LA CONSTRUCTION SOCIALE DES MALADIES. Les entités nosologiques populaires en Afrique de l'Ouest
Olivier de Sardan Jean-Pierre ; Jaffret Yannick
PUF
19,27 €
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EAN :9782130502302
Pour la première fois, les représentations populaires d'un certain nombre de maladies en Afrique de l'Ouest, parmi les plus courantes, ont été étudiées de façon minutieuse et coordonnée, en s'intéressant aux processus sémiologiques, cognitifs et empiriques à l'?uvre. D'un côté les principales entités nosologiques " internes " présentes dans une douzaine de cultures (bambara, peule, hausa, songhay-zarma, etc.) sont décrites en détail : chacune est spécifique, mais à travers quelques logiques semblables de construction, on voit se dessiner un " air de famille " dans les interprétations culturelles des troubles d'un corps " crypté ". De l'autre côté, un panorama est proposé de quelques " maladies " regroupant des symptômes au contraire directement lisibles ou visibles (comme la " maladie de l'oiseau ") et dont les représentations sont fortement analogues dans les diverses cultures considérées. Cet ouvrage est issu d'un programme de recherche collectif commencé sept ans auparavant. Il repose sur des exigences méthodologiques partagées en termes de compétence linguistique (les auteurs parlent les langues locales) et de connaissance du milieu (tous ont fait de l'enquête de terrain prolongée). Mais aussi sur des choix théoriques communs ; le respect des variantes et des incohérences (et le refus des systématisations excessives), l'attention portée aux micro-changements (et le refus d'une ethnologie passéiste), un comparatisme de proximité (et le refus des survols superficiels). Enfin, quelques pistes interprétatives de portée plus générale sont esquissées, comme la notion de " module " pour exprimer les agencements des représentations populaires des maladies, ou celle de " dispositif " pour rendre compte des bases " objectives " qui influent sur leur construction.
Nombre de pages
374
Date de parution
15/10/1999
Poids
530g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782130502302
Auteur
Olivier de Sardan Jean-Pierre ; Jaffret Yannick
Editeur
PUF
Largeur
150
Date de parution
19991015
Nombre de pages
374,00 €
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Cet ouvrage tente de défricher un espace encore à peu près vierge: celui d'une réflexion systématique sur l'ancrage empirique des énoncés dans les sciences sociales qualitatives. Dans la mesure où toute enquête de terrain (sous forme d'insertion prolongée du chercheur) produit des données discursives et observationnelles, on doit s'interroger sur la nature du lien entre le "réel de référence" et ces données, comme sur le lien entre ces données et les énoncés interprétatifs et autres "théories" figurant dans le texte écrit final. Comment définir une "politique du terrain"? Que signifie comprendre ou exprimer "le point de vue des acteurs"? Sur quelles procédures repose l'observation? Quelles sont les conditions de la rigueur dans les approches qualitatives? Quel est leur régime de véridicité ou de plausibilité? Quelle place accorder à la subjectivité du chercheur? Peut-on minimiser les pièges de la sur-interprétation ou les biais des idéologies scientifiques? Ce livre s'adresse aux étudiants avancés, aux doctorants et aux chercheurs. Il propose, en termes accessibles et sans jargon, une réflexion de fond originale, solidement documentée et argumentée, appuyée sur quarante ans d'expérience de l'enquête de terrain. Biographie de l'auteur Jean-Pierre Olivier de Sardan est professeur (directeur d'études) à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, et directeur de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique (France). Il vit et travaille au Niger, où il est un des membres fondateurs du LASDEL, une structure de recherche en sciences sociales qui regroupe une vingtaine de chercheurs béninois et nigériens autour de l'étude empirique, par des méthodes qualitatives de type socio-anthropologique, des diverses formes de délivrance et de gestion des services et biens collectifs ou publics.
La mondialisation a pour conséquence un affaiblissement de la souveraineté des États-nations qui a ouvert la voie à une multiplication de sphères d'actions informelles, non légales voire illégales. En Afrique, l'« informalisation » des institutions se réalise sous la forme d'arrangements, de conventions, d'usages qui s'écartent des « normes officielles ». Ce sont ces processus de régulation informelle que cet ouvrage - le premier en français sur les « normes pratiques » - explore en profondeur.
Après la vague post-moderniste des années 1980, qui a systématiquement déprécié, pour cause de positivisme, le registre descriptif, on assiste aujourd'hui à un " retour à la description " qui traduit sans doute lui aussi une réaction aux excès de la " sociologie d'entretien " et du " tout discursif ". Attentif à la réalité quotidienne des pratiques descriptives en histoire, en anthropologie et en sociologie, ce volume s'intéresse aux formes concrètes de la description dans l'espace ou le temps, d'une discipline à l'autre, en se focalisant alternativement ou simultanément sur celui qui décrit, sur ce qui est décrit, pour qui, et de quelle façon. La première partie porte sur le travail descriptif spécifique aux sciences sociales, la seconde sur les " descriptions des autres ", que le chercheur en sciences sociales utilise comme source ou comme objet de sa recherche. Désormais libérées des idéologies naturalistes, les pratiques descriptives redeviennent pour les sciences sociales une source ou un mode de production de données comme un autre, et rencontrent les mêmes questions subjectivité, référentialité, plausibilité, réflexivité.
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Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.