Traités des démons. Summa II, questions 40-48, édition bilingue français-latin
Olivi Pierre de Jean ; Boureau Alain
BELLES LETTRES
57,00 €
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EAN :9782251600024
Ce petit traité sur les démons a été rédigé entre 1288 et 1295 par le franciscain Pierre de Jean Olivi (1248-1298). Dans le vaste ensemble des questions de ce penseur, rassemblées en 1293-1295, nos neuf questions sont numérotées à part et placées sous un titre propre. Olivi offre une perception personnelle du mal et de ses démons : il rejette la conception anselmienne de l'inexistence ontologique du mal, très présente chez Thomas d'Aquin ; le mal est l'autre face de la liberté : Olivi prépare ainsi la voie à Duns Scot ; la chute des démons entre dans un schéma eschatologique, en laissant une place à l'action future de l'homme et notamment au remplacement de Satan, sur son trône vide, par saint François ; les créatures de raison et de liberté (hommes, anges et démons) sont de statuts proches et mobiles. Ce texte touffu, sans perfectionnement final, n'est pas de lecture aisée, mais les efforts ne sont pas vains devant une réflexion souvent vertigineuse et le dialogue entre Olivi et Mediavilla est un des grands moments du Moyen Age.
Nombre de pages
224
Date de parution
01/12/2004
Poids
268g
Largeur
127mm
Plus d'informations
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EAN
9782251600024
Titre
Traités des démons. Summa II, questions 40-48, édition bilingue français-latin
Auteur
Olivi Pierre de Jean ; Boureau Alain
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
127
Poids
268
Date de parution
20041201
Nombre de pages
224,00 €
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Qu'est-ce que la matière? Une pure puissance sans contours ni détermination, un "presque rien" qui échappe à toute saisie conceptuelle? Ou plutôt la "nature- mère", le réceptacle universel de tous les êtres, le substrat qui permet la génération et le devenir de toutes choses? La question fait l'objet d'un vif débat philosophique au Moyen Âge. Pierre de Jean Olivi (1248-1298), bien connu pour ses positions radicales dans la querelle sur la pauvreté, aura été l'un des protagonistes majeurs de ce débat: les textes traduits ici pour la première fois en langue française révèlent la force et la rigueur d'une conception qui fait de la matière non seulement l'assise universelle de toutes choses, mais aussi la condition de possibilité de l'ordre et de l'harmonie de l'univers et de la relation des êtres humains à Dieu.
Longtemps déconsidéré par des historiens qui ne voyaient en lui qu’un naïf précurseur de l’œcuménisme ou un fin tacticien prêt à vendre sa conscience au plus offrant, le théologien écossais John Dury (v. 1600-1680) fut aussi l’auteur d’une importante œuvre imprimée et manuscrite plaidant en faveur d’un rapprochement entre les confessions chrétiennes et d’une réforme en profondeur du savoir universel. En contact avec Descartes, Mersenne, Grotius et Spener, correspondant de Pierre Serrurier, Gisbert Voetius, Benjamin Furly ou Menasseh Ben Israël, Dury fut également, avec Samuel Hartlib et Jan Amos Comenius, la cheville ouvrière d’un vaste réseau savant, précurseur de la Royal Society de Londres. La réapparition de nombreuses sources manuscrites au cours du XXe siècle, l’évolution des connaissances historiques à propos du cercle d’intellectuels gravitant autour de Samuel Hartlib ainsi que l’émergence de nouvelles perspectives historiques concernant la théologie protestante au XVIIe siècle rendaient nécessaire la réévaluation de l’œuvre foisonnante de ce penseur aujourd’hui encore trop méconnu. A travers l’étude de sa pensée et de son existence itinérante (qui le vit passer de l’Ecosse à la France, des Provinces-Unies à la Suède ou des cantons suisses à l’Empire), c’est en effet tout un pan de l’histoire religieuse, intellectuelle et culturelle de l’Europe protestante du Grand Siècle qui nous apparaît sous un jour nouveau.
Résumé : "Une enfance pieuse, studieuse, où déjà, comme un mot d'Hadrien en témoigne, se révèle le trait spécifique du caractère, l'entière sincérité ; une jeunesse chaste, de bonne heure associée aux responsabilités du gouvernement, sans que les soucis et les charges portent aucune atteinte à la spontanéité ou à l'intensité de la vie intérieure ; l'âge mûr et la vieillesse voués sans réserve au service de l'Etat et aux intérêts de l'humanité, en un temps où les difficultés furent rudes et qui connut même des dangers graves ; enfin, laissé après soi et parvenu jusqu'à nous, un petit livre, quelques feuillets, mais si pleins, où survit et transparaît une âme aussi haute que pure, tel fut le destin de Marc-Aurèle, destin privilégié, auquel semblent avoir également collaboré - comme pour justifier les dogmes de l'école à laquelle l'empereur philosophe a adhéré si fermement - la raison souveraine qui distribue son lot à chacun et la volonté éclairée de l'homme à qui ce lot était échu." Aimé Puech, extrait de l'introduction (1947).
Le nord, le sud, l'est et l'ouest : toutes les sociétés, ou presque, recourent aux directions cardinales pour s'orienter. Depuis des millénaires, les quatre points cardinaux sont indispensables a` la navigation. Au coeur de l'imaginaire, de la morale et de la géopolitique de la plupart des civilisations, ils n'en restent pas moins subjectifs - et parfois contradictoires. L'historien Jerry Brotton nous invite à découvrir ces directions en fonction de la position spatiale et temporelle des communautés humaines qui en font usage. Il nous explique pourquoi telle ou telle culture en privilégie une plutôt qu'une autre et pourquoi aucune société ne s'est jamais orientée vers l'ouest. De nos jours, cependant, en vertu du GPS, les points cardinaux s'avèrent moins pertinents. Grâce aux applications géospatiales, nous nous situons au centre de la carte sous la forme d'un point bleu qui nous déconnecte du monde naturel. En imaginant les bouleversements que la technologie pourrait imposer a` l'avenir, Jerry Brotton nous rappelle a` quel point les directions cardinales ont été cruciales depuis que nous parcourons la planète.