La confiance est une base fondamentale du fonctionnement des sociétés : confiance envers autrui, envers les institutions, envers la société en général. Force est de constater qu'actuellement elle est mise à mal dans un contexte empreint d'incertitudes de différents ordres, géopolitique, écologique et environnemental, sanitaire, technologique, où les repères manquent pour se situer individuellement et collectivement. La défiance vis-à-vis des vaccins lors de pandémies, les mouvements sociaux toujours prêts à s'enflammer, la perte d'adhésion aux institutions de l'Etat, la perte de crédibilité des corps intermédiaires en sont des témoignages flagrants. Cette crise de confiance gagne les milieux où une forte expertise est requise pour comprendre et gérer les situations complexes. Le parti pris de cet ouvrage est d'interroger la problématique dans des domaines de la société très variés afin d'en dégager des pistes transversales. La crise de confiance étant généralisée, il serait vain de contribuer à l'éclairer sous l'angle unique d'un domaine particulier. Les regards portent ainsi à la fois sur la politique, la justice, la santé, les médias, l'humanitaire la sécurité civile. Sont interrogés à la fois les mécanismes qui conduisent à l'altération de la confiance et les démarches visant à la restaurer ou à atténuer les facteurs de dégradation. Sont recherchés des axes structurants sur lesquels il conviendra de travailler pour converger à nouveau vers un fonctionnement d'une société où les citoyens se reconnaîtront dans leurs institutions dans un climat davantage apaisé, et in fine de renforcer notre démocratie.
Nombre de pages
155
Date de parution
21/09/2023
Poids
260g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9791034608096
Titre
La confiance : nouvel horizon social ?
Auteur
Obertelli Patrick ; Wittorski Richard
Editeur
CHAMP SOCIAL
Largeur
155
Poids
260
Date de parution
20230921
Nombre de pages
155,00 €
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Les entreprises sont aujourd'hui encore pensées dans une perspective majoritairement fonctionnaliste. Cet ouvrage se propose de transformer le regard porté sur elles en les concevant comme des ensembles humains et sociaux indissociablement liés à leurs milieux. Autrement dit comme des formes particulières d'expression de la société. Les analyses développées par les auteurs, Hubert Landier, Michel Liu, Marie-Haude Caraes, Jacques Ardoino et Patrick Obertelli, dégagent des axes majeurs tels les effets des représentations structurées par les rôles professionnels, l'influence des préoccupations démocratiques, les logiques contemporaines de circulation des flux, la temporalité en tant que base signifiante fondamentale de l'humain, et la prise de risques à la base d'une vision ouverte de l'entreprise.
Renforcer la vie démocratique est un enjeu majeur de nos sociétés. Le présent ouvrage a pour but d'approfondir le rôle des Sciences humaines et sociales (SHS) pour éclairer les mécanismes de fonctionnement démocratique au sein même de la société, et identifier des pistes pour adapter la gouvernance en s'appuyant sur ce fonctionnement. Pour ce faire, les méthodologies de recherche exigent d'être pensées en cohérence avec leurs objets d'étude. De toute évidence, les recherches-actions collaboratives apparaissent comme des solutions pertinentes. Ces pratiques visent à associer les citoyens "âprofanes en rechercheâ" aux chercheurs professionnels. La recherche est trop importante dans les transformations de nos sociétés pour ne rester qu'aux mains des chercheurs ... et des politiques.
La question posée dans cet ouvrage est celle de la façon dont les Sciences humaines et sociales (SHS) contribuent à retisser ou développer les liens sociaux, les solidarités. Cette question sera étudiée de deux façons : - Peut-on tout d'abord dire qu'un certain nombre de résultats de recherche produits en SHS, mettent au jour des mécanismes qui entravent ou favorisent le "faire société" et ainsi permettent aux citoyens, aux institutionnels et aux politiques d'en prendre conscience ? - De façon complémentaire, peut-on soutenir l'idée que c'est également au travers des modalités de conduite et de réalisation de la recherche, notamment via des recherches collaboratives associant chercheurs et acteurs sociaux, que les recherches en SHS contribuent à transformer des conduites sociales et à faire émerger à la fois des buts communs entre les acteurs et une intensification des échanges ...
Obertelli Patrick ; Boespflug Olivia ; Clavaud Emm
Cet ouvrage explore les ressorts essentiels pour soutenir ou restaurer le lien social dans des situations particulièrement critiques, qu'il s'agisse du vécu d'une catastrophe ou d'un parcours en fin de vie. Face à de telles épreuves, la question est de savoir comment aider les personnes à faire ou à refaire société, à retrouver leur place dans la communauté humaine quand le lien social est profondément altéré, que le sentiment d'identité est fragilisé à l'extrême. Pour y répondre, les auteurs tous experts reconnus, s'appuient sur des cas concrets auxquels ils ont dû faire face. Donner des repères pour pouvoir se questionner, penser, agir, telle est l'ambition de cet ouvrage de façon à éviter les conduites de ruptures sociales que les dysfonctionnements de nos sociétés ont tendance à favoriser. On l'aura compris, ce livre s'inscrit dans une éthique de l'humain et de restauration du lien social.
Mazereau Philippe ; Leboiteux Dominique ; Rose Pie
Il est intéressant de se décentrer de la phobie comme entité clinique pathologique pour l'aborder sous l'angle des capacités empathiques de l'environnement, c'est-à-dire des réponses à des besoins. La phobie scolaire est un processus plus complexe que les autres phobies (de situation) par la diversité de ses manifestations. La question de la non adhésion de certains enfants aux normes sociales, celle d'une inadaptation à la règle ou à la loi ou encore celle du refus de l'école, lié ou non à des faits de harcèlement, méritent d'être posées, au-delà de la définition psychopathologique classique. C'est pourquoi il est intéressant de se décentrer de la phobie comme entité clinique pathologique pour l'aborder sous l'angle des capacités empathiques de l'environnement, c'est-à-dire des réponses à des besoins singuliers, qui peuvent, par exemple, prendre la forme de l'aménagement des modalités d'accueil à l'école, au collège, au lycée. Si l'enfant ou l'adolescent éprouve des difficultés à construire le lien avec l'autre, la mise en œuvre d'adaptations, dans le cadre scolaire, permettant une meilleure adéquation entre la demande de l'école et lui-même peut contribuer à résoudre le problème et à surmonter la crise.