
La feuille qui ne tremblait pas. Zo d'axa et l'anarchie
La feuille? Un placard subversif que rédigeait, à la toute fin du xtx` siècle, un homme qui s'était inventé le nom de plume de Zo d'Axa et qui fut en relation avec nombre d'écrivains et d'artistes majeurs, comme Fénéon ou Pissarro. Il ne fut pas une seconde plume, ce pamphlétaire, ce révolté qui fustigea à peu près toutes les arcanes de la Société, jetant ses vérités et ses sévérités avec une encre corrosive qui lui valut procès, exils et séjours en prison. En suivant son existence, riche en aventures, on découvre un homme au destin hors du commun, on sent surtout palpiter toute une époque, à travers le mouvement anarchiste qui, au temps de Ravachol et autres dynamiteurs, fit trembler une capitale traumatisée par des attentats à l'explosif. Mais pour Zo d'Axa, l'anarchie, c'était déjà une forme d'ordre. Par son refus de toute adhésion à ce qu'il ne lui plaisait pas de faire ou d'être, il a donné un sens nouveau aux mots liberté et indépendance.
| Nombre de pages | 313 |
|---|---|
| Date de parution | 19/04/2013 |
| Poids | 460g |
| Largeur | 154mm |
| EAN | 9782081300378 |
|---|---|
| Titre | La feuille qui ne tremblait pas. Zo d'axa et l'anarchie |
| Auteur | Lefrère Jean-Jacques ; Oriol Philippe |
| Editeur | FLAMMARION |
| Largeur | 154 |
| Poids | 460 |
| Date de parution | 20130419 |
| Nombre de pages | 313,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Isidore Ducasse. Auteur des Chants de Maldoror, par le comte de Lautréamont
Lefrère Jean-JacquesIsidore Ducasse (Montevideo, 1846 - Paris, 1870), qui a signé ses Chants de Maldoror du pseudonyme de " comte de Lautréamont ", est longtemps resté un personnage singulier, presque énigmatique, qui aurait été jeté son livre à la face du siècle avant de disparaître. Faute de la connaître, on inventa longtemps sa biographie. Il faut dire que tous les ingrédients d'une légende ou d'un mythe étaient au rendez-vous : la naissance dans un pays lointain, l'enfance dans un Uruguay en proie à la guerre civile, l'adolescence dans des lycées-cachots de Bigorre et du Béarn, l'existence solitaire à Paris et la mort précoce à vingt-quatre ans, de cause inconnue, dans une capitale prise sous le siège de 1870. L'?uvre ? Déconcertante dans sa forme, déroutante par son lyrisme, puissante par sa sorte de modernité permanente. Encore aujourd'hui, Isidore Ducasse passe pour l'écrivain du dix-neuvième siècle sur lequel on a le moins de renseignements, et les points obscurs de sa biographie son propices à une atmosphère de rumeur et de mystère. Les Surréalistes craignaient - ou feignaient de craindre - que la connaissance biographique sur le poète nuise à la puissance d'impact de son ?uvre. C'était un raisonnement faux : ce que l'on a pu découvrir sur la vie de Ducasse enrichit au contraire l'?uvre, lui ajoutant chaque fois une nouvelle facette. Après le livre de François Caradec, paru en 1970, qui fut d'un apport considérable, le présent ouvrage, richement illustré, bénéficie des acquis les plus récents de la recherche biographique sur cet écrivain dont on commence à dire qu'il pourrait bien être le poète français du XXIe siècle, comme Rimbaud a été celui du XXe siècle.EpuiséVOIR PRODUIT34,45 € -

