Impasse en Ituri. Opération Artemis, DDR et après ?
Oga Ukelo Jok
L'HARMATTAN
12,00 €
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EAN :9782296070516
L'Ituri, l'un de quatre districts qui constituent la Province Orientale de la RDCongo, couve depuis des décennies un conflit présenté comme "interethnique" opposant les Hema (éleveurs) et les Lendu (agriculteurs). Depuis 1999, à la suite de l'implication des armées étrangères (Ouganda, Rwanda, Burundi) dans l'instrumentalisation du conflit et le pillage des ressources naturelles de la R.D.Congo, le conflit a fait de milliers de morts. Ce livre analyse les causes lointaines et immédiates du conflit. L'auteur revient sur la particularité de la première mission militaire en Afrique des Grands Lacs dans le cadre de la force multinationale de l'Union européenne, "Opération ARTEMIS". Il jette un regard critique sur le processus post-conflit au travers du mécanisme de DDR (Désarmement, Démobilisation et Réinsertion) dirigé par le Programme des Nations Unies pour le Développement.
Nombre de pages
94
Date de parution
27/01/2009
Poids
110g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296070516
Titre
Impasse en Ituri. Opération Artemis, DDR et après ?
Auteur
Oga Ukelo Jok
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
110
Date de parution
20090127
Nombre de pages
94,00 €
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Les Adjoukrous sont une tribu de la lagune, de celles où les caractères et les consciences s'affirment le plus et où l'amour-propre individuel, villageois et tribal est le plus fort. Le village de Pass s'enrichit de la vente du poisson de ses pêcheries au marché de Dabou tout proche, autant que de ses palmeraies. Chez les Adjoukrous , le village représente la cellule sociale fondamentale. Le sentiment de la race, ici, comme chez tous les Noirs, n'a rien de physique c'est une force spirituelle, c'est la somme des âmes de tous les morts et des vivants de la tribu depuis l'origine, les ancêtres communs. La famille, chez les Adjoukrous, paraît aussi représenter un lien plus religieux, que nous fait partager ici Martine-Blanche Yéble Oga-Poupin.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...