Ozyasar Murat ; Demirel Selçuk ; Cavaillès Sylvain
KONTR
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EAN :9782491221065
Les villes et leurs écrivains... Après La Forme d'une ville de Gracq, Les Villes invisibles de Calvino, Pamuk et son Istanbul, Tanpinar et ses Cinq villes ou encore Mungan et Les Djinns de l'argent, c'est au tour de Murat Özyasar d'écrire celle qui l'a vu grandir, Diyarbakir, en évoquant ses dimensions culturelles, politiques, mais aussi le rapport tout personnel qu'il entretient avec elle. De " Vivre à Diyarbakir " à " Meryem Ana ", ces textes apportent ainsi de précieuses clés à qui veut mieux saisir l'univers de Murat Özyasar ou ce qui fait la particularité de sa langue littéraire. Parfois héroïne malmenée de l'histoire républicaine, parfois décor de scènes contemporaines dramatiques, Diyarbakir apparaît ici, grâce à l'écriture à l'humour teinté de deuil dont le lecteur de Rire noir est familier, sous de multiples visages, proche et insaisissable, meurtrie et incroyablement vivante.
Nombre de pages
115
Date de parution
07/09/2021
Poids
210g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782491221065
Titre
Certifié conforme. Histoires de Diyarbakir
Auteur
Ozyasar Murat ; Demirel Selçuk ; Cavaillès Sylvain
Editeur
KONTR
Largeur
145
Poids
210
Date de parution
20210907
Nombre de pages
115,00 €
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Les nouvelles de Murat Özyasar nous entraînent dans un espace jusqu'à récemment peu défriché de la littérature turque, le Sud-Est de la Turquie, et plus particulièrement la ville de Diyarbakir. Menés par une écriture vive, rythmée, tour à tour drôle et poignante et qui se fait l'écho de problématiques de la région, ses personnages nous conduisent à travers cette cité qui fut jadis "Amed la Noire" en vertu du basalte à la base de son architecture et qui subit encore aujourd'hui les conséquences d'une guerre plus que trentenaire. Loin du pathos où d'autres tomberaient facilement Ozyasar raconte, à travers ses personnages ets a langue hybride (un turc "contaminé par le kurde"), le Diyarbakir d'aujourd'hui, un territoire qui, malgré le deuil impossible des tragédies passées, reste animé, envers et contre tout, par une formidable pulsion de vie.
Dans ce monde où l'on ne se reconnaît plus, les histoires d'Ozyasar sont autant de pas qui nous rapprochent du miroir." Hakan Günday * Les douze nouvelles d'Éclipses de miroir ont, à leur parution en 2008, installé d'emblée leur auteur sur la scène littéraire de Turquie. Dès la nouvelle titre, ÖzyaÅ?ar accueille le lecteur dans son univers si particulier, très marqué géographiquement et culturellement (la Turquie et ses régions kurdes) mais qui touche à l'universalité grâce à la précision des observations sur lesquelles personnages et histoires sont construits. Échafaudées sur des reflets et des abîmes, ces histoires de miroirs et de puits nous font osciller entre tragique et absurde, balancer de l'angoisse au rire et, emmenées par un style vif et rythmé, elles nous guident sur une vaste palette d'émotions et de caractères, dressant autant de portraits saisissants de notre terrible condition humaine. Ceux qui ont lu Rire noir et Certifié conforme, histoires de Diyarbak?r reconnaîtront immédiatement cette langue si vive, si musicale que Murat ÖzyaÅ?ar s'est forgée en descendant aux sources hybridées de son identité. * DANS LA PRESSE (à propos de Certifié conforme) « Remarquablement traduite par Sylvain Cavaillès, cette claudication linguistique donne une saveur rare à ces Histoires de Diyarbakir, la ville où la guerre, non contente d'avoir brisé les vies, aura aussi changé le sens des mots. » Le Monde « Ce petit livre réussit à brosser, dans sa finesse et son collage ethnique, l'histoire et la géographie des opprimés du Sud-Est, une population conspuée et dévalorisée. Certifié conforme est un portrait de ville comme il en existe peu. » Le Monde Diplomatique * Originaire de Diyarbak?r, Murat ÖzyaÅ?ar (1979-) vit à Istanbul. Son écriture si particulière (où transparaît le dilemme linguistique des Kurdes de Turquie), l'honnêteté intellectuelle avec laquelle il aborde les thèmes les moins consensuels et surtout l'humour par laquel il vient à bout de tout tragique en on fait, dès son premier livre en 2008, l'un des auteurs les plus singuliers du paysage littéraire de Turquie. Il travaille actuellement à son premier roman. Rire noir a reçu le prix Balkanika 2016 et Certifié conforme, Histoires de Diyarbak?r a été finaliste du prix Inalco Vo/Vf 2022 pour la traduction de Sylvain Cavaillès.
