Jean Luce et le renouveau de la table francaise 1910-1960
Sung Moon Cho ; Possémé Evelyne ; Olivié Jean-Luc
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EAN :9782376660903
En 1925, Jean Luce est, à 30 ans, le seul artiste spécialiste des arts de la table à posséder un espace personnel à l'Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de Paris. Sa longue carrière, débutée en 1911 à l'exposition du musée Galliera, se poursuivra jusqu'à la fin des années 50. Elle lui permet de traverser de nombreux mouvements du XXe siècle dont l'Art nouveau, l'Art déco ou le modernisme. Tout d'abord admiré, dans les années 20, pour la qualité et l'originalité de ses décors et ornements géométriques, il s'impose, à partir des années 30, grâce à son travail de renouveau des formes. Des créateurs et décorateurs comme Pierre Chareau, Charlotte Perriand, Rob Mallet-Stevens ou Djo Bourgeois n'hésitent pas à mettre en scène ses modèles sur leurs stands ou dans leurs intérieurs. Personnalisant ses créations, il crée des services pour de prestigieux clients tels le maharajah d'Indore ou Paul Cavrois. Ses créations s'adressent également à un public plus large, qu'il touche aussi bien en France grâce à des points de vente comme Steph Simon ou Pilote, qu'aux Etats-Unis ou il s'impose au début des années 50. Toujours à l'affut des innovations techniques et industrielles, il continuera de créer après la Seconde Guerre mondiale, en collaborant notamment avec des entreprises comme Duralex qui lui permettront de poursuivre sa réflexion sur le fonctionnalisme. Richement illustré, notamment par le fond Luce déposé au MAD, Paris, cet ouvrage restitue la biographie inédite de Jean Luce, mais aussi le travail de ses contemporains comme Marcel Goupy, Suzanne Lalique, Paul Follot, Mathurin Méheut ou Francis Jourdain.
Nombre de pages
304
Date de parution
10/05/2024
Poids
1 950g
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EAN
9782376660903
Titre
Jean Luce et le renouveau de la table francaise 1910-1960
Auteur
Sung Moon Cho ; Possémé Evelyne ; Olivié Jean-Luc
Editeur
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Poids
1950
Date de parution
20240510
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304,00 €
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En 1925, l'Exposition internationale des arts décoratifs devient la vitrine du savoir-faire des régions françaises. Face à l'élan de modernité parisien, foyer d'effervescence artistique, cette manifestation emblématique illustre le contraste entre une création centralisée et triomphante, et l'affirmation des identités régionales. Du style néo-provençal au style basque, de la soierie lyonnaise à la poterie drômoise, sans oublier la porcelaine de Limoges ou la ganterie de Grenoble, ces régions ont su intégrer pleinement les codes du mouvement Art déco tout en préservant leur singularité, notamment par le choix des sujets et des matériaux. Les figures locales se sont ouvertes aux influences extérieures, collaborant parfois avec des créateurs parisiens comme Jacques-Emile Ruhlmann, André Mare ou Paul Iribe. Richement illustré de nombreuses photographies, affiches et dessins d'archives, cet ouvrage propose d'aller à la découverte de ce patrimoine unique. Il évoque la diversité des créations de l'époque et met en lumière des artistes remarquables tels que Clément Goyenèche à Nice, Benjamin Gomez dans le Pays basque ou Etienne Noël à Dieulefit.
Une femme coréenne en proie à des doutes existentiels dans la Corée d'aujourd'hui , une société ultralibérale qui laisse de nombreuses personnes dans la précarité. Yeong-jin, jeune quarantenaire, enseigne dans un lycée privé protestant de Séoul. Elle est confrontée à des violences sociales de toute part. Non titulaire, elle se sent obligée, pour conserver son poste, d'accepter tout ce que lui demande son employeur. Submergée de travail - elle s'occupe aussi des enfants de sa soeur pendant ses vacances - elle souffre de n'avoir aucune reconnaissance de sa hiérarchie. Son petit ami travaille dans une association d'aide aux travailleurs migrants qui se font exploiter par les agriculteurs coréens dans des conditions qui frôlent l'esclavagisme. Sa mère continue à faire les ménages bien qu'ayant l'âge de la retraite. Et Yeong-jin vient de subir un hystérectomie... La violence de la société libérale l'affecte de plus en plus et l'amène à se poser des questions sur son rapport au travail, sur sa relation avec ses parents et sur l'avenir de son couple. Superbe portrait d'une femme en révolte, La capacité de survie est une réflexion très personnelle, politique et sociale, sur l'état d'un pays et l'état d'une femme.
Cet ouvrage couvre presque cent années de l'histoire tourmentée de la péninsule coréenne, du début du XXe siècle à l'orée du nouveau millénaire. Témoignage exceptionnel, il a été écrit par la propre s'ur de la compagne du Guide suprême, feu Kim Jong Il. Mais, du père héritier de propriétaires fonciers, choisissant très tôt le communisme contre ses intérêts de classe, aux enfants et petits-enfants éduqués au Nord, astreints à une vie de reclus avant de parvenir à fuir, les destins dramatiques de cette famille font largement écho aux tragédies individuelles de l'immense majorité des Coréens de l'époque. Cette émouvante narration à quatre mains ? la première partie retranscrit le journal de la mère de l'auteure ? est aussi un puissant manifeste : celui d'une lignée de femmes déterminées à s'arracher aux plaies de la misère et aux pesanteurs du patriarcat, et qui, au moins un temps, auront eu sincèrement foi en la société nouvelle qu'elles se proposaient de bâtir.
