L'impossible pouvoir local ? De nouvelles marges de manoeuvre pour l'action publique urbaine
Offner Jean-Marc ; Pinson Gilles
BORD DE L EAU
14,00 €
Épuisé
EAN :9782356878151
Les dynamiques urbaines et métropolitaines se ressemblent-elles ? Nos grandes villes sont-elles gouvernées de la même manière ? Qu'en disent les travaux comparatifs ? Les permanences l'emportent-elles sur les ruptures ? Les déterminismes des systèmes sur les stratégies des acteurs ? L'autonomie sur la dépendance ou 'interdépendance ? La différenciation sur la standardisation ? Est-il possible d'organiser les transitions - écologiques, économiques, sociales et politiques - dans des contextes urbains agis par une myriade d'acteurs, de flux, de processus et d'intérêts en tout genre ? Comprendre les contraintes de tous ordres qui formatent l'action publique locale pour préciser les champs de manoeuvre et les marges d'action des responsables politiques , tel est l'objet de cet ouvrage. Il interroge la manière dont celles et ceux qui sont censés gouverner la ville - élus, administrations et agences - tentent d'influer bon an mal an le cours des choses urbaines. Les contraintes sont là, mais lorsque la volonté politique est manifeste, quand l'ingénierie est disponible et effectivement mobilisée et que les acteurs prennent le temps de se mettre d'accord sur les problèmes avant de penser déjà aux " solutions ", villes et territoires peuvent développer une authentique propension à l'innovation et une véritable " capacité politique ".
Nombre de pages
155
Date de parution
08/10/2021
Poids
190g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782356878151
Titre
L'impossible pouvoir local ? De nouvelles marges de manoeuvre pour l'action publique urbaine
Auteur
Offner Jean-Marc ; Pinson Gilles
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
130
Poids
190
Date de parution
20211008
Nombre de pages
155,00 €
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Résumé : Relancés par la loi sur l'air de 1996, les plans de déplacements urbains (PDU) sont un outil majeur de la conduite des politiques publiques locales. Par-delà les aspects sociaux, économiques et environnementaux du transport, cette procédure de planification met en cause pratiques et structures urbaines. Les impératifs du développement durable lui confèrent des enjeux aussi bien locaux que globaux. Mieux articuler gestion de la mobilité et organisation des territoires agite les institutions publiques depuis plusieurs décennies. C'est à l'aune de ces apprentissages que doit s'analyser le mode de fabrication actuel des PDU. Les recherches concluent à une enquête inachevée de la cohérence et de l'efficacité de l'action publique. Deux principes permettront de dépasser ces démarches par trop sectorielles : l'élaboration de référentiels, aptes à formaliser une vision mobilisatrice du monde que les acteurs entendent transformer ; l'attention aux modalités concrètes du travail au sein des instances technico-administratives. Dans cette ?uvre idéologique et pragmatique de " repolitisation ", l'expertise tant savante que participante constitue une ressource stratégique pour l'État et les pouvoirs locaux.
Comment la mobilité va-t-elle évoluer, pour les voyageurs et le fret, dans les villes et sur la planète? De quelles façons innover dans les systèmes de transport? Que font les nouveaux acteurs des politiques publiques? À quels enjeux financiers se préparer? Où sont les bons outils de l'aide à la décision et au débat? Les travaux de recherche pilotés par le groupe 11 du Predit 3, présidé par Michel Rousselot, répondent à ces interrogations majeures. Si les tendances actuelles se poursuivent, l'objectif de division par quatre des émissions de CO2 (du niveau de 1990 d'ici 2050) semble hors d'atteinte, vu les limites des solutions technologiques et l'inertie des structures territoriales. Il est donc urgent d'élaborer des politiques de transport et de déplacements plus dynamiques, plus innovantes et plus concertées. Les freins à l'innovation seront réduits par l'éclaircissement des règles de la concurrence industrielle et la participation de l'ensemble des parties prenantes. La multiplication des acteurs de la scène des transports implique des modes inédits de construction de la cohérence ainsi qu'une meilleure prise en compte de l'équité sociale et territoriale. L'étranglement financier du secteur exige des formes originales de régulation. En toutes ces matières, la capacité des processus de décision et de négociation à susciter un débat public abouti apparaît cruciale. Dans un contexte de diversification des méthodes de l'expertise, de l'évaluation et de la concertation, seule l'articulation des approches permettra à l'action publique de retrouver efficacité et légitimité. Biographie de l'auteur Jean-Marc Offner est directeur de recherches au Laboratoire techniques-territoires-sociétés (université Paris-Est, CNRS), qu'il a dirigé de 2001 à 2008. Il enseigne à l'école des Ponts et Chaussées et à Sciences Po Paris.
Pour résoudre les problèmes de mobilité : le transport collectif ! Contre la crise du logement : tous propriétaires ! Il faut lutter contre l'étalement urbain ! Pas de vivre-ensemble sans mixité résidentielle ! La proximité refonde les liens sociaux et politiques ! Pour mieux gérer les territoires, changeons leur périmètre ! L'architecture fait la ville ! Ces croyances d'un autre âge appartiennent à la France des Trente Glorieuses, qui se voyait encore rurale et opposait la ville à la campagne. Elles ignorent les réalités d'un XXIe siècle urbain, mobile, connecté, et sont inadaptées aux exigences environnementales. Erigées en dogmes, elles continuent pourtant de gouverner les villes et les territoires. Jean-Marc Offner les déconstruit une à une pour nous permettre de penser la ville de demain.
Les élections ne se gagnent plus dans les urnes, mais dans les flux d'informations qui façonnent nos opinions. Steve Bannon le conseiller de Trump (lors du 1er mandat) ne disait-il pas : "La véritable opposition, ce sont les médias. Et la façon de gérer ça, c'est d'inonder la zone de merde". Nous en sommes là. Chaque jour, des milliards de données sont analysées, triées, amplifiées ou invisibilisées par des algorithmes qui orientent le débat public sans que nous en ayons conscience. L'intelligence artificielle n'est plus seulement un outil : elle redessine les règles du jeu démocratique. Ce livre retrace l'ascension fulgurante de l'IA politique et montre comment la vérité elle-même devient une variable d'ajustement. Cette dérive qui partout met en exergue les "passions tristes" est-elle une fatalité ? Serions-nous condamnés à jamais aux vigueurs orientées des algorithmes ?
Pourquoi un Nouveau manifeste convivialiste ? Parce que, on le voit bien, les conflits qui embrasent désormais le monde, autant ou plus que des conflits économiques, sont des conflits identitaires. Chaque Etat, chaque culture, chaque religion, chaque genre, chaque individu veut être reconnu comme ayant plus ou au moins autant de valeur que les autres. Ces luttes de reconnaissance, par lesquelles chacun veut affirmer une valeur déniée ou retrouver une grandeur perdue (Make America, or Russia, or China etc. great again), sont en train de détruire tous les équilibres moraux et démocratiques hérités. Ils mènent le monde vers une nouvelle lutte de tous contre tous. Vers la barbarie. Le Nouveau Manifeste convivialiste qui, comme les précédents, va être traduit dans de nombreuses langues, se veut une contribution à la préparation d'un grand symposium qui réunira à l'Unesco une centaine de plus hautes autorités intellectuelles, morales et religieuses de notre temps à qui il sera demandé de dire ce qui est autorisé et ce qui est interdit aux humains alors que la survie même de l'humanité est maintenant en jeu.