Que reste-t-il de l'éducation classique ? Relire "le Marrou", histoire de l'éducation dans l'Antiqui
Pailler Jean-Marie ; Payen Pascal
PU MIDI
27,00 €
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EAN :9782858167647
L'Histoire de l'éducation dans l'Antiquité, qu'Henni-Irénée Marrou (1904-1977) publie en 1948 aux éditions du Seuil alors naissantes, est une ?uvre de science et d'engagement. ?uvre de science écrite par un historien spécialiste de saint Augustin qui livre là sa première grande synthèse, couvrant plus de treize siècles d'histoire, depuis Homère jusqu'aux " préludes à la renaissance carolingienne ". ?uvre lue et méditée, dans ses éditions successives, par nombre d'étudiants, d'enseignants, de femmes et d'hommes "de culture". ?uvre d'engagement aussi, car le livre ne peut être dissocié de son contexte d'élaboration et de maturation, pendant les années 1940-1945, lorsque Marrou, professeur à la Faculté des Lettres de Lyon, participe avec ses étudiants au mouvement de la Résistance. Le livre ici proposé a pour visée principale d'analyser ces deux dimensions de 1'Histoire de l'éducation dans l'Antiquité et leurs interférences. Les traditions éducatives de l'Antiquité classique, grecque et romaine, reconstituées avec érudition par l'historien Marrou, tiennent aussi lieu, pour l'homme engagé, de plus sûr rempart contre toutes les formes de barbarie, dont le présent, dans l'Italie et l'Allemagne des années 1920 et 1930 (Marrou vécut à Rome et à Naples à ce moment) lui offrent deux illustrations extrêmes. Chacune des relectures s'efforce donc de préciser comment Marrou aborde les thèmes propres à l'historien des sociétés anciennes en fonction de l'urgence du très contemporain. Puis leurs auteurs analysent ce que les renouvellements de la recherche, depuis plus de cinquante ans, ont apporté, infléchi, rectifié parfois, à partir des ressources croisées de la philologie et de l'histoire dans ses différentes approches : histoire culturelle, histoire de l'éducation, histoire littéraire, anthropologie historique...
Nombre de pages
388
Date de parution
09/12/2004
Poids
625g
Largeur
161mm
Plus d'informations
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EAN
9782858167647
Titre
Que reste-t-il de l'éducation classique ? Relire "le Marrou", histoire de l'éducation dans l'Antiqui
Auteur
Pailler Jean-Marie ; Payen Pascal
Editeur
PU MIDI
Largeur
161
Poids
625
Date de parution
20041209
Nombre de pages
388,00 €
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Ce livre s'en tient à l'Antiquité, mais à toute l'Antiquité, de l'époque mycénienne aux temps paléochrétiens. Tout en marquant les continuités, constantes et reprises qui jalonnent ce long parcours, il ne prétend pas reconstituer une histoire de Bacchus comme divinité, de son culte, mais en dégager les principales figures, et en évoquer les pouvoirs essentiels. On verra un témoignage étonnant de permanence ? mieux: de transmission dynamique ? dans la confrontation des Bacchantes d'Euripide et de l'affaire romaine et italienne des Bacchanales. Jean-Marie Pailler est professeur d'Histoire ancienne à l'Université Toulouse - Le Mirail et archéologue. Il est l'auteur de Bacchanalia.
Ce manuel est conçu pour servir aux étudiants de licence débutant en histoire ancienne, mais il pourrait être utile aux étudiants en lettres, pour les aider à replacer les textes qu'ils étudient dans leur contexte historique et politique. Après une première partie qui conte l'histoire de Rome au fil des siècles, une seconde partie, ayant d'abord traité des cadres géographiques et des sources historiques et archéologiques, est consacrée à des thèmes transversaux couvrant l'ensemble de cette longue Histoire : société, institutions, économie, citoyenneté, ville de Rome, provinces, langues et culture, religion... C'est dans cette seconde partie que seront présentés et commentés des dossiers, textes et documents de manière à fournir à l'étudiant, en même temps que des compléments d'information, des exemples du "savoir-faire" qu'il se doit d'acquérir. Parce qu'il doit être bref et concentré sur un objet unique, l'exposé sera donc, comme on dit, "romano-centré", à l'exception - significative - de la section consacrée à la Gaule romaine. Par exemple, les grands adversaires de Rome, Hannibal, Jugurtha, Mithridate ou les Parthes, n'y seront jamais considérés pour eux-mêmes, mais à partir du point de vue romain. Les documents, dans leur diversité, sont la source unique de nos connaissances : en en présentant bon nombre, dont certains commentés, un manuel comme celui-ci doit servir de préparation à une approche plus directe.
