Verres d'usage et d'apparat, de la Renaissance au XIXe siècle. La collection du Mesnil au musée des
Olivié Jean-Luc ; Rubini Constance ; Biron Isabell
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EAN :9782915542592
Cet exceptionnel ensemble de verres anciens, allant de la Renaissance à la fin du xixe siècle, de Venise à l'Angleterre, en passant par la France, l'Espagne, la Bohême, les pays germaniques et les Pays-Bas, a été réuni par un même collectionneur. Philippe du Mesnil a démarré sa collection il y a maintenant plus de dix ans et n'a de cesse, depuis, d'arpenter les salons d'antiquaires et les ventes aux enchères, aiguisant son oeil quotidiennement. On ne peut qu'admirer dans le catalogue de très belles verreries vénitiennes du xvie et du xviie siècle, et notamment des verres filigranés, qui côtoient des pièces européennes "façon de Venise" . Ces dernières sont directement issues des productions vénitiennes, dont l'influence s'est répandue dans toute l'Europe, donnant naissance à des modèles régionaux très semblables aux prototypes vénitiens, avec cependant parfois des singularités qui permettent de les identifier, plus particulièrement dans le cas des pièces catalanes et néerlandaises. La tradition verrière vénitienne anime la plus grande partie de cette collection. On s'interroge sur la valeur d'usage de ces pièces. Nombre d'entre elles paraissent avoir davantage une valeur symbolique ou rituelle, ce sont des pièces d'apparat, souvent signe d'appartenance aristocratique et de pouvoir. Sont également rassemblées des verreries plus utilitaires et populaires du xviiie siècle parmi lesquelles des verres à boire, dits génériquement verres fougères. Si le xixe, correspondant aux premiers achats de Philippe du Mesnil, n'est plus le point fort de cet ensemble, les premiers verres à boire acquis par le collectionneur, bordelais et amateur de vin, sont cependant fort représentatifs de cette importante nouveauté que sont les services de verres décorés et personnalisés qui, à cette époque, deviennent un décor majeur des tables dressées.
Nombre de pages
150
Date de parution
01/01/2014
Poids
550g
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EAN
9782915542592
Titre
Verres d'usage et d'apparat, de la Renaissance au XIXe siècle. La collection du Mesnil au musée des
Auteur
Olivié Jean-Luc ; Rubini Constance ; Biron Isabell
Editeur
NORMA
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Poids
550
Date de parution
20140101
Nombre de pages
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En 1925, Jean Luce est, à 30 ans, le seul artiste spécialiste des arts de la table à posséder un espace personnel à l'Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de Paris. Sa longue carrière, débutée en 1911 à l'exposition du musée Galliera, se poursuivra jusqu'à la fin des années 50. Elle lui permet de traverser de nombreux mouvements du XXe siècle dont l'Art nouveau, l'Art déco ou le modernisme. Tout d'abord admiré, dans les années 20, pour la qualité et l'originalité de ses décors et ornements géométriques, il s'impose, à partir des années 30, grâce à son travail de renouveau des formes. Des créateurs et décorateurs comme Pierre Chareau, Charlotte Perriand, Rob Mallet-Stevens ou Djo Bourgeois n'hésitent pas à mettre en scène ses modèles sur leurs stands ou dans leurs intérieurs. Personnalisant ses créations, il crée des services pour de prestigieux clients tels le maharajah d'Indore ou Paul Cavrois. Ses créations s'adressent également à un public plus large, qu'il touche aussi bien en France grâce à des points de vente comme Steph Simon ou Pilote, qu'aux Etats-Unis ou il s'impose au début des années 50. Toujours à l'affut des innovations techniques et industrielles, il continuera de créer après la Seconde Guerre mondiale, en collaborant notamment avec des entreprises comme Duralex qui lui permettront de poursuivre sa réflexion sur le fonctionnalisme. Richement illustré, notamment par le fond Luce déposé au MAD, Paris, cet ouvrage restitue la biographie inédite de Jean Luce, mais aussi le travail de ses contemporains comme Marcel Goupy, Suzanne Lalique, Paul Follot, Mathurin Méheut ou Francis Jourdain.
