
La mer ne baigne pas Naples
Le néoréalisme italien traduisait les anachronismes et les paradoxes d'un pays en gestation, chloroformé par vingt années de dictature, et soudain réveillé par les horreurs de la guerre. Telle est l'optique dans laquelle se situe La mer ne baigne pas Naples. Paru en 1953, ce livre révélait la personnalité marquante d'un nouvel auteur. Or, à près de quarante années de distance, et aussi bien comme document sur Naples que comme témoignage littéraire, il n'a rien perdu de sa force et de son originalité. Deux nouvelles et trois "reportages" composent le recueil. Le naturalisme des deux nouvelles prélude, tel le trompe-l'oeil d'un rideau de scène, aux descriptions goyesques de L'or de Forcella et de La ville involontaire, ainsi qu'à la visite du royaume des morts que constitue Le silence de la raison. Dans ce dernier texte, l'évocation des intellectuels napolitains, dont l'auteur partagea la jeunesse et les enthousiasmes à la fin de la guerre, se mêle au déchirement des illusions perdues et à la lucidité implacable du jugement. Et peu importe si le lecteur français ne connaît guère les écrivains en cause : ici, c'est le regard d'Anna Maria Ortese qui compte et qui envoûte, c'est la ferveur d'une intelligence et l'authenticité d'une vision.
| Nombre de pages | 208 |
|---|---|
| Date de parution | 11/06/2020 |
| Poids | 256g |
| Largeur | 140mm |
| EAN | 9782072873188 |
|---|---|
| Titre | La mer ne baigne pas Naples |
| Auteur | Ortese Anna Maria ; Bonalumi Louis |
| Editeur | GALLIMARD |
| Largeur | 140 |
| Poids | 256 |
| Date de parution | 20200611 |
| Nombre de pages | 208,00 € |
| Disponibilité | Epuisé |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Corps céleste
Ortese Anna-MariaEcrire, c'est chercher le calme, et parfois le trouver. C'est revenir à la maison. La même chose que lire. Celui qui écrit ou lit réellement, c'est-à-dire rien que pour soi, celui-là revient à la maison ; il va bien. Celui qui n'écrit ou ne lit jamais, ou seulement à la commande - pour des raisons pratiques -, est toujours hors de chez lui, même s'il a plusieurs chez-soi. C'est un pauvre, qui rend la vie encore plus pauvre. A. M. O.EpuiséVOIR PRODUIT13,80 € -

Le silence de Milan
Ortese Anna-MariaLeur anxiété, leur regard fixe, leurs lèvres serrées, cette immobilité intérieure et cet étonnement de qui croit courir, mais qui est seulement entraîné par quelque chose qui est en dehors de lui, et qui est la seule chose à courir, sur un rythme démesuré, et cependant sans bruit ni souffle qui en trahiraient la présence, vous donneront pendant un instant l'exacte perception de ce qu'est la réalité de notre temps : rétrécissement progressif de la personnalité, automatisme, fin de la parole.EpuiséVOIR PRODUIT17,30 € -

Le chapeau à plumes
Ortese Anna-MariaOn se mit à danser. Moi je ne sais pas, aussi refusai-je toutes les invitations ; mais El Quinto, ayant passé un manteau de velours bleu de Mme Burton, que Roy avait mis en premier, et hors duquel sa si belle figure émergeait comme celle d'un gentilhomme anglais du XIVe siècle, et ayant coiffé un grand chapeau à plumes blanches, lui aussi à Mme Dora, il m'entraîna dans le couloir, et durant quelques minutes, silencieusement, il dansa avec moi serrée contre son c'ur. La timidité, l'excitation, la joie, me firent plusieurs fois trébucher sur son manteau. " Bettina est une jeune fille italienne qui vit à Milan dans les années 50. Elle se destine à l'écriture. Gilliat est un jeune journaliste communiste qui travaille au journal du Parti. Ils se rencontrent et s'éprennent l'un de l'autre. Bettina est un être tout d'émotions, qui a pour Gilliat une véritable vénération, car en lui se conjuguent la beauté physique et le romantisme révolutionnaire. Avec lucidité et un peu d'autodérision, Bettina tient la chronique des sursauts du sentiment jusqu'à la rupture, longtemps retardée mais inéluctable. Roman d'un certain désarroi de la jeunesse devant un monde privé d'espoir, Le Chapeau à plumes d'Anna Maria Ortese ne peut manquer d'avoir des résonances actuelles.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER15,25 € -

