Aller vers de jeunes artistes ayant choisi de faire un métier difficile, où il y a nombre de prétendants pour ce métier de chanteur, était une gageure plus qu'un pari. Vous avez entre les mains ces séries de rencontres et qui jamais ne se reproduiront. Rencontres rares et sans aucun doute uniques où chacune et chacun se mettent à nu et dévoilent leur cheminement, leur choix, leur douleur, leur fève... ces pages nous dessinent un paysage de notes, une scène, un public, et une relation avec la musique, le papier, la poésie et cette volonté de devenir cet humain qui chante. Ils ont ici à coeur de se découvrir et de donner l'importance de la trace qu'ils veulent laisser. Trace de leur art mais aussi leurs sentiments, leurs amours, la fraternité, leurs tristesses, leurs colères, leur identité mais encore la mémoire des anciens. Métier ou vocation là est aussi l'enjeu au travers de ce livre qui parle plus d'eux dans leur intimité que de leur parcours professionnel. Jeunes " issus de l'immigration " dans leur mal-être se retrouvent dans la chanson pour dire et crier aussi, elle est leur catalyseur sinon leur porte-voix, une passerelle d'équité, de paix, de fraternité, de respect de l'autre, mais aussi une expression de révolte du trop plein d'humiliation subi par leurs pères, leurs mères... Féfé, Oxmo Puccino, Carmen Maria Vega, Karimouche nous offrent et nous font partager ce qu'être Noir, Arabe, Musulman, Etranger... encore plus leur volonté de dire et redire qu'ils sont de France. C'est un véritable échange où la joie côtoie le bonheur, le rire les larmes, les soupirs l'aveu, moment de " folie " où l'"inconscience" d'exercer un métier ingrat et généreux marque leur cheminement. Et la seule question qui de prime abord parait banale mais qui ne leur est jamais posée: Dis! pourquoi tu chantes ...
Nombre de pages
453
Date de parution
18/09/2011
Poids
1 655g
Plus d'informations
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EAN
9782915293708
Titre
Dis ! Pourquoi tu chantes ?
Auteur
Reynaud Michel ; Olivares Véronique
Editeur
TIRESIAS
Largeur
0
Poids
1655
Date de parution
20110918
Nombre de pages
453,00 €
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Les connaissances autour des conduites addictives se sont développées au cours des dernières années afin de mieux comprendre et soigner ses différents aspects. Cet ouvrage présente une mise au point sur les multiples formes d'addictions, en abordant tout d'abord les éléments communs (facteurs de risque, vulnérabilité, rapport entre émotion et addiction, neurobiologie, neuro-imagerie), puis les spécificités liées aux produits (alcool, tabac, cannabis, héroïne, troubles des comportements alimentaires) et aux troubles psychiques qui en découlent (anxiété, dépression, troubles psychotiques et neurologiques, etc.), ainsi que les prises en charge thérapeutiques adaptées (thérapies comportementales et cognitives, prise en charge familiale, entretien motivationnel principalement). Les progrès récents concernant la redéfinition des concepts, la connaissance plus approfondie des mécanismes neurobiologiques et de l'imagerie sont pris en compte par les différents auteurs, tous spécialistes du sujet. Cet ouvrage s'adresse aux psychiatres, psychologues, psychothérapeutes ainsi qu'à tous les professionnels de la santé impliqués dans la prise en charge des troubles addictifs et dans la prévention.
Cet ouvrage donne des bases de travail aux personnes qui veulent pratiquer le théâtre avec des personnes en difficulté. Ce n'est pas un livre exhaustif sur le théâtre, mais une méthode simple et claire qui doit permettre d'animer un atelier théâtre dans de bonnes conditions pour favoriser l'émergence de spectacles de qualité dans les institutions. A partir de ces repères et des 185 exercices proposés, chaque "animateur d'atelier théâtre" pourra développer sa propre technique et sa manière personnelle de travailler. L'auteur met son expérience au service des personnels travaillant auprès d'enfants, d'adolescents et d'adultes en difficulté. Mais cet ouvrage est avant tout un manuel de théâtre qui peut aussi convenir aux instituteurs ou aux professeurs. Les professionnels du spectacle (acteurs, metteurs en scène) peuvent y trouver un certain nombre de pistes pour le travail artistique qu'ils sont parfois amenés à faire avec des publics non initiés. Pierrot la vie, De Fables en fables de la Fontaine, deux pièces à jouer, sont intégrés à l'ouvrage.
