J'affirme que ces pages viennent à point nommé pour faire vivre le témoignage de femmes et d'hommes pour peu encore en vie. Ces pages vont mettre fin à une retranscription inique et bornée des événements de l'histoire de l'Espagne du début du XXe siècle à la Retirada. Ces pages posent un regard pertinent sur la guerre civile espagnole, sur ses vrais acteurs, ses combattants, et les conséquences de ce conflit; elles disent la réalité et la responsabilité de chacun des protagonistes qui ont pris part, principalement, du côté de la République. C'est une contribution à l'histoire vraie où la barbarie franquiste a assassiné sans compter et sans vergogne. Ce livre raconte dans sa réalité historique, dans son contexte individuel, une page qui fut longtemps anesthésiée. Tout y est dit, strictement dit, même si parfois l'émotion douloureuse trahie l'objectivité froide du document. Sa force est le témoignage sur ces événements, où trop souvent les faits furent tronqués ou détournés au profit de certains, à l'encontre de ces autres véritables participants témoins et martyrs, ces companeros, nos républicains espagnols. Les républicains espagnols, sont en très forte majorité de la CNT, les chiffres sont là pour l'affirmer sur le sol d'Espagne, et ils ont combattu le franquisme, mais aussi ont été combattus sinon écartelés, floués, assassinés dans leur propre rang par des passagers politiques aux ordres d'autres intérêts. Des dents grinceront certes, des contradicteurs hurleront certes. mais tels sont les faits cette guerre d'Espagne, ici, et peut-être pour la première fois, est narré le vécu par des témoins eux-mêmes, républicains ou enfants, combattants, exilés espagnols et qui attendent le moment où Angel boxera le mensonge et "mettra"knock-down"les traficoteurs de leur passage en la mémoire, car ce temps de l'oubli est fini. Et, cette volonté de dire et d'écrire autrement, d'une autre politique, d'une autre réalité qui n'est plus la vérité mais restera le relent de notre manque de courage." Ces Mémoires espagnoles sont à lire et, deviendront une empreinte inaliénable de l'histoire de ce peuple de républicains.
Nombre de pages
246
Date de parution
01/10/2008
Poids
600g
Plus d'informations
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EAN
9782915293500
Titre
Mémoires espagnoles. L'espoir des humbles
Auteur
Olivares Véronique ; Reynaud Michel
Editeur
TIRESIAS
Largeur
0
Poids
600
Date de parution
20081001
Nombre de pages
246,00 €
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Comme une ballade en forme de mélodie telle une quête dans ces pages pour découvrir l'humain qui se cache derrière une voix: "Voix au féminin, voix au masculin". les artistes nous expliquent ce phénomène magique qui fait qu'une chanson, parfois simple ritournelle, passe les âges et marque son époque. Au fil de ces pages d'émotions, soixante femmes et hommes, qui exercent ce métier de chanteur, se livrent, souvent pour la première fois. Une réelle histoire, où la douleur côtoie le bonheur d'exercer ce métier parfois ingrat, mais que toutes et tous aiment avec tendresse et volupté. Mais que pourraient-ils faire d'autre? l'enregistrement des entretiens remonte pour les premiers, à près de trois ans et, pour les derniers, à quelques jours avant la sortie du livre, tous restent d'actualité, et sont d'une modernité tant dans l'approche de ces femmes et de ces hommes, que de leur art. Rien n'a pris d'âge dans leurs mots, vagues à l'âme, espoirs, joies. Cette parole est pertinente, d'actualité et d'un questionnement perpétuel. Tel Sisyphe, ils continuent à rouler leur chant vers la cime. Que ces vies vous soient un voyage vers l'Ithaque et vous nourrissent d'utopies, de mélodies et de chansons.