La douleur du chardonneret
Ortese Anna Maria ; Bonalumi LouisSur la fin du siècle des Lumières, un prince, un sculpteur, un riche négociant, jeunes tous trois, quittent Liège pour le royaume ensoleillé de Naples. Ils vont à Naples voir certain fameux gantier, dont les trois filles... et nous voilà partis dans un labyrinthe où la fiction est si insolemment fictive qu'elle transforme le lecteur lui-même en trompe-l'oeil. Dans ce jeu de miroirs, force nous est de suivre, en guise de fil d'Ariane, le chant à la fois douloureux, moqueur, vengeur et dérisoire d'un chardonneret apparemment victime de fillettes cruelles ou reflet de notre conscience malheureuse. On retrouve ici les thèmes chers à l'auteur de L'iguane : la pitié pour les êtres dépourvus de parole ; la présence permanente du mystère, du temps, de l'enfance oubliée. Un roman insolite, grave sous une apparence de sourire.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER13,00 €
Du même éditeur
-

Comme un flambeau, dans ces ténèbres noires. Anthologie poétique 1961-1995
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier JeanL'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.En stockCOMMANDER11,40 € -

Au fond des années passées
Grondahl Jens Christian ; Gnaedig AlainCe n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER21,00 € -

Les Mystères de Paris
Sue Eugène ; Lyon-Caen JudithIl y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.EpuiséVOIR PRODUIT32,00 € -

Oeuvres complètes. 2 volumes : Tome 2, 1845-1851 ; Tome 3, 1851-1862
Flaubert Gustave ; Gothot-Mersch ClaudineLe premier volume desEpuiséVOIR PRODUIT146,00 €
De la même catégorie
-

Dévorer le ciel
Giordano Paolo ; Bauer NathalieDix ans après La Solitude des nombres premiers, un adieu à la jeunesse dans un bouleversant roman d'amour et d'amitié.Chaque été, Teresa passe ses vacances chez sa grand-mère, dans les Pouilles. Une nuit, elle voit par la fenêtre de sa chambre trois garçons se baigner nus dans la piscine de la villa. Ils s'appellent Nicola, Bern et Tommaso, ce sont " ceux de la ferme " d'à côté, jeunes, purs et vibrants de désirs. Teresa l'ignore encore, mais cette rencontre va faire basculer sa vie en l'unissant à ces trois " frères " pour les vingt années à venir, entre amours et rivalités, aspirations et désillusions. Fascinée par Bern, personnage emblématique et tourmenté, viscéralement attaché à la terre somptueuse où il a grandi, elle n'hésitera pas, malgré l'opposition de sa famille, à épouser ses idéaux au sein d'une communauté fondée sur le respect de la nature et le refus du monde matérialiste, à l'image de la génération des années 90, tiraillée entre le besoin de transgression et le désir d'appartenance, mais entièrement tendue vers l'avenir, avide de tout, y compris du ciel.Traduit de l'italien par Nathalie BauerNé en 1982 à Turin, Paolo Giordano est docteur en physique théorique. À l'âge de 26 ans, avec son premier roman, La Solitude des nombres premiers, il est le plus jeune auteur à obtenir le prestigieux prix Strega : deux millions d'exemplaires vendus, une trentaine de traductions dans le monde. Il confirme ensuite son talent dans Le Corps humain et Les Humeurs insolubles.Nathalie Bauer a publié plusieurs romans et traduit plus de cent ouvrages italiens, dont des ?uvres de Mario Soldati, Primo Levi, Natalia Ginzburg, Marcello Fois et Michela Murgia.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER22,50 € -