Formé à l'Ecole des arts décoratifs de Paris, François Décorchemont (1880-1971) est une figure majeure de l'histoire des arts du feu. Ses recherches le situent au rang des rares créateurs qui ont su faire évoluer leur oeuvre du naturalisme de l'Art nouveau aux géométries rythmées et épurées de l'Art déco. Alchimiste de la couleur, il joue sur les métamorphoses et la mutation des matériaux pour créer une pâte de verre épaisse aux nuances infinies, dans laquelle la lumière a un rôle déterminant. Membre du Salon des artistes décorateurs et du groupe des Artisans français contemporains, Décorchemont se lie d'amitié avec les céramistes Lenoble, Decoeur, Serré et Soudbinine, les dinandiers Linossier et Daurat, le tabletier Bastard, dont il se sent techniquement et stylistiquement proche. Ces échanges, dans lesquels il joue tour à tour le rôle d'initiateur, de traducteur et d'interprète, lui permettent d'enrichir son répertoire décoratif et formel. Présenté dès 1907 par la prestigieuse galerie Rouard à Paris, exposé en Suisse, en Belgique, mais aussi à New York et à Buenos Aires, il développe un cercle de collectionneurs, grands industriels et mécènes, et entre très tôt dans les collections publiques. L'ouvrage de Véronique Ayroles resitue cette oeuvre magnifique dans le climat d'effervescence qui détermina l'essor des arts décoratifs à la fin du XIXe siècle et motiva la redécouverte de techniques oubliées. Sur prés de soixante-dix années de création, 600 modèles sont répertoriés: une centaine en pâte de verre fine entre 1903 et 1911 et plus de 500 en pâte de verre épaisse entre 1912 et 1968, soit plus de 6 000 pièces, ces modèles étant déclinés en une dizaine d'exemplaires, uniques de par la diversité des couleurs et les aléas du feu. Si le secret dont Décorchemont s'est entouré a favorisé ledéveloppement de mythes et de légendes, l'étude des documents qu'il a laissés permet aujourd'hui d'établir les bases d'une analyse technique et esthétique. Organisée selon une approche chronologique, cette étude est constituée à partir d'un ensemble de pièces très diversifié, qui rend compte de la représentation internationale de François Décorchemont dans les collections publiques comme privées, et d'un fonds d'archives et de dessins unique dans l'histoire des arts du feu, principalement conservé au musée des Arts décoratifs de Paris: agendas et livres d'atelier révélant les secrets de sa technique, fiches et carnets de modèles, correspondances, coupures de presse, dessins et photographies méthodiquement répertoriés par lui-même. La reproduction de la totalité des modèles connus, de dessins inédits replacés dans le contexte des créations et de nombreux documents d'archives fait de cet ouvrage un exceptionnel outil de connaissance sur l'oeuvre d'un grand artiste. Biographie de l'auteur Diplômée de l'Ecole du Louvre et docteur en histoire de l'art, Véronique Ayroles est assistante de conservation au département Verre du musée des Arts décoratifs de Paris. Elle a consacré une thèse à l'oeuvre de François Décorchemont dont est tiré cet ouvrage. Depuis 1995, elle a publié d'importants articles et études sur l'histoire du verre, plus spécifiquement sur François Décorchemont, Emile Gallé, Jean Luce ainsi que sur la maison Rouard, dans des revues spécialisées (Revue de l'art; Revue du Louvre et des musées de France; Sèvres, revue de la Société des amis du Musée national de céramique; L'Estampille-l'Objet d'art; L'?il).
