Les rendez-vous des savoirs. Littérature, philosophie et diplomatie à la Renaissance
Ordine Nuccio
KLINCKSIECK
30,00 €
Epuisé
EAN :9782252032640
Autour d'un lieu, d'un genre littraire, d'un symbole et d'un thme se donnent ici rendez-vous divers savoirs la Renaissance. L'ambassade de France Venise, au temps de Franois Ier, n'est pas seulement un centre d'espionnage et d'intrigues, mais aussi un atelier de philologie et un point de ralliement pour les crivains et les artistes. Le dialogue n'est pas exclusivement un modle narratif au service de la Cour ; il permet aussi d'exprimer avec audace une nouvelle vision du monde. Quant l'ne, cible traditionnelle de la satire, il participe aussi du Silne, en qui le srieux prime le comique. Le rire, enfin, ne parcourt pas moins la philosophie et la mdecine que la littrature et la potique. Dans les huit essais qui composent cet ouvrage, les distinctions s'effacent entres hommes de lettres, philosophes, mdecins, diplomates et artistes.
Nombre de pages
222
Date de parution
01/01/2000
Poids
408g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782252032640
Titre
Les rendez-vous des savoirs. Littérature, philosophie et diplomatie à la Renaissance
Auteur
Ordine Nuccio
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
160
Poids
408
Date de parution
20000101
Nombre de pages
222,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Du Chandelier (1582) aux Fureurs héroïques (1585), Giordano Bruno a étroitement noué philosophie, littérature et peinture. La série des sept ?uvres qu'il a rédigées en italien s'ouvre par une comédie dont le protagoniste est un peintre-philosophe ; elle se clôt avec un dialogue où un philosophe-peintre dessine et commente des. images. Philosopher et peindre, c'est d'abord partir de l'ombre, pour tenter désespérément d'en franchir le seuil : en témoignent tant le mythe platonicien et néoplatonicien de la Caverne que le mythe des origines de la peinture, cher à Pline et à Quintilien, à Alberti et à Vasari. Essentiel à la Renaissance, le thème de l'ombre sert ici de fil conducteur à une analyse claire et rigoureuse - complétée par un riche dossier iconographique - des textes italiens de Bruno. En retraçant ; leur genèse et leur développement, Nuccio Ordine fait apparaître la profonde unité qui relie la pièce parisienne aux six dialogues londoniens. Autant d'?uvres régies par un programme précis et organique : dans le Chandelier, qui joue à cet égard le rôle d'une véritable ouverture, se font déjà entendre les thèmes qu'orchestreront les six mouvements suivants de la " nouvelle philosophie ". Bruno écrit, à la lumière de l'infini, les rapports que l'homme entretient avec l'univers, avec la connaissance, avec la société ; et sur le plan littéraire, il montre que l'infinitude de l'univers abolit la hiérarchie des genres et des styles. Comédie et dialogue fusionnent, tandis que le comique se mêle au sérieux et le rire aux larmes. En osant tirer toutes les conséquences de sa cosmologie, en conférant aussi des sens imprévus aux images et aux mythes (tels ceux d'Actéon et de Narcisse), Bruno s'est montré profondément novateur ; ses audaces devaient lui coûter la vie.
Il n?est pas vrai, pas même en temps de crise, que seul ce qui est source de profit soit utile. Il existe dans les démocraties marchandes des savoirs réputés " inutiles " qui se révèlent en réalité d?une extraordinaire utilité. Nuccio Ordine, universitaire italien spécialiste de la Renaissance, met sa culture au service de la défense des humanités. Dans cet ardent pamphlet, il attire notre attention sur l?utilité de l?inutile et sur l?inutilité de l?utile. A travers les réflexions de grands philosophes (Platon, Aristote, Tchouang-Tseu, Pic de la Mirandole, Montaigne, Bruno, Kant, Tocqueville, Newman, Heidegger) et de grands écrivains (Ovide, Dante, Pétrarque, Boccace, L?Arioste, Cervantès, Lessing, Dickens, Okatura Kakuzô, Garcia Marquez, Ionesco, Calvino), il montre comment l?obsession de posséder et le culte de l?utilité finissent par dessécher l?esprit, en mettant en péril les écoles et les universités, l?art et la créativité, ainsi que certaines valeurs fondamentales telles que la dignitas hominis, l?amour et la vérité.
Biographie de l'auteur Nuccio Ordine, professeur de théorie de la littérature à, l'Université de Calabre, est un spécialiste de la Renaissance et de Bruno, à qui il a précédemment consacré deux ouvrages : Le Seuil de l'ombre (2003) et Le Mystère de l'âne (1993).
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.