Retour aux "Brazzavilles noires". Hommage à Georges Balandier
Ossebi Henri ; Tchicaya-Oboa Régine ; Goyendzi Rao
L'HARMATTAN
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EAN :9782343191539
A Brazzaville, la nature prodigue une telle magnificence quelle détourne d'abord l'attention de ce que les colonisateurs ont bâti là, une ville blanche largement étalée, flanquée de deux villes noires construites à chacune de ses extrémités... J'eus très Mt la certitude que les villes noires n'étaient pas des périphéries à tenir en oubli, des agglomérations qui enfermaient en leurs limites une population de déracinés à utiliser et à cantonner selon la règle de chacun à sa place. J'y voyais au contraire un nouveau monde social en devenir, un milieu créatif où s'expérimentaient des relations inédites, où se manifestait la confrontation conflictuelle du traditionnel et du moderne." (Conjugaisons, 1997). Ainsi s'exprimait, à propos de Poto-Poto et Bacongo, les deux "Brazzavilles noires" qu'il arpente en 1948, Georges Balandier, l'un des anthropologues et sociologues africanistes de langue française les plus connus aujourd'hui. Auteur notamment de Afrique ambigüe (1957), Anthropologie Politique (1967), Sens et Puissance (1971), Le Pouvoir sur scènes (1980), Le détour : pouvoir et modernité (1985), et surtout de la Sociologie des Brazzavilles noires (1955) ainsi que de la célèbre Sociologie actuelle de l'Afrique noire (1955), dans laquelle il a livré, entre autres, sa lecture critique de la "situation coloniale". Trois ans après sa disparition, ce "retour" aux sources congolaises de ses travaux rassemble, ici, les contributions présentées lors du colloque qui lui a été dédié, à Brazzaville en 2018, par des universitaires locaux et par leurs collègues venus d'ailleurs. Une manière d'appropriation individuelle et collective de l'empreinte intellectuelle, toujours présente, de cet inoubliable "élève de l'Afrique", comme il aimait le dire.
Nombre de pages
191
Date de parution
06/12/2019
Poids
252g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343191539
Titre
Retour aux "Brazzavilles noires". Hommage à Georges Balandier
Auteur
Ossebi Henri ; Tchicaya-Oboa Régine ; Goyendzi Rao
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
252
Date de parution
20191206
Nombre de pages
191,00 €
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Ossebi Henri ; Tchicaya-Oboa Régine ; Goyendzi Rao
Ainsi s'exprimait, à propos de Poto-Poto et Bacongo, les deux "Brazzavilles noires" qu'il arpente en 1948, Georges Balandier, l'un des anthropologues et sociologues africanistes de langue française les plus connus aujourd'hui. Auteur notamment de Afrique ambi-güe (1957), Anthropologie Politique (1967), Sens et Puissance (1971), Le Pouvoir sur scènes (1980), Le détour : pouvoir et modernité (1985), et surtout de la Sociologie des Brazzavilles noires (1955) ainsi que de la célèbre Sociologie actuelle de l'Afrique noire (1955), dans laquelle il a livré, entre autres, sa lecture critique de la "situation coloniale". Trois ans après sa disparition, ce "retour" aux sources congolaises de ses travaux rassemble, ici, les contributions présentées lors du colloque qui lui a été dédié, à Brazzaville en 2018, par des universitaires locaux et par leurs collègues venus d'ailleurs. Une manière d'appropriation individuelle et collective de l'empreinte intellectuelle, toujours présente, de cet inoubliable "élève de l'Afrique", comme il aimait le dire.
La République du Congo, comme la plupart des pays d'Afrique, est confrontée aux problèmes d'éthique et de gouvernance de ses institutions. Cet ouvrage permet de questionner la réalité des faits au sein de l'université Marien Ngouabi. Il est apparu que les enseignants de l'université restent des acteurs du développement social non négligeables car ils forment les hauts cadres du pays. Toutefois, certains d'entre eux mettent en place des pratiques déshonorantes comme la corruption, le droit de cuissage, le harcèlement sexuel, le tribalisme, etc. Finalement, l'objectif de ce livre est de dévoiler les drames et d'interpeller les différents acteurs pour une pratique irréprochable de l'éthique et de la gouvernance.
Opimbat Léon Alfred ; Aka-Evy Jean-Luc ; Ossebi He
Le livre de Léon-Alfred Opimbat est une bonne porte d'entrée dans l'histoire récente de la gestion des sports et de l'éducation physique au Congo, avec pour essence les questionnements et les esquisses de réponse à donner pour la reconquête et la quête de la performance. Il est sa part de vérité sur les heurts et malheurs, mais aussi sur les frémissements positifs observés lorsqu'il a été à la tête du ministère en charge des Sports et de l'Education physique pendant six ans (2011-2017). Il ouvre aussi la porte à la poursuite des réflexions nécessaires et utiles au développement du sport en République du Congo. En quatorze chapitres, soit quatorze "matchs" palpitants, ardus, gagnés ou perdus, nuls ou reportés, Léon-Alfred Opimbat s'adonne à coeur joie et à coeur perdu, dépité et enjoué à la fois, à peindre (et à dépeindre) les ombres et les lumières des défis qu'il s'emploie à tenter de relever dans le cadre de la mission de service public qui lui a été prescrite. Quelle extraordinaire escapade !
Dans ce témoignage puissant, Diane Osseyi relate comment elle a transformé son handicap en force grâce à sa foi. Née avec une fente labio-palatine, elle a dû affronter le jugement et la stigmatisation. Ce parcours jonché d'obstacles l'a poussée à sortir de l'ombre pour prouver que rien n'est impossible avec le soutien de Dieu. Plus qu'un récit personnel, ce livre est un message d'espoir pour ceux qui se sentent limités par un handicap : plus aucune excuse, osez réaliser vos rêves !
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...