Avec cet ouvrage, Jean-Louis Cohen, architecte et historien, et Monique Eleb, psychologue et sociologue, proposent une promenade architecturale dans le Paris intra-muros et sa proche banlieue. Trente-trois bâtiments photographiés par Antonio Martinelli sont visités parmi la multitude de réalisations qui ont marqué le XXe siècle. Ils ont été choisis en fonction de leur contribution au paysage urbain, de leur force esthétique et de leur rôle dans la transformation des modes de vie. Des architectes du début du siècle à qui les découvertes techniques ont permis de se libérer des conventions à la génération actuelle qui a retrouvé une dimension intellectuelle après la crise architecturale des années 1960-1970, on suit dans le Paris d'aujourd'hui les transformations d'identité d'une ville dont le centre dense est enserré dans une agglomération de plus de dix millions d'habitants. Par la succession et la mise en correspondance d'édifices en apparence étrangers les uns aux autres, des ossatures de béton des frères Perret aux prismes transparents de Jean Nouvel, Jean-Louis Cohen et Monique Eleb révèlent combien l'idéal d'une architecture rationnelle et lisible aura marqué l'architecture du siècle. This book takes the form of an architectural promenade devised by the architect and historian Jean-Louis Cohen and the psychologist and sociologist Monique Eleb. Thirty-three buildings in Paris and the inner suburbs are presented with photographs by Antonio Martinelli. Selected from the multitude of buildings which have marked the 20th century, each has been chosen for the contribution it makes to the cityscape, for its aesthetic value and for the role it has played in transforming life-styles. From the technical discoveries which enabled architects to break free from conventions in the early 20th century, to the rediscovery of an intellectual dimension by the present generation of architects in the wake of the architectural crisis of the 1960s and 1970s, this itinerary through today's Paris reveals transformations in the identity of the densely-built capital city at the center of an agglomeration populated by over ten million people. By explaining the connections between a sequence of buildings which look very different from one archer, ran no from the Perret brothers' concrete frames to Jean Nouvel's transparent prisms, Jean-Louis Cohen and Monique Eleb reveal the extent to which the long-established French architectural ideal of rationality and legibility has marked the architecture of the 20th century
« Mon ambition est de me consacrer aux grandes décorations murales, à la fresque, qui m'intéresse plus que tout. [?] Vous voyez que mes ambitions sont vastes ! » Première femme à obtenir le Grand Prix de Rome en peinture en 1925, à seulement 22 ans, Odette Pauvert (1903-1966) est une figure méconnue du XXe siècle, à contre courant des avant-gardes. Après un voyage à Pise où elle découvre les fresques monumentales du Camposanto, elle est durablement inspirée par le Quattrocento italien, notamment par Pisanello, Piero della Francesca ou encore Gozzoli. Née dans une famille de peintres et de miniaturistes, elle revendique un style classique et décoratif, et la tradition de la peinture d'histoire et de la fresque. D'abord élève à l'École des Beaux-Arts de Paris, où elle prend part à l'atelier de Ferdinand Humbert, puis pensionnaire pendant 3 ans à Rome, elle intègre les Ateliers d'art sacré en 1929, et passe l'année 1934 à la Casa Velázquez à Madrid, aux côtés d'Alfred Giess et de René Cottet. Elle participe au Salon des artistes français de 1923 à 1966. Peintre du monumental comme de la miniature, elle participe à de grands chantiers comme l'Église du Saint-Esprit à Paris, qui sera sa commande la plus importante, et se distingue tout particulièrement avec ses autoportraits, sujet singulier pour une femme de cette époque. Une première rétrospective lui est dédiée en 1986 au musée Sainte-Croix de Poitiers.
Barsac Jacques ; Viatte Germain ; Brunhammer Yvonn
Invitée en 1940 par le gouvernement japonais pour orienter la production d'art industriel du pays, Charlotte Perriand découvre une pensée, un mode de vie et une architecture ancestrales, conformes aux préceptes modernistes qu'elle défendait avec Le Corbusier et Pierre Jeanneret. L'élaboration de son "art d'habiter", qui modifia profondément la manière de vivre des Français dans les années 50, est née des réflexions qu'elle a menées pendant sa mission au Japon. En retour, elle a contribué avec passion, à travers ses interventions dans les ateliers de production, au renouveau de l'artisanat japonais. "De tous les Occidentaux qui ont travaillé au Japon, c'est probablement elle qui a eu la plus grande influence sur le monde du design japonais", a déclaré le grand designer Sôri Yanagi, qui fut son assistant. Ses expositions au Japon, "Sélection, Tradition, Création" (1941) et "Proposition d'une synthèse des arts" (1955), qui eurent un grand retentissement, ses publications et ses études, ses réalisations à Tôkyô, la maison de Jacques Martin (1953), l'agence Air France (1959), ou à Paris, la résidence de l'ambassadeur du Japon (1966-1969), le showroom Shiki Fabric House (1975) et la maison de Thé à l'Unesco (1993) sont autant de témoignages des liens entre cultures occidentale et japonaise et de leur enrichissement réciproque. L'ouvrage, qui révèle la liberté de pensée de cette grande créatrice face aux enjeux d'une période complexe, est d'un enseignement précieux pour les nouvelles générations d'architectes et de designers, mais aussi pour l'homme d'aujourd'hui.