Les saisons littéraires de Rodolphe Darzens...
Lefrère Jean-JacquesRodolphe Darzens, né à Moscou en 1865 et mort à Paris en 1938, eut une existence pittoresque, picaresque même.Poète symboliste lié avec tout le milieu littéraire de son époque, il fut secrétaire d'André Antoine au Théâtre Libre, fondateur de revues à la vie brève, journaliste sportif, inventeur de la carotte ferrugineuse, lutteur masqué aux Folies-Bergère, revendeur de bicyclettes d'occasion, directeur de théâtre, coureur automobile, spadassin des lettres (on lui connaît une dizaine de duels), traducteur d'Ibsen et de Strinberg, moniteur de boxe du jeune Michel Simon, librettiste pour Cléo de Mérode, etc.S'il est tombé aujourd'hui dans un oubli que l'on est tenté de qualifier de parfait, il est l'une de ces figures secondaires, qui n'en sont pas moins, sous l'invocation de Larbaud, le tissu même de la littérature.L'oeuvre de Rodolphe Darzens est morte, mais ce poète symboliste aux dons limités a eu un jour un coup de foudre pour la poésie d'Arthur Rimbaud. Profondément impressionné par cette oeuvre, à une époque où Rimbaud était pratiquement inconnu, Darzens entreprit une enquête pour retrouver les poèmes éparpillés jadis par l'homme aux semelles de vent "avant son abandon de la littérature. Le premier, il mena des recherches pour reconstituer la vie de ce poète dont on ne savait pratiquement rien. L'étude qu'il rédigea sur Rimbaud, qu'il ne put publier par suite d'une opposition de la famille du poète, est restée inédite. Elle est reproduite intégralement dans le présent volume avec de nombreux documents, dont le fac-similé jusqu'alors inconnu de plusieurs lettres de Rimbaud.Jean-Jacques Lefrère a rédigé chez Fayard une biographie de l'auteur franco-uruguayen le moins" biographiable "qui soit, Isidore Ducasse, qui a signé ses Chants de Maldoror du pseudonyme de" comte de Lautréamont "."EpuiséVOIR PRODUIT43,40 € -

Arthur Rimbaud
Lefrère Jean-JacquesCe n'est certes pas la première biographie sur Rimbaud - et l'auteur espère bien que ce ne sera pas la dernière. Pourtant, par la minutie de l'investigation, la richesse des documents allégués, son souci extrême de vérification, le travail de Jean-Jacques Lefrère paraît condamner les biographes à venir à de bien maigres chicanes. Toutes les pistes n'ont peut-être pas été explorées, mais elles donnent l'impression d'avoir toutes été balisées. A un point tel, qu'on aurait pu redouter que l'auteur ne se perde dans mille détails indigestes. Or il n'en est rien ! Cette somme invraisemblable, si pointilleuse dans son expertise, se dévore comme un récit d'aventure. On ne peut qu'être frappé d'ailleurs par le sens du récit ainsi déployé. Le livre se lit dans un seul mouvement, vous tient en haleine page après page, tandis qu'émerge lentement la présence d'un Rimbaud miraculeusement familier. Mais d'une familiarité inattendue. C'est que, par le recoupement systématique des sources, l'auteur s'est employé à tordre le cou à nos vieux préjugés sur le poète. Et là n'est pas le moindre de ses apports. C'est par exemple le schème des trois années de génie et puis rien, qui vole en éclat pour laisser apparaître la cohérence sensible de tous les moments de la vie de Rimbaud. Ou encore cette césure par trop commode pour l'interprétation littéraire, entre les poèmes en vers et les poèmes en prose. Du coup, ce certain accord entre la vie et la forme poétique rimbaldiennes se clarifient, sans qu'il soit besoin de renoncer à leur inquiétante autorité. --Joël Jégouzo--EpuiséVOIR PRODUIT55,55 € -

Jules Laforgue
Lefrère Jean-JacquesCette biographie - la première consacrée à Jules Laforgue en France - retrace son enfance uruguayenne, sa scolarité dans un lycée bigourdan, son installation à Paris et, avatar étonnant, pour ce jeune homme timide et réservé, son séjour à la cour de l'impératrice d'Allemagne en qualité de lecteur de français, une décennie à peine après la guerre franco-prussienne. Cinq années durant, Laforgue occupa cette fonction auprès d'une Souveraine qu'il suivit, dans toutes ses villégiatures: Berlin, Bade, Coblence. etc. Mais la tentation d'un retour en France le taraudait. A Paris, ses Complaintes avaient trouvé leurs premiers admirateurs. Le poète rentra dans sa patrie et épousa une jeune Anglaise rencontrée à Berlin. Leur love story dura peu: une tuberculose pulmonaire les emporta l'un et l'autre à quelques mois d'intervalle, en 1887. Laforgue avait vingt-sept ans. Prosateur dans les Moralités légendaires, épistolier attachant et intimiste, poète, critique d'art, journaliste et mémorialiste. Laforgue bâtit une oeuvre éclectique qui attira l'attention d'un Fénéon et d'un Gourmont. En entreprenant cette recherche, l'auteur de cette biographie a eu accès à de nombreux documents inédits, conservés dans des archives familiales ou des collections privées. Biographie de l'auteur Jean-Jacques Lefrère est l'auteur des biographies de Lautréamont et de Rimbaud parues toutes deux chez Fayard.EpuiséVOIR PRODUIT39,85 €
Du même éditeur
De la même catégorie
-

