Dominique Païni a traversé les vingt dernières années du cinéma avec une idée fixe comme une boussole : penser le cinéma dans l'acte même de montrer des films. Programmateur d'une salle devenue mythique (le Studio 43) consacrée exclusivement à revisiter l'histoire du cinéma français, distributeur puis producteur de films (Philippe Garrel, Jean Marie Straub et Danièle Huillet, Juliet Berto), directeur des productions du Musée du Louvre où il va impulser une nouvelle façon de penser le film de Musée, et depuis 1991 directeur de la Cinémathèque française dont il a entrepris de faire un musée moderne tout en restant fidèle à l'esprit d'Henri Langlois : programmer, c'est penser le cinéma à neuf, en montrant chaque jour un page bien réelle de son musée imaginaire. Tout au long du parcours, Dominique Païni n'a jamais cessé d'écrire : pour rester en état de vigilance et de recherche, pour donner forme à ses intuitions, pour vérifier et défendre ses hypothèses. Dans ses textes - écrits lors des dix dernières années sur des films couvrant toute l'histoire du cinéma comme Fantômas, Vertigo, Les dames du bois de Boulogne, La Nuit du carrefour, Le Mépris, Et la vie continue, ou les films d'Andy Warhol - il essaie de penser la question de la modernité. En interrogeant le cinéma dans son entier comme art moderne : art du battement, du miroitement, de la discontinuité, de l'inachèvement, même lorsque le cinéaste feint de raconter une histoire. En découvrant de nouvelles généalogies qui tracent le chemin par lequel la vague moderne des années 1950-60 est advenue.
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Nombre de pages
191
Date de parution
23/01/1997
Poids
330g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782866421786
Titre
Le cinéma, un art moderne
Auteur
Païni Dominique
Editeur
CAH CINEMA
Largeur
165
Poids
330
Date de parution
19970123
Nombre de pages
191,00 €
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Dominique Païni, directeur de la Cinémathèque française de 1991 à 2000, et depuis lors responsable des projets pluridisciplinaires du Centre Georges Pompidou, poursuit dans cet essai sa réflexion sur la notion de Musée de cinéma et sur les tâches de caractère " scientifique " qui devraient lui être attachées : les exigences nouvelles de l'histoire du cinéma hors de la soumission chronologique, les questions inédites posées par la préservation et la restauration des films comparées à celles des autres arts à l'époque numérique, les tendances contemporaines de la création dans les autres arts visuels et l'influence que ces derniers reçoivent de l'histoire du cinéma, enfin l'emprunt aux méthodes de l'histoire de l'art pour envisager une approche de type iconographique de l'art du film. En revenant sur Jean-Marie Straub, Michael Snow aussi bien que Rossellini ou Walsh, il réaffirme que l'invention du cinéma est une affaire d'auteur et d'artiste. Il affirme, plus fermement que dans son précédent livre, Le cinéma, un art moderne, une approche du cinéma selon des motifs figuraux (le ralenti, le sculpté, le figé...), tire un premier bilan de l'expérience de son exposition Hitchcock et l'art, et commente les tentatives contemporaines de sortir le cinéma de son site traditionnel, de la salle aux cimaises du musée.
Résumé : Jean Cocteau a décrit Henri Langlois comme "le dragon qui veille sur nos trésors". Cette personnalité majeure de la vie artistique du XXe siècle, fondateur de la Cinémathèque française en 1936, a passionnément voué sa vie à faire connaître et diffuser le cinéma du monde entier. Sa programmation, élevée au rang d'art et illustré par ses mythiques séances de projection, ses prises de position sans concession, ses liens avec les artistes de son temps, lui ont permis de montrer et de faire vivre, pour mieux le conserver, tout ce qui fait la richesse du cinéma, qu'il soit patrimoine ou art vivant. Ce livre s'attache à faire comprendre le personnage qui a vécu, à sa façon, une vie de bohème, grâce aux témoignages inédits de ceux qui l'ont connu, mais aussi le penseur, instigateur des cinémathèques du monde entier. Cette première monographie illustrée sur Henri Langlois est l'occasion d'analyser sa vision intuitive et audacieuse en un véritable "musée imaginaire" pour, en creux, dessiner une histoire du 7e art au XXe siècle.