Olivares Véronique ; Reynaud Michel ; Salou Pierre
Comprendre et savoir l'Espagne de 1930 à 1975 en 15 tableaux. Ce catalogue est un outil essentiel pour accéder à l'historicité de la Guerre civile espagnole et ses prolongements dans la genèse de la tragédie européenne de 1939. Ces pages vont vous permettre de suivre pas à pas les méandres d'un espoir révolutionnaire mais aussi les alliances, parfois inavouables des diverses forces internationales en présence. Vous découvrirez les grandes innovations que, durant ces trente-deux mois, décrétera la République espagnole. Pays par son Frente Popular précurseur dans ses avancées sociales mais aussi visionnaire dans l'organisation d'une société basée sur de justes relations entre citoyens. Ce peuple se lèvera et des femmes prendront une part primordiale à délivrer la société du joug d'un système féodal aliénant la totalité des " sujets " vivant sur sa Terre. Pas à pas, nous suivrons cette épopée et vivrons ce que ces combattantes et combattants portaient en eux d'idéaux révolutionnaires au point de pérenniser leurs luttes jusque dans les rangs de l'armée de l'ombre ou de l'armée des Forces Françaises libres. Ils nous apprendront à décliner les mots : résistance, fraternité et liberté, jusque dans les camps de la mort nazis. Ce livre rétablit des faits et des mérites, sans aucunes extrapolations ni fioritures, et nous éclaire, enfin, sur les raisons d'un silence autour du rôle des républicains espagnols pendant la Seconde Guerre mondiale, et signale leur présence nécessaire dans la société contemporaine française. Il nous divulgue le véritable enseignement d'humanité et d'humilité que ces exilés nous ont laissé en héritage. Ces pages ont la volonté de s'opposer à toute récupération et aussi de lever la chape de plomb qui par ce silence trop longtemps a maintenu des générations d'élèves, d'étudiants dans l'ignorance de leur propre histoire nationale et a permis, une réécriture au profit de quelques versions officielles de bas intérêts ou bien pire consensuelles. " Ce livre refermé, enfin et encore, vous pourrez dire : je sais ! " Alors ouvrez-le?
Olivares Véronique ; Salou Pierre ; Reynaud Michel
Nous trouvons en ces pages pour notre mémoire et la vérité l'ampleur du drame vécu par ces républicains espagnols. Cet appel à se souvenir est pour eux une façon de rester vigilant et d'éviter que la bête immonde au ventre fécond ne se relève. « Le devoir collectif de survivre, m'a enivré, saoulé par sa grandeur, sa douleur et m'a blessé par l'oubli qui lui était insupportablement réservé. Ce texte m'a immédiatement interpellé. J'ai senti intuitivement, ou de cette perception érodée par les années de labeur sinon acérée par ma quête sur les « oubliés » de l'histoire, sa force de sens. » Ce livre est le « non » à l'aliénation, un veilleur vigilant sur l'avenir, un acte de solidarité. Je reprends à mon compte ces mots de Cervantés « Tu ferais mieux de l'appeler enfer, et encore pis s'il y a chose qui soit pire au monde. » Et je vous les offre comme déjà ce chant qui sera à toujours la tache innommable de notre vingtième siècle mais aussi notre honneur de part l'humanité et le refus d'une quelconque aliénation de ces républicains espagnols
Aller vers de jeunes artistes ayant choisi de faire un métier difficile, où il y a nombre de prétendants pour ce métier de chanteur, était une gageure plus qu'un pari. Vous avez entre les mains ces séries de rencontres et qui jamais ne se reproduiront. Rencontres rares et sans aucun doute uniques où chacune et chacun se mettent à nu et dévoilent leur cheminement, leur choix, leur douleur, leur fève... ces pages nous dessinent un paysage de notes, une scène, un public, et une relation avec la musique, le papier, la poésie et cette volonté de devenir cet humain qui chante. Ils ont ici à coeur de se découvrir et de donner l'importance de la trace qu'ils veulent laisser. Trace de leur art mais aussi leurs sentiments, leurs amours, la fraternité, leurs tristesses, leurs colères, leur identité mais encore la mémoire des anciens. Métier ou vocation là est aussi l'enjeu au travers de ce livre qui parle plus d'eux dans leur intimité que de leur parcours professionnel. Jeunes " issus de l'immigration " dans leur mal-être se retrouvent dans la chanson pour dire et crier aussi, elle est leur catalyseur sinon leur porte-voix, une passerelle d'équité, de paix, de fraternité, de respect de l'autre, mais aussi une expression de révolte du trop plein d'humiliation subi par leurs pères, leurs mères... Féfé, Oxmo Puccino, Carmen Maria Vega, Karimouche nous offrent et nous font partager ce qu'être Noir, Arabe, Musulman, Etranger... encore plus leur volonté de dire et redire qu'ils sont de France. C'est un véritable échange où la joie côtoie le bonheur, le rire les larmes, les soupirs l'aveu, moment de " folie " où l'"inconscience" d'exercer un métier ingrat et généreux marque leur cheminement. Et la seule question qui de prime abord parait banale mais qui ne leur est jamais posée: Dis! pourquoi tu chantes ...