TOME 1. L'inquiétude de Franz Kafka sur le rôle et la transmission du message est ici prise en compte, dans cette immense anthologie des dits et écrits recueillis de tous les coins d'Europe et d'Amérique. Qui sont ces messagers ? Ils nous ont parlé et nous parlent encore, ils ont tracé pour nous, sinon la piste, du moins une empreinte sur notre histoire. Il est vrai que seuls les déportés peuvent témoigner de cette marque indélébile que scella le nazisme sur notre civilisation. Le message nous est connu. Qu'en faisons-nous ? D'où nous vient cette difficulté à parler d'un passé, enfoui, mais bien présent dans nos consciences collectives ? Anny Duperey l'exprime ainsi : " J'essayai de penser ce que je pourrais écrire sur ce terrible sujet. J'étais à chaque fois envahie d'un lourd silence, d'angoisse... ". Puis le pari d'une ébauche de réponse fut lancé par l'auteur à des créateurs contemporains - eux les relais qui s'adressent à tous les publics, - eux qui n'ont pas vécu la déportation dans leur chair, - eux de tous âges - eux avec leur vision de l'instantané : " Pourquoi aujourd'hui le message n'est-il point entendu ? " Ces artistes sont devenus les témoins actifs et font écho à la conscience de notre Maintenant. Que cet ouvrage nous permette de rester citoyens du monde. Oeuvre d'art, acte de création, ces artistes ont déployé leur génie au service de notre liberté. TOME 2. Le poète Gaston Criel écrivit à Max Jacob qui s'empressa de lui répondre : " Bien sûr ! tu dois me tutoyer. C'est un honneur et une joie pour un vieillard d'être tutoyé à égal par un jeune. J'ai besoin d'encouragement pour ne pas crouler dans le désespoir... " Ces " Lazare ", ces revenus, ces revenants, ces ombres, et fantômes qui tutoyaient la mort et la vie, la vie et la fin, aujourd'hui, nous devons les tutoyer dans une leçon d'espoir, de civisme, d'histoire et de raison. La raison de l'homme restée debout, qui nous autorise ce brin de route commun et cette présence tutoyée, pour qu'enfin l'homme retrouve sa place et son chemin. Jacques Weber nous écrira : " Que peut apporter et que veut dire mon regard sur ces témoignages à vif, sur la cruauté de notre récente histoire ? " Mais avant que l'oubli ne s'empare de notre " bonne conscience ", avant que la vague ne soit si grande qu'elle ne pourra que nous submerger, faisons acte de civisme et de création, rendons-nous compte à temps des dangers qui menacent la République et faisons face à la Vérité, parfois si terrible à voir et à entendre, mais entendons-la à travers la sensibilité de ces artistes, jeunes et moins jeunes, qui nous ouvrent la porte de leur création vers un avenir dans la tolérance. Oeuvre d'art, acte de création, des artistes ont déployé de leur génie au service de la Liberté.
