Guerres récurrentes en République Démocratique du Congo
Nzereka Mughendi Nissé
L'HARMATTAN
23,00 €
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EAN :9782296123526
L'objet de ce livre est l'étude des guerres qui ont fini par transformer la République Démocratique du Congo en champ de ruines. Pour trouver les causes et déterminer le sens de leur récurrence, l'auteur analyse plusieurs paramètres : originalité de ces guerres (diversité d'acteurs cachés, instrumentalisation des identités, de la démocratie et des réfugiés) ; impasse géopolitique (gigantisme, scandale géologique, diversité des peuples, des cultures, des identités et de la biodiversité) ; crise de gouvernance (institutions inadaptées, gestion calamiteuse de la chose publique, de la nationalité, de l'immigration) ; faillite de l'Etat et hypothèque sur ses missions régaliennes (défense, sécurité, administration du territoire, justice, intérêt général, biens publics, création des richesses) ; déclin de l'Etat en tant que puissance régionale (perte de leadership en Afrique centrale et en région des Grands Lacs).
Nombre de pages
228
Date de parution
15/07/2010
Poids
275g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296123526
Titre
Guerres récurrentes en République Démocratique du Congo
Auteur
Nzereka Mughendi Nissé
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
275
Date de parution
20100715
Nombre de pages
228,00 €
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La guerre et la paix sont souvent attribuées à plusieurs causes qui, prises séparément, ne peuvent expliquer la complexité de certaines situations. Ainsi des turbulences que connaît depuis 1996 le Congo-Zaïre. Cet ouvrage propose une étude qualitative des déterminants communs à la paix et à la guerre à partir du concept inclusif de "potentiel de paix" , défini comme inversement proportionnel au risque, pour un Etat, de connaître la guerre. L'état de la paix serait fonction de la configuration de deux variables : l'intégration (spatiale, socioculturelle et modernisante) et la viabilité (intrinsèque, intérieure et extérieure) de l'Etat (ou système politique) concerné par la guerre. La tridimensionnalité de chacune de ces variables permet de rassembler en un modèle théorique en forme de pyramide l'ensemble des explications nécessaires, quoique partielles, à la situation qui prévaut au Congo-Zaïre.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...