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Place ouverte à Bordeaux
Orstavik Hanne ; Roman-Monnier Céline
NOIR BLANC
19,00 €
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EAN :9782882503312
Présentation de l'éditeur L'héroïne, mère d'une fille de seize ans, divorcée, est artiste plasticienne. Un matin, elle lit un article d'un critique d'art qu'elle ne connait pas, mais dont chaque mot la touche. Elle trouve son numéro de portable et, après vingt-quatre heures de tergiversations, lui envoie un texto pour lui dire qu'elle a aimé son article. Il lui répond un peu laconiquement. Et puis, finalement, lui envoie un autre message dans lequel il lui propose de se rencontrer. Elle part passer le week-end à Bergen. Ils dorment ensemble, sans se toucher. Il la raccompagne à l'aéroport et lui dit qu'il voudrait qu'ils deviennent des amoureux. Elle refuse en riant. Et, de fil en aiguille, ils le deviennent. Elle vient de s'ouvrir physiquement, elle n'a auparavant pas eu de place pour l'amour physique, la jouissance . Mais alors qu'elle découvre la communion physique et que cela devient important pour elle, Johannes la lui refuse. Leurs relations sexuelles sont sporadiques, sans engagement de la part de Johannes, qui se complait en revanche à lui raconter ses aventures avec d'autres, ses visites dans des clubs de strip-tease, ses séances d'échangisme. Ce roman est non seulement une réflexion sur le rapport dans le couple, mais une réflexion sur l'art. Nous sommes dans les méandres de la psychologie de la sexualité avec des spirales réflexives de la narratrice qui se révèlent fascinantes et envoûtantes. Ørstavik réussit vraiment à exprimer des sentiments complexes, profonds et rares par la magie de son style.
Pour oublier un homme toxique et manipulateur, Paula quitte la Norvège pour le sud de l'Espagne et Malaga. Elle loue une chambre avec vue sur la mer. Universitaire d'une quarantaine d'années, anthropologue et mère d'une petite fille restée en Scandinavie, elle commence une activité d'escorte. Le soir, Paula retrouve Vera, sa colocataire, une biologiste venue d'Equateur, mi-confidente et mi-chamane. C'est là, sur la terrasse et dans le noir, que les souvenirs remontent et que le désir s'éclaire. Peut-on aimer sans disparaître ?
A la suite d'une résidence artistique au Spitzberg (à 500 kilomètres à l'est du Groenland, dans l'archipel du Svalbard) mêlant auteurs Français et Norvégiens, Pierre Duba rencontre l'écrivain norvégienne Hanne Ørstavik. Hanne propose à Pierre le texte qu'elle écrit au cours de ce voyage. Libre à lui de créer les images qui l'accompagneront. L'écriture est directe, coupante. L'histoire nous plonge dans l'esprit d'une femme qui se souvient de son enfance, de la disparition de son père à la suite d'un accident dans une mine de charbon, de son absence, des événements qui l'ont amené à aller travailler là-bas, au Spitzberg.
Logn est biochimiste, spécialisée dans les cellules, les plus petits éléments du corps humain. Elle a 61 ans, s'est toujours sentie femme mais est née dans un corps d'homme. Longtemps elle a tenté de s'en accommoder, s'est parfois habillée en femme, a parfois couché avec des hommes, a été DJ dans un bar gay. Puis elle s'est mariée avec Sonja, a eu un fils, qui lui-même est devenu adulte. Et soudain c'est devenu intolérable, à se jeter dans l'océan pour ne plus jamais reparaître : elle ne veut pas, quand la mort la rattrapera, que son cercueil se referme sur un corps qui ne lui correspond pas. Divorce, traitement hormonal, et bientôt, elle l'espère, l'opération du bas. A son âge ? Sa famille l'a rejetée, ses soeurs refusent qu'elle porte le prénom de leur grand-mère Guðriður. Son seul soutien est son frère jumeau, Trausti, qui passe la voir tous les jours et l'appelle pour lui souhaiter bonne nuit. Il veille sur elle. Face au désarroi d'avoir perdu un frère, il ne peut prendre le risque de perdre aussi sa soeur. Avec délicatesse, une pudeur salvatrice et une poésie de chaque instant, DJ Bambi s'attache aux questions d'identité, aux marginalités et au temps qui passe, en une merveilleuse ode au genre féminin.