Orelli Giovanni ; Viredaz Christian ; Giottonini M
FLORIDES HELVET
8,00 €
Sur commande en 2-4 jours
EAN :9782940733354
Un village enneigé dans une vallée tessinoise isolée : tout près d'ici, et en même temps en dehors du temps. La nature maternelle est troublée par un crépitement à peine audible, qui pourrait tourner à l'effondrement, devenir apocalypse : c'est l'avalanche, suspendue à la montagne comme une malédiction. Il faudra quitter ces maisons, évacuer les lieux, partir ailleurs. Les habitants s'en vont, après avoir résisté le plus longtemps possible ; ils abandonnent le "bois sacré" , les vieux dans les cimetières, le superbe paysage alpestre rendu plus parfait encore par cette neige pourtant menaçante. Le narrateur aussi change d'horizon : il goûte à la ville et à ses saveurs, tout en cherchant à épancher la secrète obsession amoureuse née dans le silence du village, et à s'ouvrir à une nouvelle vie. Poète et romancier, Giovanni Orelli (1928-2016) est l'auteur d'une oeuvre majeure en langue italienne et en dialecte tessinois, consacrée en 2012 par le Grand Prix Schiller. L'année de l'avalanche (1965, prix Charles-Veillon) est considéré comme un des textes qui a fait entrer la production littéraire du Tessin dans la modernité.
Nombre de pages
132
Date de parution
22/09/2022
Poids
126g
Largeur
115mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782940733354
Titre
L'année de l'avalanche
Auteur
Orelli Giovanni ; Viredaz Christian ; Giottonini M
Editeur
FLORIDES HELVET
Largeur
115
Poids
126
Date de parution
20220922
Nombre de pages
132,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Quelques lettres de l'alphabet tracées sur une page de journal, la National Zeitung de Bâle, composent un tableau de Klee (Alphabet I). Partiellement effacé, sous la peinture de Klee, on lit le compte-rendu de la finale de la Coupe suisse de football de 1938. Le O de Klee mutile, ou cache à demi un nom, celui de Walacek, joueur suisse d'origine russe qui, cette année-là, prit une part décisive à la victoire de l'équipe nationale suisse sur l'équipe austro-allemande de Hitler, à Paris. A partir de ce rapprochement, une mémoire inventive tisse la trame d'événements historiques et fictifs, décisifs et anodins. Le lecteur est invité à un voyage narratif placé sous le signe du jeu et de la fantaisie, mais aussi d'une méditation plus dense. Des personnages imaginaires dialoguent avec des figures historiques, de Bertrand Russell à Klee lui-même, de l'avant-centre autrichien Sindelar à Hitler ; de même, les diverses langues s'associent-elles, quand l'Arioste donne la réplique à un paysan, quand des citations, des échos de Homère, de Pindare ou de Dante transforment la vie d'un homme en exemple de mémoire. Le goût pour les thèmes apparemment frivoles qui se resserrent soudains pour se développer en réflexions profondes apparaît aussi comme un hommage à Schopenhauer, sorte de miroir au pessimisme cosmique (et microcosmique) de l'auteur ; l'ombre du mal de l'histoire (le nazisme, 1938, veille de la guerre) s'étend sur les destins individuels. Seuls demeurent, non contaminés, le geste d'un artiste, l'?uvre d'un poète, le jeu inspiré d'un champion du ballon rond. Et les rêves aussi, les rêves de l'oublié Walacek qui peut-être, et par-dessus tout, recueillent par éclairs le rythme étrange et mystérieux de la vie.
Le Moléson est dans le titre d'une de mes nouvelles, une espèce de souvenir. C'est une montagne du canton de Fribourg. Mes parents avaient décidé que je n'aurais pas à être paysan, qu'il fallait que je continue à étudier et que j'apprenne un peu de français. Pour cette raison, ils m'ont envoyé dans un collège de prêtres au pied du Moléson. " Giovanni Orelli Dans ces nouvelles qui passent du récit au conte ou à la fable, on retrouve les thèmes chers à l'auteur : l'école, le monde paysan, les animaux (domestiques et sauvages), l'inquiétude des mères dont les fils ont émigré, les amours de jeunesse (rêvées plus que consommées), la vieillisse, la vie et la mort. Si Giovanni Orelli les a publiées à 86 ans, sa verve insoumise n'en est pas moins accentuée. Une imagination débordante, soutenue par une ironie pleine de vie et jamais résignée, ne fait de concessions à rien ni à personne. Corollaire presque rabelaisien de cette veine, un enchevêtrement des langues et des langages ? italien standard, dialecte tessinois, citations latines, citations grecques, etc. ? qui est à son apogée dans la septième nouvelle, où l'instituteur d'un village isolé des Alpes d'adonne à des expérimentations poétiques dignes de l'Oulipo. Ces jeux côtoient une culture catholique omniprésente au même titre que les références à la culture classique, païenne. Un mélange irrésistible, porté par un regard critique et érudit qui ne fait jamais défaut.
Les Eléments d'un songe se présentent comme une suite de variations dont le thème initial est emprunté à L'Homme sans qualités de Robert Musil. A la suite de cet écrivain, grand rêveur en quête d'états parfaits à même de faire oublier la laideur de la vie et l'horreur de la mort, mystique sans Dieu, passionné de la nature, Jaccottet - qui l'a traduit - cherche à son tour les solutions qui permettent de vivre, suivant un élan poétique et philosophique tout à la fois. L'itinéraire que l'auteur parcourt frappe par la noblesse de ses vues et par l'honnêteté foncière de sa démarche, dont l'extrême exigence dépasse le pessimisme pour exprimer une ambition trop haute peut-être, mais qui ne désespère pas de s'accomplir. Cette édition est accompagnée d'une préface de Jean-Marc Sourdillon, écrivain, professeur et traducteur, qui a collaboré à l'édition des Ouvres de Philippe Jaccottet dans la "? Bibliothèque de la Pléiade ? " aux Editions Gallimard en 2014. Poète, essayiste et critique littéraire suisse, Philippe Jaccottet (1925-2021) a vécu en France depuis les années 1950 ? ; il est considéré comme l'un des plus grands poètes de langue française du XXe siècle. Célèbre également pour ses nombreuses traductions d'oeuvres étrangères (Rilke, Thomas Mann, Musil, Góngora, Homère), il a été distingué par de nombreux prix tout au long de sa vie. Avec René Char et Saint-John Perse, il est un des rares poètes dont l'oeuvre a été publiée de son vivant dans la "? Bibliothèque de la Pléiade ? " .