Les mouvements migratoires, la mondialisation des flux économiques et l'internationalisation croissante du droit rendent désormais inéluctable l'ouverture à l'altérité juridique. Dans plusieurs régions du monde, la colonisation a en outre laissé en héritage une pluralité juridique plus ou moins assumée et organisée. La prise en compte de cette pluralité s'impose comme une revendication sociale et politique, et comme une condition de gouvernance démocratique. Les auteurs de cet ouvrage, magistrats et universitaires, se penchent sur le rôle du juge dans la gestion de la pluralité juridique dans l'espace francophone et mettent en évidence les obstacles rencontrés : persistance de la prétention étatique au monopole du droit, subordination des ordres juridiques autochtones dans les États postcoloniaux, inadaptation voire résistance de l'organisation judiciaire aux échanges entre systèmes juridiques et, enfin, difficulté pour les juges de faire une lecture pluraliste des droits de l'homme. Certaines voies de dialogue existent cependant là où le juge a pour mission spécifique d'appliquer un pluralisme normatif ouvert et tendant vers l'égalité des cultures. Cet ouvrage offre ainsi des clés pour comprendre le parcours parfois difficile de la justice dans les méandres de la diversité juridique et pour identifier les évolutions nécessaires afin que le juge devienne un acteur volontaire et performant de la rencontre des cultures juridiques. Ghislain Otis est professeur à l'université d'Ottawa, où il est aussi titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la diversité juridique et les peuples autochtones. Il dirige des équipes internationales de recherche travaillant sur les droits des peuples autochtones et sur l'interaction des cultures juridiques. Ont collaboré à cet ouvrage : Guillaume Adreani, Simona Cristea, Jean-François Gaudreault-DesBiens, Jean-Louis Gillet, Patricia Herdt, Fabrice Hourquebie, Randa Kfouri, Jacques Mayaba, Ghislain Otis.
Nombre de pages
228
Date de parution
03/05/2013
Poids
300g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782811108649
Auteur
Otis Ghislain
Editeur
KARTHALA
Largeur
135
Date de parution
20130503
Nombre de pages
228,00 €
Disponibilité
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Ghislain Otis est professeur à l'université d'Ottawa où il est aussi titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la diversité juridique et les peuples autochtones. 11 dirige des équipes internationales de recherche travaillant sur les droits des peuples autochtones et sur l'interaction des cultures juridiques. Ont collaboré à cet ouvrage: Hassan Abdelhamid, Séverine Bellina, Abdoullah Cissé, Chnstoph Eberhard, Ghislain Otis, Caroline ['lançon, Laurent Sermet.
Cet ouvrage collectif sur les systèmes juridiques autochtones et coutumiers est publié au moment où la connaissance de ces systèmes, restés jusqu'à aujourd'hui largement invisibles aux yeux de la majorité, est plus que jamais nécessaire à ceux qui réfléchissent aux voies d'une nouvelle relation entre autochtones et non-autochtones, qu'ils soient juristes, décideurs ou universitaires. La reconnaissance des traditions juridiques autochtones est en effet devenue un thème central dans la quête d'une "réconciliation" . Les auteurs analysent des données recueillies par des équipes impliquant le plus souvent des collaborateurs ou des partenaires autochtones. Ils expliquent et comparent les aspects fondamentaux de plusieurs ordres juridiques autochtones et coutumiers afin d'éclairer leur spécificité, mais aussi leur degré d'ouverture au dialogue avec les cultures juridiques occidentales. En plus de mieux faire comprendre les modes de production du droit chez les peuples autochtones, cette publication permet au lecteur de découvrir comment ces peuples abordent le droit de la famille, le règlement des conflits et le rapport au territoire.
Taillon Patrick ; Mathieu Bertrand ; Otis Ghislain
L'objectif de cette étude est de démontrer, à partir d'une analyse comparative axée principalement sur les droits canadien, français et suisse, l'existence du phénomène de rationalisation de l'expression référendaire et de mesurer son impact sur la nature et la portée de celle-ci. La rationalisation de l'expression référendaire désigne l'ensemble des procédés juridiques qui contribuent à limiter l'impact des choix formulés par le peuple dans le cadre d'un référendum. Cet encadrement juridique de la volonté qui s'exprime à travers le référendum est problématique en ce qu'il vise à créer les conditions permettant non pas tant de limiter le nombre de référendums, mais bien de " contourner " des résultats référendaires qui ne seraient pas conformes à des principes dits " fondamentaux " ou qui ne concorderaient tout simplement pas avec les politiques menées par les différents organes de l'État. Conséquence logique d'une série de principes fondamentaux qui caractérisent le constitutionnalisme libéral, la rationalisation de l'expression référendaire participe à une forme " d'érosion " de la " souveraineté dans l'État ". D'où la question centrale de cette étude, soit celle de savoir en quoi cette tendance à la rationalisation de l'expression référendaire modifie la nature et la portée de l'expression référendaire. Autrement dit, qu'est-ce qui subsiste de cette idée du référendum national comme manifestation de la volonté souveraine du peuple ...
Un Regard sur le Monde est un ouvrage Ascensionnel et Poétique : Un regard sur le monde Sur cette planète Jetée dans l'encre Mon regard dans ce miroir Déformé Parler du temps ! Sur ces quelques vers, débute le livre de Florent Otis, un auteur et chanteur rempli de réflexions profondes et d'humanité. Il façonne ses textes de façon poétique et spirituelle, souvent percutant et parfois visionnaire, il témoigne de notre présent et imagine le futur avec clairvoyance.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.