L'histoire de l'Affaire Dreyfus de 1894 à nos jours. Coffret 2 tomes
Oriol Philippe
BELLES LETTRES
95,00 €
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EAN :9782251444673
Dans l'importante bibliographie consacrée à l'affaire Dreyfus, peu nombreuses sont les histoires de l'événement. A côté de la grande synthèse de Jean-Denis Bredin, et les précis publiés au Livre de Poche (Cahm), à La Découverte (Duclert), chez Gallimard (Birnbaum), le Que-sais-je ? (Miquel), la seule véritable histoire de l'Affaire remonte à Joseph Reinach publié au début du XXe siècle et récemment réédité. Il est la référence "incontournable" mais une référence incomplète (nous avons appris beaucoup depuis 1908) et souvent discutable dans la mesure où, acteur de l'événement, Joseph Reinach prend parfois des partis pour le moins discutables ou que nous savons aujourd'hui contraires à la vérité historique. La grande histoire de l'Affaire reste donc encore à faire. Le projet d'une nouvelle Histoire de l'affaire Dreyfus se propose d'offrir une vision plus proche de ce que fut l'événement et de le dépasser pour en observer les échos et les représentations jusqu'à 2012. Pour cela, il repose sur un important travail de documentation : la lecture de tout ce qui a été édité pendant l'Affaire, après l'Affaire (et ce jusqu'à aujourd'hui), le dépouillement systématique de toute la presse publiée entre 1894 et 1908 puis de quelques périodes clés (l'Occupation, par exemple), les fonds des archives départementales et, surtout, des archives peu ou pas exploitées (papiers Joseph Reinach, famille Dreyfus, Salomon Reinach, Paul Meyer, Gaston Paris, Scheurer-Kestner, famille Dreyfus, Bernard Lazare, Zadoc Kahn, Arconati-Visconti, Havet, Barrès, Poincaré, Zola, Waldeck-Rousseau, etc.) ou inédites (papiers Billot, notes de Dreyfus pour ses procès, lettres de Zola à Labori, fonds Lipschutz, Desachy, Mathieu Dreyfus, souvenirs et mémoires de Jourdy, Krantz, Bard, papiers Forzinetti, Bertulus, du Paty de Clam, Demange, Ménard, Ribot, Dardenne, Grimaux, Caillaux).
Nombre de pages
2060
Date de parution
14/11/2014
Poids
2 556g
Largeur
163mm
Plus d'informations
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EAN
9782251444673
Titre
L'histoire de l'Affaire Dreyfus de 1894 à nos jours. Coffret 2 tomes
Auteur
Oriol Philippe
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
163
Poids
2556
Date de parution
20141114
Nombre de pages
2 060,00 €
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Jechan-Rictus, l'auteur des Soliloques du Panne, poèmes d'argot et de langue populaire, fut une célébrité de la toute fin du XIXe siècle et durant les premières années du XXe. Ami ou relation de l'essentiel des littérateurs de cette époque, il participa aux débuts du Théâtre libre, à la fondation du Mercure de France et à beaucoup d'autres petites revues des mouvances décadentes et symbolistes. Il fraya avec les anarchistes lors de la vague d'attentats de 1892-1894 et eut des liens amicaux passionnés avec quelques figures importantes : Saint-Pol-Roux, Léon Bloy, Laurent Tailhade, etc. Le présent ouvrage est la première véritable biographie du poète : une biographie sans concession qui montre l'itinéraire d'un écrivain prêt à tout pour percer, qui cultiva, en toute conscience, une image de "poète des pauvres" qu'il détestait. L'écriture fut toujours pour lui une source d'angoisse et une réelle épreuve. Il a laissé plusieurs chefs d'oeuvres.
