent les seuls à déterminer les conditions de création et de fonctionnement des sociétés. Dès lors, le droit d'établissement apparaît comme un droit subjectif procédural.
En quelques années, depuis l'avènement du contrôle de la constitutionnalité des lois, le droit constitutionnel français a fait sa révolution, le constitutionnalisme gagné ses lettres de noblesse. Mais par quels tours et détours, une discipline et un mouvement, relativement confidentiels au début des années 70, sont-ils devenus à ce point incontournables aujourd'hui ? L'élucidation de ce phénomène passe par l'examen d'une évidence. Selon la doctrine majoritaire, ce processus était inéluctable, dès lors que l'on souhaite établir une démocratie constitutionnelle et un Etat de droit dignes de ce nom propres à "saisir la politique par le droit". Or, cette évidence est en vérité le produit d'une rhétorique savante élaborée par la doctrine afin de gagner à sa cause un auditoire de plus en plus large. C'est à l'examen de la recomposition du champ doctrinal français comme de ses prétentions à la scientificité qu'invite l'ouvrage de David Fonseca.
La connaissance est en soi un trésor" est une phrase de Jean Dausset (1916-2009) (prix Nobel de physiologie ou médecine) contenue dans son ouvrage consacré à l'aventure HLA. Le grand scientifique parle de la passion de la recherche. Il parle des trésors de la réflexion ayant permis la greffe d'organes. La médecine et le droit en sont les éléments nourriciers. Il importe aux deux disciplines d'apprendre pour mieux se comprendre. Une compréhension qui s'accompagne d'autres transplants juridiques dans l'espace et dans le temps. l'ouvrage constitue le tome 2 d'une histoire de la tolérance et de la transplantation entreprise avec le livre "L'homme s'affranchit du mystère" (tome 1).