Geneviève est âgée de trois ans à Saint-Ouen quand je nais dans la Creuse, dans une France encore occupée. A la fin des combats, ma famille s'installe à Auxerre dans la maison de mes arrière-grands-parents, Geneviève suit ses parents en Allemagne où son père officier occupe un poste universitaire. Rien ne peut prédire que nos chemins vont se croiser. Je grandis, entourée de mes parents, de mon frère, de mon petit oncle, choyée par ma grand-mère qui va me transmettre sa culture. Geneviève et sa famille quittent l'Allemagne, pour Auch, puis Auxerre, où son père est nommé inspecteur d'académie. Elle fréquente le lycée, puis entre à l'Ecole normale. Elle parvient en quatrième année, où je suis encore en seconde au lycée. Je suis les cours du groupe théâtral Cadet Roussel où mon frère, un jour, arrive accompagné de Geneviève. Pour s'amuser, il emmêle nos chevelures alors que, assises dos à dos, nous écoutons Verlaine. Nous devenons plus que des soeurs. Comme des jumelles, nous vivons désormais en miroir l'une de l'autre. La magie va durer cinquante ans. Nous suivons des parcours de vie différents, mais menons les mêmes combats, pour notre liberté de femmes. Jusqu'à ce que Geneviève, atteinte d'un cancer du poumon et d'une tumeur du cerveau, décide de couper le ruban de sa vie. Elle me laisse orpheline inconsolable.
C'est l'histoire au quotidien de ces résistantes arrêtées qui, souvent après avoir été torturées, se retrouvent dans ces prisons et ces pages vont nous faire vivre leur itinéraire. Chacune d'entre elles se raconte et nous raconte son arrestation mais aussi son engagement, la vie carcérale, les s?urs gardiennes, la police, les " Droit Commun ", les " Politique " et leur lutte pour rester dignes et fidèles combattantes de l'armée de l'ombre. Cet ouvrage rend hommage à ces étrangères qui très tôt entrèrent en lutte et furent emprisonnées : Espagnoles, Allemandes, Polonaises... On sait maintenant leur condition de détention, leur vécu, mais aussi, chose rare, le fonctionnement de ces lieux d'oppresson, de collaboration et de résistance. C'est la part noire de l'histoire des prisons parisiennes pendant l'occupation. Si beaucoup partiront dans les convois les emmenant vers Auschwitz ou Ravensbrück, si beaucoup mourront en déportation ou du typhus, celles, libérées ou évadées, continueront le combat clandestin. Ce livre est comme une stèle du souvenir pour ces lieux de supplices (dont deux seront rasés après la guerre). Il révèle la volonté de continuer à témoigner et appartient à notre mémoire collective. Ces pages sont une ode à la femme dont le rôle et la lutte pendant cette période ont été trop souvent oubliés sinon négligés.
Ces pages ouvrent un nouveau chantier de recherches et d'investigations sur notre Histoire du XXe siècle. Nous proposons d'ouvrir le dossier sur les prisonniers de guerre de 14-18 pour découvrir le petit peuple des prisonniers poilus, du deuxième classe au sous-officier, ce combattant devenu prisonnier dont on parle trop peu souvent, et le mépris qu'on lui porte fait en sorte qu'on ignore la tragédie de sa condition. Plus terriblement, sont mis à jour les sévices et l'horreur qu'ont subis les populations civiles - enfants, femmes, invalides, vieillards. Jean-Claude Auriol fait appel tant à la littérature qu'aux correspondances, travaux de la Croix-Rouge, rapports administratifs pour relater l'horreur des faits vécus. L'auteur écrit : " Sans doute est-il bien tard pour parler encore de la guerre... Cependant un chapitre reste encore trop ignoré, celui des prisonniers de guerre français en Allemagne... certains témoignages furent détruits par les Allemands en 1940, à leur arrivée en France... à l'époque, être prisonnier était avilissant. " Citons cet exemple : en plein Sénat en 1916, un général déclarait : " Les prisonniers ne sont pas intéressants, ce sont des chevaliers de la crosse en l'air et des embusqués. " La mémoire collective a oublié que le prisonnier de guerre est passé par le front. Ces hommes partirent vers le nord, l'est ou le sud de l'Allemagne. Ils connurent la faim, la soif, l'insomnie et la plupart en ont gardé un souvenir pénible d'ennui, de privations et de rigueurs. Travail et devoir de mémoire, mais œuvre de Justice.