Résumé : Michelangelo Antonioni est, aux côtés de ses compatriotes Visconti, Fellini et Pasolini, parmi les grandes figures du cinéma moderne. Si L'Awentura, L'Eclipse, Blow-Up, Zabriskie Point et Profession : reporter sont des titres célèbres connus du plus grand nombre, la vie et une grande partie de l'oeuvre du réalisateur demeurent auréolées de mystère. Aussi cet ouvrage propose-t-il, à travers les très riches archives conservées à Ferrare, sa ville natale, et présentées pour la première fois en France à la Cinémathèque française, de lever un coin du voile sur ce cinéaste souvent qualifié d'insaisissable : documents personnels et extraits de correspondance, carnets de repérage et photos de tournage, photogrammes et coupures de presse nous permettent ainsi de suivre le travail de création tout autant que l'intimité de l'homme. Plus encore, c'est par son incroyable picturalité que se révèle toute la modernité de son cinéma qui fait écho à des artistes tels De Chirico, Morandi, Pollock ou Rothko, et résonne dans toute la création contemporaine.
Les Cahiers du cinéma poursuivent la réédition des textes essentiels d'André Bazin. Après le succès d'"Orson Welles", c'est aujourd'hui "Charlie Chaplin" qui reparaît dans la "Petite bibliothèque". La première édition de ce livre paru en 1972, au moment où Chaplin lui-même décida de remettre en circulation la totalité de son oeuvre, alors que nombreux films étaient invisibles depuis longtemps. Bazin, disparu depuis 1958, c'est François Truffaut qui eut l'initiative de cette édition. Il demanda alors à Eric Rohmer de compléter l'ouvrage en écrivant sur le dernier film que réalisa Chaplin en 1967 : "La Comtesse de Hong Kong". (...) "L'oeuvre de Chaplin, Bazin la connaissait comme sa poche, on s'en rendra compte en lisant ce livre, mais je puis y ajouter le merveilleux souvenir d'innombrables séances de ciné-clubs où j'ai vu Bazin présenter à des ouvriers, des séminaristes ou des étudiants Le Pèlerin, Le Vagabond ou d'autres "trois bobines" qu'il connaissait par coeur et qu'il décrivait par avance sans que l'effet de surprise en fût altéré ; Bazin parlait de Chaplin mieux que personne, et sa dialectique vertigineuse ajoutait au plaisir. (...) De quoi est fait Charlot, pourquoi et comment a-t-il dominé et influencé cinquante ans de cinéma - au point qu'on le distingue nettement en surimpression derrière le Julien Carette de La Règle du jeu, comme on distingue Henri Verdoux derrière Archibal de la Cruz, et comme le petit barbier juif qui regarde brûler sa maison dans Le Dictateur revit vingt-six ans plus tard dans le vieux polonais de Au Feu les pompiers de Milos Forman ? Voilà ce que Bazin a su voir et faire voir". (...)
Résumé : Puisant dans des films célèbres et très divers, sélectionnés dans toute l'histoire du cinéma, classique ou récent, ce livre rend compte d'une histoire du scénario au cinéma et décèle les tendances actuelles des cinémas américain, français et asiatique. Ces scénarios sont des modèles actuels et vivants, réservoirs d'exemples dans leurs irrégularités et par les aléas de leur écriture. Le parti pris de cet ouvrage est qu'au fond, les histoires sont toujours les mêmes, ce dont se réjouit son auteur qui y voit le signe d'une solidarité de l'expérience humaine à travers l'espace et le temps. Ce qui est en revanche indéfiniment neuf, c'est l'art de la narration, l'art du conte, dont le scénario est une application particulière au cinéma. Cette narration repose sur des techniques utilisées dans tout scénario, des "trucs", des procédés très pratiques. Loin de les ériger en normes, l'auteur s'attache aussi à montrer comment il est possible de les retourner, les dévier ou les renouveler. Michel Chion inventorie les éléments constitutifs d'un scénario, les ressorts dramatiques, les procédés de construction et de narration, les fautes possibles..., qu'il est toujours permis de commettre. Les quatorze films de référence sont Le Testament du Docteur Mabuse, Le Port de l'angoisse, L'Intendant Sansho, L'Invasion des profanateurs de sépulture, A travers le miroir, Taxi Driver, Pauline à la plage, Thelma et Louise, Chute libre, Pulp Fiction, Un jour sans fin, In the Mood for Love, L'Emploi du temps et Uzak.
Cet ouvrage est une sélection des articles critiques les plus importants écrits par Eric Rohmer entre 1948 et 1979, dans des publications aussi différentes que Les Temps modernes, Arts, Combat, ou, principalement, les Cahiers du cinéma, dont il fut l'un des principaux critiques depuis sa création, et, entre 1957 et 1963, le rédacteur en chef.