Mahmud et Yezida, c'est l'histoire d'amour impossible entre un Musulman et une Ézidie. Impossible car les Ézidis ne peuvent se marier en dehors de leur communauté et parce que les rapports entre Musulmans et Ézidis ont toujours été nourris d'inimitié. Comme si cela ne suffisait pas, l'amour des deux jeunes gens est contrarié par une querelle de terres. Pour accéder à un terrain fertile située au-delà du village de leurs ennemis, les hommes de Havvas Agha vont profiter d'une croyance ézidie pour assiéger le village entier afin de s'approprier les terres qu'ils convoitent. Mais lorsque Mahmud est abattu en essayant de la rejoindre, Yezida s'enferme dans un cercle qu'elle dessine elle-même afin de s'y laisser mourir. Avec cette pièce de théâtre, qui a marqué l'histoire du théâtre turc contemporain, Murathan Mungan pose la première pierre d'une ?uvre monumentale qui continue de s'écrire aujourd'hui et qui a fait de lui l'un des écrivains fondamentaux de la Turquie contemporaine.
Mikasa est un pauvre corniaud vivant dans les rues d'Arkanya, bourgade imaginaire située à l'Est d'un pays non nommé. Rejeté par sa mère alors qu'il n'était qu'un chiot, il trouve refuge auprès d'une bande de chiens marginaux et tombe amoureux de la belle Melsa, mascotte du parti de ces "gens de l'Est" qui mènent contre l'Etat une drôle de guerre sur le point de basculer dans l'horreur. Kidnappé, au moment où il allait s'unir à son amante, par un tortionnaire de la contre-guérilla, Mikasa va devenir démineur et se retrouver affecté à une caserne dans ses montagnes d'origine. Témoin privilégié des atrocités de cette sale guerre d'hommes, pire démineur que le règne canin ait jamais connu, amoureux transi dont le nom de Melsa ne quitte jamais les lèvres, Mikasa raconte son histoire tragique aux chiens du refuge où il s'est retrouvé après un mystérieux accident qui l'a laissé aux portes de la mort, le privant de ses pattes arrière. Grâce à une narration à deux voix qui tient en haleine jusqu'au bout, Ouâf transmet la vérité de ce qui fut vécu dans le Kurdistan turc au cours des années 1990, une vérité qui éclaire les enjeux du conflit kurde en Turquie mais aussi les événements plus récents. Kemal Varol s'y révèle un romancier de premier plan sachant manier humour et engagement.
Née en 1974 au Kurdistan irakien, la poétesse Choman Hardi est aussi une enseignante-chercheuse travaillant sur la question des inégalités du point de vue de l'intersectionnalité. Elle a trouvé refuge au Royaume-Uni en 1993 où elle a étudié dans les universités d'Oxford, de Londres et du Kent. Son ouvrage post-doctoral, Gendered Experiences of Genocide : Anfal Survivors in Kurdistan-Iraq (Routledge, 2011), a été nommé "UK Core Title" par le Yankee Book Peddler. Depuis 2010, des poèmes de son premier recueil en anglais, Life for us (Bloodaxe, 2004) sont étudiés dans l'enseignement secondaire. Son second recueil, Considering the women (Bloodaxe, 2015), a été nominé par la Poetry Book Society et sélectionné pour le Forward Prize for Best Collection. Sa traduction de Butterfly Valley de Sherko Beka a reçu le prix PEN translation.
Istanbul, à l'orée des années 1980. Fatma Aliye vit seule avec sa mère et son grand-père sénile dans leur vieille demeure ottomane, ultime symbole de leur grandeur passée. La visite de sa soeur Talia vient raviver de vieilles rancoeurs et des douleurs encore tenaces, tandis que sourdent en arrière-plan les remous politiques annonciateurs du coup d'Etat du 12 septembre. Dans son hammam où s'organise la sociabilité homosexuelle stambouliote de l'époque, Madame vit elle aussi avec ses fantômes : le traumatisme des pogroms anti-grecs de 1955 et l'absence de son fils. E5ber, Reha et Suat Bey évoluent entre frigidarium et pierre ventrale, trouvant en Madame une figure de mère protectrice, échappant dans ce refuge aux menaces qui pèsent sur eux du fait de leur identité.