
Esthétique du pôle Nord. Stèles hyperboréennes
La pierre. La nuit. Le jour. Le froid. L'immensité. L'animal. Tout dans le pôle Nord de Michel Onfray porte à la spiritualité. Son écriture a le lyrisme d'un poète amoureux : pas toujours facile à suivre mais tellement passionné, absolu, vivant et pur, comme la nature de cette Terre de Baffin. Entre ethnologie, philosophie, spiritualité et poésie, le voyage qu'il nous propose, illustré par les magnifiques photos d'Alain Szczuczynski, va au-delà des cartes postales de banquise et d'ours blanc, quand le corps devient glace, quand le rapport à la souffrance se démarque de tous les standards occidentaux... Voici une ode à la nature ("Sous l'apparente indolence minérale se dissimule l'histoire de l'humanité") et au peuple Inuit "pur épicurien" qui boit, mange et dort quand le besoin s'en fait sentir. Peuple ancestral à la tradition orale et qui se heurte au modernisme forcené de l'Occident où les nouveaux repères s'appellent téléphone portable et antenne parabolique. Peuple "mangeur de viande crue" qui fait la fine bouche devant le foie gras landais et déguste le phoque cru devant des Occidentaux curieux mais hésitants. Cet ouvrage est la preuve que le choc des cultures, dans le respect de chacun, ne peut apporter que le meilleur pour l'être humain : un supplément d'âme. Comme la magie de cette rencontre entre Pauloosie, le chaman de 74 ans et Gaston, le père de Michel Onfray, l'ancien ouvrier agricole, avec qui se développe, au-delà des mots et de l'origine de chacun, une communication qui dépasse le palpable. Une autre conscience vient alors se mettre en place dans notre rapport au monde souvent tronqué par des rêves en carton-pâte. Michel Onfray en profite pour réveiller nos mémoires d'Occidentaux habitués aux voyages aveuglément organisés et tire une sonnette d'alarme. Oui, ces terres vont mal : les abus que subit la nature (comme l'explosion d'un bombardier américain qui s'écrasa près de la base nucléaire de de Thulé) et qui la transforment en dépotoir géant jonché de déchets mortifères. Oui, le peuple inuit est menacé par la sédentarité obligatoire, l'alcool, la surconsommation forcenée du "non naturel, non nécessaire". Tout du modèle américain et rien du modèle tribal. En fin de voyage, on retrouve certaines pages de l'ouvrage de Michel Onfray Le Désir d'être un volcan. Ces lignes étaient consacrées à son enfance en Normandie et surtout à son père, pudique à l'extrême, qui frôla la mort et qui rêvait d'aller au Pôle Nord. "Aujourd'hui, il a la solidité d'un beau vieil homme à qui je ne sais toujours pas comment il faut dire mon amour". Cette Esthétique du Pôle Nord est une très belle déclaration d'amour. D'un fils envers son père. D'un homme envers les siens. Du même auteur, lire également : L'Anti-manuel de philosophie, Physiologie de Georges Palante, Théorie du corps amoureux. --Marine Segalen
| Nombre de pages | 186 |
|---|---|
| Date de parution | 16/01/2002 |
| Poids | 209g |
| Largeur | 130mm |
| EAN | 9782246629412 |
|---|---|
| Titre | Esthétique du pôle Nord. Stèles hyperboréennes |
| Auteur | Onfray Michel |
| Editeur | GRASSET |
| Largeur | 130 |
| Poids | 209 |
| Date de parution | 20020116 |
| Nombre de pages | 186,00 € |
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