Chaque fidélité
Missiroli Marco ; Castagné NathalieAvec lui elle avait senti que l'infidélité pouvait signifier fidélité vis-à-vis de soi-même. " Carlo et sa femme Margherita s'aiment mais commencent à douter de leur capacité à rester fidèles. Quand Carlo est pris sur le vif avec son étudiante Sofia, le couple vacille, et Margherita, très affectée, cède une fois à la tentation. De son côté, sa mère Anna, veuve depuis peu, se met aussi à douter de la loyauté de son mari. Dans ce chaos intime, Margherita se focalise sur un appartement hors de prix qui pourrait assurément sauver son couple. Neuf ans plus tard, ils y vivent, avec un enfant. Margherita a gardé sereinement en elle son secret, mais Carlo reste marqué par sa fidélité ratée. Lorsque Anna, leur grande alliée, se fragilise, les doutes refont surface et l'ombre de Sofia revien planer. Et si finalement s'aimer, c'était toujours douter ? Au coeur d'un Milan saisissant de réalisme, on arpente les rues comme les sentiments dans un roman subtil, tendre et piquant, et d'une désarmante authenticité sur l'amour, la dévotion et le désir. " Une plume puissante, délicate, exquise. " Corriere della Serra Né à Rimini, Marco Missiroli est un jeune romancier couronné par des prix littéraires et traduit dans le monde entier. Il a déjà publié deux romans en France : Le Génie de l'éléphant et Mes impudeurs (Rivages). Chaque fidélité, immense succès en Italie dès sa parution, est finaliste du prestigieux Prix Strega.EpuiséVOIR PRODUIT21,60 € -

Là où l'on n'a pas pied
Genovesi Fabio ; Bauer NathalieFabio a six ans, deux parents et une dizaine de grands-pères, des hommes impétueux et dangereusement excentriques. Seul enfant de la famille, il grandit sans camarades de jeux. Jusqu'à son premier jour d'école... Mais le plus inquiétant, c'est la terrible malédiction qui plane sur les Mancini : tous les hommes encore célibataires à quarante ans deviennent fous ; ce dont témoigne sa collection de grands-pères. De l'école primaire au collège, Fabio s'efforce de trouver un équilibre entre son monde intérieur, aussi riche et vaste que son imagination, et le monde extérieur, bridé par d'innombrables règles, dominé par la loi du plus fort. Durant cet apprentissage rocambolesque, émaillé de rencontres extraordinaires et semé de terribles obstacles, Fabio va découvrir sa vocation de conteur éperdument amoureux de la vie.EpuiséVOIR PRODUIT23,75 € -

Adieu fantômes
Terranova Nadia ; Lafore RomaneMessine est la ville natale d'Ida. Elle y revient aider sa mère à faire du tri dans l'appartement où elle a vécu toute son enfance et où commencent des travaux sur le toit-terrasse. Elle a trente-six ans, une vie à Rome, un mari, mais le passé a choisi ce moment pour ressurgir : vingt-trois ans après la disparition de son père, vingt-trois ans après ce matin où un homme rongé par la dépression a quitté le domicile familial sans rien laisser derrière lui, vingt-trois ans après que son corps s'est évaporé dans la nature, que son nom est devenu tabou, que son souvenir s'est mis à hanter les murs sous forme de taches d'humidité. Seule face aux fantômes de la maison, Ida devra trouver le moyen de rompre le sortilège pour qu'enfin son père puisse quitter la scène. Entre les souvenirs de jeunesse d'Ida et son récit d'adulte se tisse un roman d'une grande sensibilité, sombre et introspectif. Nadia Terranova, par la finesse de son observation des liens familiaux dans une maison frappée par le drame, fait apparaître le bonheur des choses simples.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER22,40 €
