Longtemps relégués au second plan des analyses constitutionnelles, les partis politiques sont devenus des acteurs centraux du pluralisme et des piliers de l'Etat de droit. Leur constitutionnalisation a contribué à encadrer et moderniser la vie politique, faisant d'eux un élément structurant du droit constitutionnel contemporain. En République démocratique du Congo, cependant, les partis souffrent de faiblesses structurelles profondes. Incapables de répondre aux attentes collectives, ils servent trop souvent d'instruments de promotion personnelle et de conquête de prébendes, au détriment de l'intérêt général et de la consolidation institutionnelle. Cet ouvrage propose une analyse rigoureuse du système partisan congolais. Il en examine les ressorts, les fragilités et les dérives, tout en mettant en lumière les implications juridiques et institutionnelles qui en découlent. Au-delà du diagnostic, l'étude plaide pour une réforme ambitieuse fondée sur la rationalisation du multipartisme, afin de contribuer à l'émergence d'un droit constitutionnel des partis adapté aux exigences contemporaines de gouvernance, de stabilité et de démocratie. Cet ouvrage servira de référence pour les parlementaires, les juristes, les politologues, décideurs publics et tous ceux qui s'intéressent à l'avenir institutionnel et démocratique de la République démocratique du Congo.
Oniemba Mundala franklin ; Makiesse Mwana wa nzamb
L'eau douce constitue un enjeu majeur dans la conception du monde actuel. Au départ un problème environnemental, mais avec des incidences politiques, l'eau devient un problème d'humanité et de survie des États. Dans le même ordre, l'eau douce du Bassin du Congo constitue une matière première stratégique, qui requiert plus que jamais une bonne planification à long terme, laquelle permettrait à la RD Congo de nouer avec les pays qui sont dans le besoin, une coopération stratégique mutuellement avantageuse. Pour les pays africains désireux de se ravitailler en vue de garantir la vie de leurs populations, cette eau reste sans conteste, un facteur d'intégration régionale. Voilà pourquoi, l'auteur invite les décideurs politiques congolais à formuler des politiques et des stratégies efficientes dans le domaine de l'eau douce afin de prévenir toute éventualité, compte tenu de son caractère géopolitique important en tant que ressource naturelle rare et inégalement répartie. L'une de ces stratégies est celle que l'ouvrage propose, à savoir la diplomatie de robinet.
Cet ouvrage propose une vue d'ensemble approfondie de l'art moderne et contemporain nigérian de 1900 à nos jours, à travers les oeuvres de plus d'une centaine d'artistes. Artists of Nigeria analyse l'influence des différents systèmes artistiques (musées, institutions culturelles, salons artistiques, galeries, internet) et des différentes cultures sur l'évolution de l'art moderne et contemporain nigérian depuis une centaine d'années. Réunissant des chronologies, des notes biographiques et une magnifique iconographie en couleur, ce livre retrace le développement de l'art moderne au Nigeria et analyse les oeuvres des grands artistes et mouvements artistiques nigérians dans le pays et en dehors. Il présente un panorama de la variété et de la vitalité des artistes du Nigeria, et il leur donne une visibilité qui leur est souvent refusée dans les publications traitant des arts au niveau mondial. La plupart d'entre eux ont étudié en Europe ou en Amérique : c'est le cas de Benedict Enwonwu, diplômé de l'Ashmolean College and Slade School of Fine Arts à Oxford, ou de Chike Aniakor, titulaire d'un doctorat d'histoire de l'art de l'Université de l'Indiana. D'autres exposent dans des musées et des galeries, comme Uche Okeke (à la Sherman Gallery de l'Université de Boston) ou Sunday Jack Akpan (au Musée d'art contemporain de Lyon, en France). Le plus important est Olowere : ses oeuvres très originales sont exposées au British Museum à Londres, au Detroit Institute of Arts et à la Smithsonian Institution à Washington. Onyema Offoedu-Okeke est un artiste et un historien de l'art qui s'intéresse à l'art contemporain de l'Afrique en général et du Nigeria en particulier. Il a contribué à plusieurs catalogues et pris part à des expositions d'art, et notamment Africa Passage: Six Artists from Nigeria dont il a été le commissaire pour l'Air Gallery à Londres en 2003. Il a représenté le Nigeria à Artiade ? Olympiade des beaux-arts à l'occasion des Jeux olympiques d'Athènes en 2004, et à l'exposition d'art (sponsorisée par Winsor & Newton) qui, sous le titre Our World in the Year 2000, a tourné au siège des Nations Unies à New York, au World Trade Centre à Stockholm et aux Mall Galleries à Londres.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...
Cet ouvrage analyse l'action du gouvernement provincial du Lualaba sous le leadership transformationnel de madame la gouverneure Fifi Masuka Saini, illustrant comment une gouvernance féminine visionnaire peut transformer les institutions, stimuler le développement socioéconomique et renforcer le rayonnement international d'un territoire minier. Fondée sur des enquêtes de terrain, entretiens avec acteurs institutionnels et populations locales, et une revue de littérature en sociologie politique, l'étude détaille les stratégies déployées en éducation, santé, infrastructures, eau, électricité, et attractivité des investissements. Elle examine aussi les attentes sociales envers le leadership provincial : inclusivité, transparence, responsabilité. Sur le plan scientifique, l'ouvrage enrichit les débats sur le leadership transformationnel en Afrique, l'autonomisation politique des femmes et les liens entre gouvernance, développement territorial et diplomatie locale - un outil précieux pour les acteurs miniers et économiques.