Bacchus, le Dionysos des Grecs, est le dieu antique qui parte le plus à notre imaginaire. Né de Zeus et d'une mortelle, tantôt proche ami des hommes, tantôt le pire ennemi de qui ne le reconnaît pas, il guide de par le monde son cortège dansant d'êtres humains et divins. Possédé et détenteur de la mania qui s'empare de ceux qui le suivent, il dispense des bienfaits ambivalents, et ses qualités l'ont fait passer à la postérité du monde antique. De Rabelais ou Ronsard à Nietzsche et à René Girard, du Titien à Picasso et au cinéma, sa survie multiforme fait de lui un dieu toujours vivant, et pas seulement par la " dive bouteille ". Cette figure fascinante, offerte à tous en face à face, se présente ici à travers ses images, sa musique, ses parcours et apparitions sans trêve.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.
Dans un non-lieu et dans un temps suspendu, sont réunies toutes les femmes victimes de la violence des hommes : femmes riches et pauvres, cultivées ou analphabètes, jeunes et âgées, rebelles et soumises. Libérées par la mort de leur condition de victimes, elles nous racontent leurs histoires. On assiste à des drames provoqués par une société machiste, des traditions cruelles, des mentalités arriérées. A travers des témoignages/ fictions de plusieurs pays du monde (Inde, Italie, France, USA, Mexique...), toutes les conditions sociales et toutes les cultures sont mises en cause par la dramaturge. Il en résulte une anthologie de récits bizarrement pleins d'humour et d'ironie, où la tragédie du quotidien demande justice et où l'universalité des histoires pousse le lecteur-spectateur à réfléchir sur la véritable condition de la femme au XXIe siècleSerena dandini est auteure et animatrice télé. Très connue de par le caractère innovant et satyrique de ses émissions, elle a travaillé avec des artistes très populaires en Italie. En 1988, elle écrit et présente La tv delle ragazze (La télé des filles), une émission qui fera connaître au grand public de nombreuses comédiennes et artistes. Entre 2012 et 2013 elle met en scène son premier texte théâtral, Blessées à mort, inspiré par des faits divers de violence sur les femmes. Cette pièce est encore aujourd'hui en tournée en Italie et dans le monde. Texte engagé, militant, dur, il se fait porte-parole d'une situation malheureusement bien présente dans notre société, toutes ces histoires étant inspirées de faits réellement advenus.
Les grottes de la Renaissance sont des constructions artificielles évoquant par leur architecture et leur décoration les cavernes naturelles, en se référant aux nymphées de l'Antiquité. Elles ont été bâties à l'intérieur de grandes demeures ou dans des pavillons isolés au milieu des jardins, d'abord en Italie puis dans toute l'Europe du Nord à partir du milieu du xvie siècle. Commande royale ou princière, ces grottes rivalisent par leur richesse ornementale : sculptures, rocailles, coquillages, jeux d'eaux... Des recherches récentes ont permis de redécouvrir quelques-unes des plus importantes réalisations en Allemagne, au Luxembourg, en France et en Italie. Les travaux de restauration menés par des architectes, les fouilles archéologiques, les études historiques conduites dans de nombreux fonds d'archives renouvellent nos connaissances sur ce sujet.
Blond Stéphane ; Hilaire-Pérez Liliane ; Nègre Val
Ce livre est issu de journées d'étude qui ont renouvelé les approches sur l'histoire des ingénieurs à l'époque moderne en interrogeant les interfaces avec d'autres professions et le rôle des mobilités dans la mise en oeuvre de formes d'intelligence collective. L'enjeu est d'approfondir la thématique de la transmission, des intermédiations et des savoirs mixtes, un sujet majeur de l'historiographie récente. Les auteurs soulignent l'importance des hybridations de savoirs à l'épreuve du terrain, sur les chantiers, qu'il convient de considérer comme de véritables "trading zones" . Mais jusqu'à quel point la diversité des savoirs, des statuts, des langues permet-elle une mixité des savoirs ? Dans quelle mesure aussi l'hybridation des savoirs des élites techniciennes ne constitue-t-elle pas un mode de prédation des savoirs vernaculaires et communautaires ? Ce sont autant de questions auxquelles les auteurs s'efforcent de répondre.