L'attrait de l'ombre. Brakhage, Dreyer, Godard, Lang, Tourneur...
Païni Dominique
YELLOW NOW
8,00 €
Epuisé
EAN :9782873402150
L'ombre chez Karl Grune, Stanley Brakhage, Arthur Robison, Jacques Becker, Karl Th. Dreyer, George Stevens, Friedrich Wilhelm Murnau, Orson Welles, Fritz Lang, Howard Hawks, Jean Renoir, Jacques Tourneur, Jean-Luc Godard... Ce texte n'est autre chose qu'une programmation de films par l'écriture, programmation autorisée par un motif plus plastique que dramaturgique, plus visuel que romanesque. Il s'agit d'un déclencheur d'action, d'une ponctuation ou d'un accent entre les images, d'une teinte de l'action : l'ombre. . . Directeur de la Cinémathèque française (1991-2000), puis directeur du développement culturel du Centre Pompidou (2000-2005), Dominique Païni a été le commissaire de plusieurs grandes expositions associant le cinéma et les arts plastiques : Hitchcock et l'art - Coïncidences fatales ; Jean Cocteau sur le fil du siècle ; Jean-Luc Godard - Voyage(s) en utopie... Aux éditions Yellow Now, il a dirigé, avec Patrick Leboutte et Guy Jungblut, Une encyclopédie des cinémas de Belgique (1990) et publié Conserver, montrer. Où l'on ne craint pas d'édifier un musée pour le cinéma (1992). Aux Cahiers du cinéma, il est l'auteur de le Cinéma, un art modeme (1997) et le Temps exposé. Le cinéma, de la salle au musée (2002).
Nombre de pages
63
Date de parution
06/10/2007
Poids
100g
Plus d'informations
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EAN
9782873402150
Titre
L'attrait de l'ombre. Brakhage, Dreyer, Godard, Lang, Tourneur...
Auteur
Païni Dominique
Editeur
YELLOW NOW
Largeur
0
Poids
100
Date de parution
20071006
Nombre de pages
63,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Dominique Païni a traversé les vingt dernières années du cinéma avec une idée fixe comme une boussole : penser le cinéma dans l'acte même de montrer des films. Programmateur d'une salle devenue mythique (le Studio 43) consacrée exclusivement à revisiter l'histoire du cinéma français, distributeur puis producteur de films (Philippe Garrel, Jean Marie Straub et Danièle Huillet, Juliet Berto), directeur des productions du Musée du Louvre où il va impulser une nouvelle façon de penser le film de Musée, et depuis 1991 directeur de la Cinémathèque française dont il a entrepris de faire un musée moderne tout en restant fidèle à l'esprit d'Henri Langlois : programmer, c'est penser le cinéma à neuf, en montrant chaque jour un page bien réelle de son musée imaginaire. Tout au long du parcours, Dominique Païni n'a jamais cessé d'écrire : pour rester en état de vigilance et de recherche, pour donner forme à ses intuitions, pour vérifier et défendre ses hypothèses. Dans ses textes - écrits lors des dix dernières années sur des films couvrant toute l'histoire du cinéma comme Fantômas, Vertigo, Les dames du bois de Boulogne, La Nuit du carrefour, Le Mépris, Et la vie continue, ou les films d'Andy Warhol - il essaie de penser la question de la modernité. En interrogeant le cinéma dans son entier comme art moderne : art du battement, du miroitement, de la discontinuité, de l'inachèvement, même lorsque le cinéaste feint de raconter une histoire. En découvrant de nouvelles généalogies qui tracent le chemin par lequel la vague moderne des années 1950-60 est advenue.
Dominique Païni, directeur de la Cinémathèque française de 1991 à 2000, et depuis lors responsable des projets pluridisciplinaires du Centre Georges Pompidou, poursuit dans cet essai sa réflexion sur la notion de Musée de cinéma et sur les tâches de caractère " scientifique " qui devraient lui être attachées : les exigences nouvelles de l'histoire du cinéma hors de la soumission chronologique, les questions inédites posées par la préservation et la restauration des films comparées à celles des autres arts à l'époque numérique, les tendances contemporaines de la création dans les autres arts visuels et l'influence que ces derniers reçoivent de l'histoire du cinéma, enfin l'emprunt aux méthodes de l'histoire de l'art pour envisager une approche de type iconographique de l'art du film. En revenant sur Jean-Marie Straub, Michael Snow aussi bien que Rossellini ou Walsh, il réaffirme que l'invention du cinéma est une affaire d'auteur et d'artiste. Il affirme, plus fermement que dans son précédent livre, Le cinéma, un art moderne, une approche du cinéma selon des motifs figuraux (le ralenti, le sculpté, le figé...), tire un premier bilan de l'expérience de son exposition Hitchcock et l'art, et commente les tentatives contemporaines de sortir le cinéma de son site traditionnel, de la salle aux cimaises du musée.
On ne saurait expliquer l'attrait des nuages, l'attirance pour leur processus de formation, pour leur réalité physique, leur apparence changeante, pour l'énigme de leur disparition et leur géométrie capricieuse. Ils ont nourri la curiosité depuis les débuts de l'humanité ; ils occupent optiquement l'oisiveté, inquiètent l'inlassable goût pour le " grand beau temps " ; ils peuvent détourner l'attention du sujet central d'un tableau ou des prouesses du personnage central d'un film. Ils sont sans doute liés à l'obsession météorologique : connaître " le temps qu'il fera " participe du penchant pour l'organisation, pour la programmation du quotidien. Ravissent-ils par la séduction de l'instabilité de leurs contours et de leurs ventosités en incessantes métamorphoses ou inquiètent-ils par l'augure de perturbations orageuses ? " Sans aucune description, directement, un nuage nous attire, un autre nous atterre " dit Gaston Bachelard. A travers l'étude de séquences empruntées à une dizaine de films classiques ou modernes, Dominique Païni s'attache à observer l'utilisation narrative et dramaturgique des nuages par Dreyer, Ford, Van Sant, Bergman, Renoir ou Godard, et l'apparition d'une obsession nuageuse chez le spectateur contemporain.