Karol, historien polonais d'un certain âge, souffre d'un cancer et se sait condamné. Il quitte brusquement Munich où il vit, et roule instinctivement vers l'Italie qu'il aime et qui lui est familière. La peur de la douleur, qu'il tente de noyer dans l'alcool, le rattrape au cours des soirées solitaires à l'hôtel, et c'est alors un bilan amer qu'il fait des années passées. Sa femme l'a quitté pour émigrer en Amérique où elle est morte, sans qu'il l'ait vraiment connue, son fils lui est presque étranger. Dans une auberge de Molène, il rencontre Oksana, une jeune femme médecin d'origine ukrainienne, de passage avec sa famille. Et c'est avec elle qu'il va poursuivre la route, et vivre intensément ce qu'il pense être une ultime histoire d'amour. De ville en village se noue entre eux un dialogue tendre et passionné. La révélation réciproque de lourds secrets liés à la Seconde Guerre mondiale vient compliquer leur relation. Karol est un guide érudit. Dans le cadre romantique de l'Italie puis de la Sicile, avec leurs monuments, leurs trattorias, leurs plages, la conversation se poursuit sur des sujets graves ou légers : l'Histoire, le mensonge, la vengeance, la maladie, la condition d'émigré, l'amour. Oksana ne tardera pas à découvrir l'état de Karol et, d'une façon aussi dramatique qu'inattendue, le sauvera. Un grand roman au style envoûtant qui nous emporte et nous transporte.
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Nombre de pages
374
Date de parution
19/04/2003
Poids
450g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782882501325
Titre
OKSANA L UKRAINIENNE
Auteur
Odojewski Wlodzimierz
Editeur
NOIR BLANC
Largeur
145
Poids
450
Date de parution
20030419
Nombre de pages
374,00 €
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Après Une saison à Venise, la trilogie de l'adieu à l'enfance se poursuit avec deux récits d'initiation sexuelle qui se déroulent en 1941, pendant l'occupation nazie en Galicie, avec toute l'ambiguïté du rapprochement entre l'émerveillement de la découverte des plaisirs charnels et l'effroi face à la violence et la mort. Dans chacune des deux longues nouvelles, Marek fait un pas de plus vers la sexualité adulte mais, chaque fois, la guerre et le génocide surgissent. " L'écrivain adopte le regard de Marek, "planté là, étourdi, les veux embués" face aux lieux enchanteurs, à la magie des objets, des costumes, des corps - mais aussi face à la violence et à la terrible balafre de l'innommable. L'émotion reste intacte et la maîtrise littéraire impressionnante. " (Livres Hebdo)
On connaît de longue date, en France, Poprichtchine, le fou de Gogol dont le Journal a été traduitet adapté à de multiples reprises. Sa célébrité légitime a laissé jusqu'à présent dans l'oubli sesnombreux doubles, dont les revues des années 1830 publièrent les vies fugaces. Ces frères del'ombre du héros gogolien contestent pourtant avec virulence la montée du positivisme, dans uneEurope lasse des Lumières triomphantes du siècle précédent. Tels sont les personnages quemettent en scène les récits ici rassemblés. Singuliers et émouvants, ils viennent enrichir notreconnaissance du mouvement romantique européen et rappeler la valeur et la diversité, tropsouvent méconnues, du romantisme russe. Les héros d'Aksakov (1817-1860), de Polévoï (1796-1846) et d'Odoïevski (1803-1869), qui osent affirmer qu'il ne saurait exister d'art sans que le créateur accepte et accomplisse la folie qui l'habite, que la vie sans le rêve ne vaut pas d'être vécue, sont nécessairement de ceux qui dérangent. Ils subvertissent sans compromission normes sociales et valeurs individuelles, et assument en ceci l'héritage mystique des fols-en-Christ d'autrefois, ces marginaux que l'Eglise orthodoxe, malgré leur anticonformisme, ou plutôt grâce à lui, appelle « bienheureux » et canonise. Bienheureux aussi soient les fous romantiques! La justesse de leurs voix, la pertinence insolente de leurs choix ne peuvent laisser indifférent quiconque est prêt à les entendre.
Dans une petite ville du Donbass, au moment de l'invasion russe, Marianna se meurt. Surnommée "la Dame Blanche", mi-magicienne, mi-gardienne des lieux, elle a dirigé la blanchisserie de la mine de charbon, consacrant sa vie à laver, blanchir, assainir le linge. Sa fille, Janna, se demande si elle devra reprendre cette mission purificatrice. C'est alors que réapparaît Valet, le voisin, qui s'est engagé dans les forces de l'ordre russes. Réprouvé par la population ukrainienne et hanté par un désir de vengeance, Valet attend son heure. Dans ce roman puissant, parfois terrifiant, Sergueï Lebedev scrute la vie quotidienne dans le Donbass lors de l'invasion russe. Il dénonce avec force la mainmise de la Russie sur l'Ukraine et les habitudes soviétiques qui perdurent. La mine de charbon, qui a une voix propre dans le récit, cache un terrible secret : lors de la Seconde Guerre mondiale, des milliers de Juifs y ont été ensevelis par les Allemands. C'est au-dessus de ces lieux maudits que, un jour de juillet 2014, un avion de ligne est abattu par un missile russe... Serguei Lebedev, connu pour examiner sans complaisance les maux de l'Histoire, met en lumière le point de rencontre du nazisme et du communisme soviétique, qui a donné naissance au nouveau totalitarisme de la Russie d'aujourd'hui.
Plongez dans une ambiance semblable à celle des films d’Emir Kusturica. Le décor est celui de la Croatie et de la Bosnie voisine, le ton est enjoué et burlesque. Un couple d’Autrichiens atterrit dans un petit village croate pour assister à la fête de Sainte Marguerite, connue pour venir en aide aux couples en mal d’enfants. S’ensuit une série de situations cocasses, sous la plume irrévérencieuse d’Ante Tomic.
Résumé : Notre guerre quotidienne est la suite du Journal d'une invasion, la chronique de l'invasion russe tenue par l'écrivain ukrainien Andreï Kourkov. D'août 2022 à février 2024, il raconte de l'intérieur le combat des Ukrainiens pour sauver leur pays. Dix ans après l'annexion de la Crimée, deux ans après l'invasion de l'Ukraine, Kourkov se remémore les tentatives de la Russie, depuis plusieurs siècles déjà, pour détruire la culture ukrainienne, c'est- à-dire la culture d'un peuple résolument tourné vers l'Europe. Qu'il évoque le stress extrême des habitants face aux raids aériens, la déportation des citoyens des régions occupées, la corruption éhontée de certains membres du gouvernement ukrainien, le rôle de Zelensky, les financements participatifs pour soutenir l'armée ou les festivités de Halloween, Kourkov nous donne à voir le quotidien d'un peuple en guerre. Un quotidien parfois absurde, marqué par la résistance, la solidarité et une détermination sans faille. Ecrit sur un ton tour à tour mordant, tragique ou humoristique, toujours sincère, Notre guerre quotidienne nous permet de mieux comprendre les enjeux du conflit ? mais aussi la manière dont il est vécu, au jour le jour, par la population.