La Belle Epoque et son héritage
Bourrelier Paul-HenriCet ouvrage présente une suite de quinze récits, qui illustrent les parcours d'une génération - la plupart nés entre 1860 et 1875 - fréquentant la Revue Blanche (1891-1903). Cette génération s'est révélée au tournant du XXe siècle, jusqu'à la Grande guerre, parfois bien au-delà. Elle manifeste l'originalité et l'intensité de la "Belle Epoque" en trois domaines : l'organisation de la paix face à la mondialisation ; l'exercice de la justice dans le respect de son indépendance, bafouée dans l'affaire Dreyfus ; une littérature et des arts engagés dans des voies d'une audace sans précédent. Au fil de ces récits, on rencontre, entre autres, Léon Blum, alors écrivain, militant - comme Péguy - aux côtés de Jaurès ; Félix Fénéon, anarchiste, "celui qui silence" (selon Jarry) ; Jules Renard, socialiste et dreyfusard véhément ; Pierre Bonnard metteur en images des épopées d'Ubu ; Thadée Natanson complice d'Octave Mirbeau ; enfin Misia, "reine de Paris", provocatrice et inspiratrice de grands créateurs, écrivains, peintres, musiciens, chorégraphes et stylistes.Sur commande en 6-10 joursCOMMANDER24,99 € -

La Commune de 1871. 6e édition
Rougerie JacquesLa Commune, objet " chaud ", a longtemps divisé les historiens. Elle a eu sa légende noire, sitôt après l'événement, celle de la révolte sauvage des " barbares et bandits ". Elle a eu aussi sa légende rouge : toutes les révolutions et les insurrections socialistes du XXe siècle se sont dites filles de l'insurrection parisienne de 1871. Cette légende a pu se révéler redoutablement déformante mais, à présent, une histoire apaisée de la Commune de Paris est devenue possible. Replacée dans l'ensemble plus large d'une France provinciale, l'événement – ces soixante-treize journées de la révolution parisienne achevées dans une répression sanglante – n'en devient pas pour autant un objet froid.EpuiséVOIR PRODUIT9,00 € -

La République imaginée (1870-1914)
Duclert Vincent ; Rousso HenryLa France de 1870 à 1914 entame un temps de la politique qui se confond largement avec la République. Après une première décennie marquée par la guerre étrangère et intérieure, la domination des monarchistes et des combats pour la liberté, celle-ci s'affirme comme une possibilité de démocratiser le pouvoir et la société. La dynamique politique qui s'instaure à partir de 1878 dans la jeune IIIe République ne se limite pas en effet à la vie des institutions, à la pratique gouvernementale ou à l'exercice du suffrage. Des questions nouvelles sont posées aux Français qui s'en emparent et imaginent leur République. Les ambiguïtés des républicains n'en demeurent pas moins fortes comme le montre la tentation de répression des mouvements sociaux, des avant-gardes intellectuelles ou des luttes civiques. Les oppositions nationalistes et même antisémites, restent elles aussi toujours vives et menacent à plusieurs reprises, comme durant la crise boulangiste et pendant l'affaire Dreyfus, ce processus fondamental de démocratisation qui irrigue une société, un pays, des univers, et que restituent discours, articles et ?uvres d'art. La République imaginée raconte et explique ce moment politique de la France qui, par sa richesse, sa profondeur et sa complexité, constitue un volet essentiel de la France contemporaine et de sa modernité sociale autant que culturelle. Bornée pourtant à l'origine par la guerre de 1870 et la Commune et à la fin par le conflit européen déclenché en 1914, la France de 1870 à 1914 est parvenue à s'extraire de ces engrenages, inaugurant une "Belle Epoque" qu'avait préparée une riche "fin de siècle". L'ouverture au monde - que ne résumait pas une colonisation impériale et destructrice - l'expérience politique, les engagements démocratiques, les expériences sociales, la découverte des espaces et des temps fondent une histoire à écrire et décrire ici. Elle est constitutive du présent et de l'avenir.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER43,91 € -

Vive la Commune ! suivi de La Commune est proclamée et de La guerre civile en France (extraits)
Michel Louise ; Vallès Jules ; Marx KarlQuand, le 18 mars 1871, le peuple parisien s'insurge contre le gouvernement d'Adolphe Thiers et proclame la Commune, les cris de joie des ouvriers sont aussitôt relayés par le journaliste insurgé Jules Vallès. Dès le mois de mai, le soulèvement est écrasé dans un bain de sang et des milliers de communards sont conduits devant les tribunaux. Parmi eux, Louise Michel tient farouchement tête à ses accusateurs. Depuis Londres, Karl Marx soutient l'insurrection parisienne et, dans son adresse à l'Internationale ouvrière, La guerre civile en France, il tire les leçons de son échec. Des discours qui ont marqué l'Histoire, par des figures d'exception.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER3,90 €