Geneviève est âgée de trois ans à Saint-Ouen quand je nais dans la Creuse, dans une France encore occupée. A la fin des combats, ma famille s'installe à Auxerre dans la maison de mes arrière-grands-parents, Geneviève suit ses parents en Allemagne où son père officier occupe un poste universitaire. Rien ne peut prédire que nos chemins vont se croiser. Je grandis, entourée de mes parents, de mon frère, de mon petit oncle, choyée par ma grand-mère qui va me transmettre sa culture. Geneviève et sa famille quittent l'Allemagne, pour Auch, puis Auxerre, où son père est nommé inspecteur d'académie. Elle fréquente le lycée, puis entre à l'Ecole normale. Elle parvient en quatrième année, où je suis encore en seconde au lycée. Je suis les cours du groupe théâtral Cadet Roussel où mon frère, un jour, arrive accompagné de Geneviève. Pour s'amuser, il emmêle nos chevelures alors que, assises dos à dos, nous écoutons Verlaine. Nous devenons plus que des soeurs. Comme des jumelles, nous vivons désormais en miroir l'une de l'autre. La magie va durer cinquante ans. Nous suivons des parcours de vie différents, mais menons les mêmes combats, pour notre liberté de femmes. Jusqu'à ce que Geneviève, atteinte d'un cancer du poumon et d'une tumeur du cerveau, décide de couper le ruban de sa vie. Elle me laisse orpheline inconsolable.
C'est l'histoire au quotidien de ces résistantes arrêtées qui, souvent après avoir été torturées, se retrouvent dans ces prisons et ces pages vont nous faire vivre leur itinéraire. Chacune d'entre elles se raconte et nous raconte son arrestation mais aussi son engagement, la vie carcérale, les s?urs gardiennes, la police, les " Droit Commun ", les " Politique " et leur lutte pour rester dignes et fidèles combattantes de l'armée de l'ombre. Cet ouvrage rend hommage à ces étrangères qui très tôt entrèrent en lutte et furent emprisonnées : Espagnoles, Allemandes, Polonaises... On sait maintenant leur condition de détention, leur vécu, mais aussi, chose rare, le fonctionnement de ces lieux d'oppresson, de collaboration et de résistance. C'est la part noire de l'histoire des prisons parisiennes pendant l'occupation. Si beaucoup partiront dans les convois les emmenant vers Auschwitz ou Ravensbrück, si beaucoup mourront en déportation ou du typhus, celles, libérées ou évadées, continueront le combat clandestin. Ce livre est comme une stèle du souvenir pour ces lieux de supplices (dont deux seront rasés après la guerre). Il révèle la volonté de continuer à témoigner et appartient à notre mémoire collective. Ces pages sont une ode à la femme dont le rôle et la lutte pendant cette période ont été trop souvent oubliés sinon négligés.
Ces pages ouvrent un nouveau chantier de recherches et d'investigations sur notre Histoire du XXe siècle. Nous proposons d'ouvrir le dossier sur les prisonniers de guerre de 14-18 pour découvrir le petit peuple des prisonniers poilus, du deuxième classe au sous-officier, ce combattant devenu prisonnier dont on parle trop peu souvent, et le mépris qu'on lui porte fait en sorte qu'on ignore la tragédie de sa condition. Plus terriblement, sont mis à jour les sévices et l'horreur qu'ont subis les populations civiles - enfants, femmes, invalides, vieillards. Jean-Claude Auriol fait appel tant à la littérature qu'aux correspondances, travaux de la Croix-Rouge, rapports administratifs pour relater l'horreur des faits vécus. L'auteur écrit : " Sans doute est-il bien tard pour parler encore de la guerre... Cependant un chapitre reste encore trop ignoré, celui des prisonniers de guerre français en Allemagne... certains témoignages furent détruits par les Allemands en 1940, à leur arrivée en France... à l'époque, être prisonnier était avilissant. " Citons cet exemple : en plein Sénat en 1916, un général déclarait : " Les prisonniers ne sont pas intéressants, ce sont des chevaliers de la crosse en l'air et des embusqués. " La mémoire collective a oublié que le prisonnier de guerre est passé par le front. Ces hommes partirent vers le nord, l'est ou le sud de l'Allemagne. Ils connurent la faim, la soif, l'insomnie et la plupart en ont gardé un souvenir pénible d'ennui, de privations et de rigueurs. Travail et devoir de mémoire, mais œuvre de Justice.