Sur la base d'un siècle de recherches et de publications, mais surtout d'un travail de dépouillement systématique de la presse de l'époque et des fonds d'archives publics et privés, Philippe Oriol propose ici la première partie (1894-1897) d'une nouvelle histoire - la première depuis joseph Reinach au tout début du XXe siècle - qui éclaire le célèbre événement d'un jour nouveau. On y voit ainsi, précisément, comment fut fabriquée la culpabilité d'un innocent et quelle fut, bien au-delà de ce qu'on en savait, la responsabilité du général Mercier, ministre de la Guerre, de l'état-major, et de plusieurs militaires qui acceptèrent comme un ordre une culpabilité que rien ne prouvait. On y voit aussi quel rôle délétère et pernicieux fut celui d'une certaine presse qui influa sur les décisions en jouant sur la faiblesse des uns et la lâcheté des autres. Parallèlement apparaît dans toute sa force la haute figure du capitaine Dreyfus contre lequel, et pour mieux le perdre, on ne cessa de bafouer la loi, dans des proportions qui continuent aujourd'hui de nous stupéfier. Ce que fut le calvaire de Dreyfus, l'ignominie du régime particulier auquel il fut soumis, les humiliations et brimades qu'il dut subir, on le découvre ici et on s'étonne que tant de raffinement dans la haine ne soit pas venu à bout de lui. Biographie de l'auteur Philippe Oriol, enseignant et chercheur, est spécialiste de l'histoire des mouvements symbolistes et anarchistes, ainsi que de l'affaire Dreyfus. Il est nommant l'éditeur des carnets d'Alfred Dreyfus et l'auteur d'une biographie de Bernard Lazare, le premier des dreyfusards, publiée chez Stock en 2003.
Dans la mémoire collective, l'affaire Dreyfus est l'histoire d'une victime : Dreyfus, et d'un héros : Picquart. Picquart, le brave lieutenant-colonel, qui, découvrant l'erreur qui a fait condamner un innocent, met tout en oeuvre pour faire réparer l'injustice, jusqu'à la prison et au sacrifice de sa carrière. En 1906, après la victoire du droit, il est réintégré, nommé général, et bientôt ministre de la Guerre dans le cabinet présidé par Georges Clemenceau. Ce récit ne correspond pourtant pas à la vérité historique que ce livre, sur la base d'une nombreuse documentation inédite, rétablit. Le vrai Picquart, c'est un homme qui, s'il a tenté de faire réparer l'erreur judiciaire, l'a fait plus pour préserver l'armée que pour sauver un homme ; qui, dès le début des représailles, a fait marche arrière ; qui, pour assurer sa propre sauvegarde, a entravé l'action des partisans de l'innocent et ne s'est finalement lancé qu'à son corps défendant, sachant que son propre sort était scellé. Enfin, le " vrai " Picquart s'est acharné sur Dreyfus après sa grâce, faisant courir les plus injurieuses rumeurs, l'attaquant dans la presse avec des propos proches de ceux du camp adverse et, une fois ministre, a refusé de réparer la dernière injustice dont Dreyfus était victime. Comment cet antisémite obsessionnel est devenu un héros permet de comprendre la manière dont l'histoire de France peut se raconter des histoires, afin de se blanchir...
La feuille? Un placard subversif que rédigeait, à la toute fin du xtx` siècle, un homme qui s'était inventé le nom de plume de Zo d'Axa et qui fut en relation avec nombre d'écrivains et d'artistes majeurs, comme Fénéon ou Pissarro. Il ne fut pas une seconde plume, ce pamphlétaire, ce révolté qui fustigea à peu près toutes les arcanes de la Société, jetant ses vérités et ses sévérités avec une encre corrosive qui lui valut procès, exils et séjours en prison. En suivant son existence, riche en aventures, on découvre un homme au destin hors du commun, on sent surtout palpiter toute une époque, à travers le mouvement anarchiste qui, au temps de Ravachol et autres dynamiteurs, fit trembler une capitale traumatisée par des attentats à l'explosif. Mais pour Zo d'Axa, l'anarchie, c'était déjà une forme d'ordre. Par son refus de toute adhésion à ce qu'il ne lui plaisait pas de faire ou d'être, il a donné un sens nouveau aux mots liberté et indépendance.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3
Revue de presse Ouvrage remarquable par sa clarté et son esprit de synthèse. Amplement documenté, précis et son propos est élevé. --Le Figaro LittéraireCes six cents pages, denses mais vivantes, surprenantes parfois, qui poussent à la réflexion et où chacun aiguisera cette qualité dont les anciens se méfiaient souvent : la curiositas. --Le Figaro HistoireAu terme de quinze ans de travail, Michel de Jaeghere publie le fruit de sa réflexion dans un grand livre. --Le Figaro Magazine