Étude structurale des deux niveaux de récits (secondaires et principaux) dans La Princesse de Clèves de Mme de La Fayette, suivant la distinction, par Émile Benveniste, entre "récit historique" et "discours".
Avec cet ouvrage, Jean-Louis Cohen, architecte et historien, et Monique Eleb, psychologue et sociologue, proposent une promenade architecturale dans le Paris intra-muros et sa proche banlieue. Trente-trois bâtiments photographiés par Antonio Martinelli sont visités parmi la multitude de réalisations qui ont marqué le XXe siècle. Ils ont été choisis en fonction de leur contribution au paysage urbain, de leur force esthétique et de leur rôle dans la transformation des modes de vie. Des architectes du début du siècle à qui les découvertes techniques ont permis de se libérer des conventions à la génération actuelle qui a retrouvé une dimension intellectuelle après la crise architecturale des années 1960-1970, on suit dans le Paris d'aujourd'hui les transformations d'identité d'une ville dont le centre dense est enserré dans une agglomération de plus de dix millions d'habitants. Par la succession et la mise en correspondance d'édifices en apparence étrangers les uns aux autres, des ossatures de béton des frères Perret aux prismes transparents de Jean Nouvel, Jean-Louis Cohen et Monique Eleb révèlent combien l'idéal d'une architecture rationnelle et lisible aura marqué l'architecture du siècle. This book takes the form of an architectural promenade devised by the architect and historian Jean-Louis Cohen and the psychologist and sociologist Monique Eleb. Thirty-three buildings in Paris and the inner suburbs are presented with photographs by Antonio Martinelli. Selected from the multitude of buildings which have marked the 20th century, each has been chosen for the contribution it makes to the cityscape, for its aesthetic value and for the role it has played in transforming life-styles. From the technical discoveries which enabled architects to break free from conventions in the early 20th century, to the rediscovery of an intellectual dimension by the present generation of architects in the wake of the architectural crisis of the 1960s and 1970s, this itinerary through today's Paris reveals transformations in the identity of the densely-built capital city at the center of an agglomeration populated by over ten million people. By explaining the connections between a sequence of buildings which look very different from one archer, ran no from the Perret brothers' concrete frames to Jean Nouvel's transparent prisms, Jean-Louis Cohen and Monique Eleb reveal the extent to which the long-established French architectural ideal of rationality and legibility has marked the architecture of the 20th century
« Mon ambition est de me consacrer aux grandes décorations murales, à la fresque, qui m'intéresse plus que tout. [?] Vous voyez que mes ambitions sont vastes ! » Première femme à obtenir le Grand Prix de Rome en peinture en 1925, à seulement 22 ans, Odette Pauvert (1903-1966) est une figure méconnue du XXe siècle, à contre courant des avant-gardes. Après un voyage à Pise où elle découvre les fresques monumentales du Camposanto, elle est durablement inspirée par le Quattrocento italien, notamment par Pisanello, Piero della Francesca ou encore Gozzoli. Née dans une famille de peintres et de miniaturistes, elle revendique un style classique et décoratif, et la tradition de la peinture d'histoire et de la fresque. D'abord élève à l'École des Beaux-Arts de Paris, où elle prend part à l'atelier de Ferdinand Humbert, puis pensionnaire pendant 3 ans à Rome, elle intègre les Ateliers d'art sacré en 1929, et passe l'année 1934 à la Casa Velázquez à Madrid, aux côtés d'Alfred Giess et de René Cottet. Elle participe au Salon des artistes français de 1923 à 1966. Peintre du monumental comme de la miniature, elle participe à de grands chantiers comme l'Église du Saint-Esprit à Paris, qui sera sa commande la plus importante, et se distingue tout particulièrement avec ses autoportraits, sujet singulier pour une femme de cette époque. Une première rétrospective lui est dédiée en 1986 au musée Sainte-Croix de Poitiers.
Barsac Jacques ; Viatte Germain ; Brunhammer Yvonn
Invitée en 1940 par le gouvernement japonais pour orienter la production d'art industriel du pays, Charlotte Perriand découvre une pensée, un mode de vie et une architecture ancestrales, conformes aux préceptes modernistes qu'elle défendait avec Le Corbusier et Pierre Jeanneret. L'élaboration de son "art d'habiter", qui modifia profondément la manière de vivre des Français dans les années 50, est née des réflexions qu'elle a menées pendant sa mission au Japon. En retour, elle a contribué avec passion, à travers ses interventions dans les ateliers de production, au renouveau de l'artisanat japonais. "De tous les Occidentaux qui ont travaillé au Japon, c'est probablement elle qui a eu la plus grande influence sur le monde du design japonais", a déclaré le grand designer Sôri Yanagi, qui fut son assistant. Ses expositions au Japon, "Sélection, Tradition, Création" (1941) et "Proposition d'une synthèse des arts" (1955), qui eurent un grand retentissement, ses publications et ses études, ses réalisations à Tôkyô, la maison de Jacques Martin (1953), l'agence Air France (1959), ou à Paris, la résidence de l'ambassadeur du Japon (1966-1969), le showroom Shiki Fabric House (1975) et la maison de Thé à l'Unesco (1993) sont autant de témoignages des liens entre cultures occidentale et japonaise et de leur enrichissement réciproque. L'ouvrage, qui révèle la liberté de pensée de cette grande créatrice face aux enjeux d'une période complexe, est d'un enseignement précieux pour les nouvelles générations d'architectes et de designers, mais aussi pour l'homme d'aujourd'hui.