Nature et politique. Penser leur économie : liberté et justice
Oulahbib Lucien-Samir
L'HARMATTAN
21,50 €
Epuisé
EAN :9782296070356
Siffler la Marseillaise, mais évincer la notion de politique dans l'explication, revient à réduire tout désir de reconnaissance et d'appropriation à la seule cause sociale. De même, réduire toute institution à de l'enfermement et à du contrôle social, ou confondre soif d'acquérir et recherche de la prospérité, excitation et passion, tous ces faits, aussi disparates soient-ils, montrent s'il en est que la plupart des explications en sciences humaines reposent sur des a priori erronés quant aux besoins de la nature humaine en matière de politique, c'est-à-dire de ce besoin de liens forts entre liberté et justice, entre Polis et Politis, entre le politique et la politique ; liens forts qui ont toujours été au cœur même de la conception grecque et judéo-chrétienne de la Cité par le biais de la notion de serment d'où naît la confiance et sur laquelle s'est construit le Droit ; ce qui n'est pas contradictoire mais complémentaire avec la conception moderne de la démocratie politique visant à donner plus de souplesse aux termes de toute cette dialectique. Nous sommes des animaux politiques disait, on le sait, Aristote. Peut-être est-il encore temps de penser les rapports entre nature et politique d'une manière plus sereine et plus approfondie ? Comment ? Déjà en ne les opposant pas, ensuite en considérant que l'émancipation humaine ne suffit pas s'il n'est pas aussi question d'affinement constant. Ce qui implique de saisir celle-ci au-delà des factions et des conflits humains, trop humains, en pensant à nouveaux frais le serment qui scelle précisément le lien entre le et la politique : celui de dire " la " vérité, si l'on veut établir la confiance, et agir en fonction. Est-ce possible, souhaitable ? Voilà l'enjeu de ce livre qui approfondit sur ce thème les analyses amorcées dans Méthode d'évaluation du développement humain et dans La condition néomoderne (même collection).
Nombre de pages
212
Date de parution
28/11/2008
Poids
230g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782296070356
Titre
Nature et politique. Penser leur économie : liberté et justice
Auteur
Oulahbib Lucien-Samir
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
230
Date de parution
20081128
Nombre de pages
212,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
La Liberté démocratique est-elle la forme la plus universelle, aujourd'hui, du Politique ? Oui. En théorie. Et aussi en pratique. Puisque tous les pays, groupes et individus qui l'adoptent, s'en trouvent mieux. Même si ce dernier qualitatif est infiniment perfectible puisqu'il sera toujours question de lutter contre les excès de puissance et les tricheurs. C'est un fait. Banal ? Pas tant que cela. Puisque certains prétendent par exemple que l'état actuel de non développement de divers pays africains, nord africains, sud américains, orientaux, moyen-orientaux, serait le seul fruit de la colonisation alors que près de cinquante ans les en sépare désormais et qu'il n'est jamais pris en compte la responsabilité du régime politique adopté par la suite, régime qui, en réalité, s'avère avoir été la cause majeure, de la persistance du non développement... Or, un meilleur régime peut faire la différence articulant modernité et affinement au lieu de les opposer. Comment ? En articulant prospérité et justice pour toutes et tous. Car il n'y a pas d'opposition de principe entre liberté politique et liberté économique, à partir du moment où le politique joue son rôle non seulement d'arbitre mais aussi de leader, d'innovateur, de défenseur du qualitatif. C'est ce qui sera discuté, ici, sous le vocable de néomodernité.
Revenir à l'oeuvre de Pierre Janet veut précisément combler une demande qui ne semble pas trouver de réponses à des questions peu étudiées par la psychanalyse freudienne : par exemple ce qui déclenche un sentiment, sa signification pour la conscience qui s'en saisit, ce qui s'en déduit comme conduite à chaque instant, autant d'observations qui n'étaient guère étrangères à l'analyse de ce que Pierre Janet nommait la conduite sociale, autrement dit l'intrication entre morale et politique...
La démarche sociologique permet-elle à la criminologie française de se constituer en section universitaire indépendante du droit pénal, de la science politique et de la sociologie pénale ...
Des poncifs continuent d'être enseignés avec grandiloquence dans l'Université française (et les classes secondaires) comme par exemple le terme de "domination" rendu synonyme à celui de la liberté devenue par ce fait de plus en plus suspecte (surtout lorsqu'elle est économique, philosophique). Or, la liberté n'est autre que le fait de "dominer" son sujet ou son objet au sens de le maîtriser, d'y exceller, librement. Sans nécessairement écraser autrui. De même, un terme comme "la vérité" a été écarté au profit des "points de vue" alors qu'il s'agit bien, par exemple en justice, de "chercher la vérité" dans telle ou telle affaire. Le fait qu'elle se singularise ne veut donc pas signifier qu'elle ne soit qu'un point de vue imposé par une "domination" mais qu'il s'agit à chaque fois de cette vérité, là, et non d'une autre. Or, notre époque prétend se passer de cette précision, et de la confrontation enrichissante qu'elle apporte à chaque éclaircissement (comme le disait Malebranche) au profit d'une mise au vote en quelque sorte de ce qu'il en "est" du réel. Les valeurs ne sont plus que des normes qui elles-mêmes ne sont que des opinions, et dire le contraire est désormais considéré comme "phobique". Ce qui implique que le réel n'est plus du tout saisissable objectivement ; il s'efface au profit de sa reconstitution idéologique durcie en chemin qui ne mène nulle part c'est-à-dire le nihilisme qui bascule ensuite en son contraire : l'absolutisme ou l'ordre totalitaire du philosophiquement correct. Nous y sommes. Il est temps de s'en libérer.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...