Culture et émergence d'une nation. Pour une approche humaniste du développement au Cameroun
Omgba Richard Laurent
L'HARMATTAN
32,50 €
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EAN :9782343105383
Cet ouvrage propose un ensemble de réflexions qui concernent l'avenir du Cameroun et de l'Afrique d'une manière générale. Le lecteur attentif verra bien que ces orientations se situent dans le prolongement de celles proposées par le gouvernement camerounais et dont les résultats se trouvent condensés dans Le Document de stratégie pour la croissance et l'emploi, que l'on peut considérer comme le manifeste du processus d'émergence en cours. Elles ne sont pas seulement un prolongement, elles sont aussi une critique de l'existant, parce qu'il ne me semble pas qu'on ait déjà fait le tour de la question. Même si elles n'apportaient rien de neuf, je serais consolé qu'elles constituent néanmoins une interpellation, afin d'éviter certains dérapages. La tendance de nos jours est à l'euphorie et à l'enthousiasme face à toutes les promesses qui nous sont faites par les économistes et les spécialistes de la science politique. Un tel enthousiasme est-il justifié au regard des écueils qui se dressent sur notre route et des atavismes de notre société ? Il y a donc à comprendre que l'objectif de la réflexion que je mène ici n'est ni de magnifier aveuglement le projet gouvernemental, ni d'en montrer l'absurdité, mais de procéder à une évaluation sans complaisance de nos choix, de nos engagements et de nos ambitions, dans le but de conforter cette promesse d'avenir.
Nombre de pages
292
Date de parution
28/10/2016
Poids
465g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343105383
Titre
Culture et émergence d'une nation. Pour une approche humaniste du développement au Cameroun
Auteur
Omgba Richard Laurent
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
465
Date de parution
20161028
Nombre de pages
292,00 €
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Comment donc sortir du ghetto imagologique colonial ? Comment déjouer les pièges de l'afro-pessimisme ? Certainement par un réinvestissement mythique. De ce point de vue, la littérature et les sciences humaines ont un rôle important à jouer. En même temps qu'elles doivent démystifier l'imaginaire colonial, elles ont le devoir de créer de nouvelles symboliques porteuses d'espoir.
Quel intérêt y aurait-il, pour des Africains, à célébrer la mémoire d'Aimé Césaire, l'Antillais, le député français d'outre-mer ? Autant ils étaient subjugués par la poésie révolutionnaire de l'auteur de Cahier d'un retour au pays natal, autant ils semblaient déçus par l'homme politique qui n'a pas su réaliser dans la pratique la prophétie inscrite dans ses écrits. Ce malentendu entre le culte que l'on voue à Aimé Césaire en Afrique pour ses idées et le dépit qu'il inspire pour ses actions ne pouvait nous laisser indifférent alors que l'heure était venue de faire le point sur la contribution de cet écrivain à la construction de la société de notre temps. Nous avons voulu le dissiper en réunissant les spécialistes et les amateurs de son oeuvre, d'où l'idée d'organiser le colloque international qui s'est tenu à l'université de Yaoundé-I du 8 au 10 juin 2010. A la faveur des échanges, il est apparu clairement qu'aucun Africain, à l'exception peut-être de Cheikh Anta Diop, n'a autant fait pour l'Afrique au plan des idées que le poète Aimé Césaire. L'Afrique, c'est la métaphore obsédante de la création littéraire de Césaire ; c'est le fantasme persistant à la lumière duquel il faut interpréter le reste. Quand Césaire parle des Nègres des Antilles, il entrevoit ceux de l'Afrique ; quand il évoque ceux de l'Amérique, il a en esprit ceux de l'Afrique.
Il est indéniable qu'après les deux grandes guerres qui ont traumatisé l'humanité dans la première moitié du XXe siècle, les hommes ont eu besoin de rêver d'un monde nouveau. Y avait-il mieux que la littérature pour traduire ce réveil douloureux et le désir subséquent de construire un autre monde ? Assurément pas. C'est pour cela qu'on a vu émerger, sur les ruines du réalisme, du naturalisme, qui continuaient à se focaliser sur le réel, une littérature fondée sur la quête de l'ailleurs, la recherche d'un idéal au-delà du réel.
Les écrivains camerounais de langue française viennent de remporter, pendant trois années successives (2014, 2015, 2016), le Grand prix littéraire de l'Afrique noire décerné par l'Association des écrivains de langue française (ADELF). En voyant ces trophées s'accumuler, on réalise qu'il est bien possible de parler d'un nouvel âge d'or de la littérature camerounaise. Celui-ci, qui survient près de trente ans après la belle époque de Mongo Beti, Ferdinand Oyono, Guillaume Oyono Mbia et d'autres, mérite l'attention de la critique pour que celle-ci puisse dévoiler son contexte d'émergence, ses propriétés thématiques et ses codes esthétiques.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...
Cet ouvrage analyse l'action du gouvernement provincial du Lualaba sous le leadership transformationnel de madame la gouverneure Fifi Masuka Saini, illustrant comment une gouvernance féminine visionnaire peut transformer les institutions, stimuler le développement socioéconomique et renforcer le rayonnement international d'un territoire minier. Fondée sur des enquêtes de terrain, entretiens avec acteurs institutionnels et populations locales, et une revue de littérature en sociologie politique, l'étude détaille les stratégies déployées en éducation, santé, infrastructures, eau, électricité, et attractivité des investissements. Elle examine aussi les attentes sociales envers le leadership provincial : inclusivité, transparence, responsabilité. Sur le plan scientifique, l'ouvrage enrichit les débats sur le leadership transformationnel en Afrique, l'autonomisation politique des femmes et les liens entre gouvernance, développement territorial et diplomatie locale - un outil précieux pour les acteurs miniers et économiques.