Sous les bombes. Nouvelle histoire de la guerre aérienne (1939-1945)
Overy Richard ; Weiss Séverine
FLAMMARION
35,00 €
Epuisé
EAN :9782081331310
Les chiffres sont ahurissants : au cours de la Seconde Guerre mondiale, 600 000 civils européens trouvèrent la mort lors des bombardements et plus d'un million d'autres furent grièvement blessés. Dans cette sombre comptabilité, la France, où l'on dénombre le plus fort tonnage de bombes larguées, occupe une place particulière. Des villes entières furent dévastées sous les bombes alliées, parfois même rasées à l'instar de Vire, Saint-Lô, Lisieux, Coutances mais aussi Royan ou encore Le Havre. La terre semblait en éruption, selon le mot d'un pilote de la RAF qui avait bombardé Caen... Puis le silence retomba durant des années. Le souvenir aussi était tabou. Tant de questions restaient en suspens, parmi lesquelles, la plus cruciale : fallait-il bombarder l'Europe ? Pour y répondre, l'historien Richard Overy a mené des recherches dans tous les pays des anciens belligérants. Dans un travail inédit et résolument neuf, il s'interroge sur les commandements militaires, les stratégies, les différents raids (le Blitz, Hambourg, Dresde, Monte Cassino). Si les bombardements, comme il le souligne, étaient soumis aux impératifs politiques (Churchill en était partisan) et militaires, ils ne furent jamais un moyen de gagner la guerre. L'historien raconte le quotidien terrifiant des aviateurs sous pression maximale, rappelle les grandes heures de la défense passive, l'héroïsme des civils face à la précision approximative des bombardiers. Pourtant les attaques meurtrières échouèrent à détruire l'économie ennemie, plus encore à déprimer les civils. Ce constat de l'échec se double de la question morale des frappes contre les populations. La destruction à l'aveugle, l'acharnement manifeste à tuer lors de certains bombardements sont au coeur de cette histoire que l'auteur a voulu, de bout en bout, très humaine.
4 août 1939: le destin du monde se joue. Hitler conçoit le projet d'envahir la Pologne et espère lesoutien de Staline. Les puissances de l'Ouest doivent l'en empêcher. Si elles ne le font pas, c'est laguerre. Voici le récit, bref et percutant, des derniers jours de paix de 1939, alors que les politiques et les opinions publiques redoutent une guerre dans laquelle ils craignent de voir disparaître la civilisation européenne. Comme le montre Richard Overy, l'issue n?était ni totalement prévisible ni totalement inéluctable. Moments d'hésitation et de confrontation, rôle des services secrets, c'est un scénario dramatique que reconstitue ici l'auteur, avec, au coeur du tableau, la Pologne, déterminée àaffronter l'ennemi allemand.
Adams Simon ; Overy Richard ; Merritt Ed ; Snow Pe
De la fin de la Première Guerre mondiale aux débuts de la guerre froide, de la défaite française de 1940 au Débarquement en passant par la guerre dans le Pacifique, Stalingrad, la libération des camps de concentration, et même les réseaux d'espionnage, cet ouvrage raconte grâce à près de 150 cartes, expliquées et commentées, l'histoire du conflit le plus meurtrier de tous les temps. La bataille d'Angleterre, Pearl Harbor, le ghetto de Varsovie, les guerres sous-marines et aériennes, l'engagement du Moyen-Orient... Chaque événement est replacé dans son théâtre d'opérations et l'évolution du conflit clairement représentée, sur tous les fronts et dans chaque camp. Différents niveaux d'informations, des photographies d'archives, des portraits des protagonistes vous guideront à travers tous ces moments clés et indispensables pour comprendre l'histoire de cette guerre qui a façonné le monde moderne.
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.