L ASSOCIATION CIVILE SELON HOBBES SUIVI DE CINQ ESSAIS SUR HOBBES
OAKESHOTT
VRIN
24,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782711623426
Thomas Hobbes est le seul penseur de la tradition philosophique à qui le philosophe britannique Michael Oakeshott consacra entièrement l'un de ses livres, un recueil d'essais et de conférences qu'il publia en 1975 sous le titre de Hobbes on Civil Association. A quoi tient l'importance décisive reconnue ainsi à l'oeuvre de Hobbes, et quel rôle particulier joua la pensée de Hobbes dans l'élaboration de la pensée de Oakeshott lui-même ? Le titre donné au recueil donne une indication précieuse. Tant d'un point de vue philosophique que d'un point de vue historique, Oakeshott a en effet thématisé à travers le concept d'" association civile" un mode d'association politique précis des hommes, celui dans lequel les individus sont liés par le respect de certaines règles et de certaines pratiques, mais non par une fin commune unique. C'est dans cette perspective que Oakeshott a pu opposer la nomocratie d'une societas à la téléocratie d'une universitas, c'est-à-dire d'un Etat qui se donnerait comme mission d'imposer un même objectif à tous ses membres. La lecture que fait Oakeshott de Hobbes est ainsi très clairement une lecture "libérale": il comprend Hobbes comme un penseur du cadre formel d'une societas, et non pas d'une universitas, c'est-à-dire comme un penseur, précisément, de l'"association civile". Afin de permettre l'évaluation d'une telle lecture, la traduction de l'ouvrage de Oakeshott, la première en langue française, est accompagnée de la traduction de cinq autres essais que l'auteur a consacrés à Hobbes entre 1935 et 1974.
Date de parution
02/05/2011
Poids
289g
Largeur
215mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782711623426
Titre
L ASSOCIATION CIVILE SELON HOBBES SUIVI DE CINQ ESSAIS SUR HOBBES
ISBN
2711623424
Auteur
OAKESHOTT
Editeur
VRIN
Largeur
215
Poids
289
Date de parution
20110502
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Spécialiste mondialement renommé de Hobbes et professeur de sciences politiques à la prestigieuse London School of economics, le philosophe Michael Oakeshott (1901-1990) est une figure intellectuelle britannique majeure. D'une sensibilité conservatrice à tendance libertarienne mais surtout foncièrement sceptique en politique et de fait inclassable, il est l'auteur d'une ?uvre plus considérable en densité qu'en quantité - dont un titre (" De la conduite humaine ", PUF, 1995) a déjà été traduit en français. Dans " Morale et politique dans l'Europe moderne " (1958), ce non-conformiste viscéral soutient la thèse originale et décapante que l'histoire de la pensée politique occidentale se caractérise essentiellement par le développement et l'antagonisme de deux théories : l'individualisme (l'association civile d'individus autonomes avec le moins de gouvernement possible), qui a sa nette préférence, et le collectivisme (sous les deux visages " productiviste " et " distributif ") - l'un et l'autre sous-tendus par des positions morales premières.
Oakeshott Michael ; Sené Jean-François ; Guillemin
Ce texte est une des références majeures de la pensée conservatrice britannique du XXe siècle. Michael Oakeshott y donne les clés de ce qu'il décrit comme la "disposition au conservatisme" : une valorisation du présent, mais aussi de ce qui est familier, c'est-à-dire déjà connu et éprouvé, une prudence raisonnable par rapport au changement et une conception non utilitariste des relations sociales. En politique, cette disposition au conservatisme se traduit par une méfiance instinctive à l'encontre des idéologies rationalistes et par un scepticisme à l'égard de toutes les initiatives de l'Etat visant à transformer ou à améliorer la société. Cette pensée conservatrice, aussi éloignée du moralisme que du libéralisme d'un Friedrich Hayek, reste d'une actualité brûlante et permet d'apporter certaines réponses aux interrogations qui se posent aujourd'hui sur l'identité, l'esprit d'entreprise, les relations intergénérationnelles et la place de l'Etat dans la société.
Norman McLaren oeuvre dans le domaine onirique de l'animation. David Cronenberg est maître du genre de l'horreur intérieure. Que peuvent donc partager ces deux cinéastes canadiens aux univers si distincts ? Chacun a construit une relation à long terme avec un compositeur - respectivement Maurice Blackburn et Howard Shore. D'un duo à l'autre, le musicien occupe une place centrale au sein de la création collective ; sa musique se révèle comme une composante fondamentale. Quels processus créatifs lui permettent de se déployer ? Le livre fait la lumière sur les mécanismes collaboratifs et la pensée de ces duos. Plus généralement, il établit une poïétique de la création musico-filmique, décrit et comprend les processus créateurs filmique et musical qui déterminent la composition d'une musique de film et, plus encore, une musicalité de tout le complexe audiovisuel. Du cinéma d'animation expérimental (A Phantasy) au long-métrage de fiction (Crash, A Dangerous Method) en passant par le documentaire engagé (Jour après jour), l'auteure offre un portait inédit de pratiques musico-filmiques novatrices tout en proposant de nouvelles approches analytiques pour la musique de film.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.