L'épreuve du terrain. Violences des tribunes, violences des stades
Nuytens Williams
PU RENNES
16,00 €
Sur commande
EAN :9782753513525
Quelle est la place des sports dans la fabrique des normes et des déviances? Pourquoi des groupes de supporters commettent des agressions? Pourquoi la pratique sportive elle-même génère des violences? Comment? Mais surtout: pour quelles raisons sociologiques ces déviances ne sont pas permanentes? Pour le savoir je me suis penché sur le "peuple des tribunes" et sur le monde des pratiquants du dimanche. Le supporterisme et l'amateurisme. Les tribunes. Les petits stades. Les groupes d'ultras. Les clubs de villages et de quartiers. J'ai enquêté durant dix ans. En essayant de me tenir au plus près des faits, des ruptures de cadre, des passages à l'acte. Il ressort de tout ce labeur que regarder et pratiquer une telle activité, au-delà des plaisirs ramassés, constituent des épreuves qui ne sont pas purement sportives. On s'y fabrique, on y apprend les règles et leur contournement, on y expérimente les usages sociaux de la sanction. Le lecteur va donc progressivement rentrer dans ces mondes pour croiser le supporter et son groupe, l'identification et l'attachement, le désir de reconnaissance, le bénévolat en crise, l'arbitre, l'éducateur, l'entraîneur, le joueur. Il va surtout pouvoir apprécier la méfiance que chacun doit entretenir face au durcissement des contextes de pratique et de spectacle: qui ignore en effet que le sport perdra dans ce cas progressivement ses dimensions éducative et récréative? Que les joueurs, les éducateurs, les spectateurs, les dirigeants de clubs et les arbitres comprennent qu'il leur faut conserver la main en matière de régulation du sport. Ce livre veut modestement leur donner des moyens de cerner les enjeux du couple sport et violence pour, in fine, sauvegarder leurs compétences en matière de contrôle social. Parce que le sport figure l'un des derniers domaines de la vie sociale où les libertés individuelles peuvent pleinement s'exprimer. Pour combien de temps encore?
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Nombre de pages
196
Date de parution
31/03/2011
Poids
340g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753513525
Titre
L'épreuve du terrain. Violences des tribunes, violences des stades
Auteur
Nuytens Williams
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
340
Date de parution
20110331
Nombre de pages
196,00 €
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L'hypersensibilité, terme très en vogue ces dernières années, est un fonctionnement cérébral particulier qui touche près d'un quart de la population mondiale. Mais ne vous y trompez pas : ce n'est ni une maladie ni un trait de caractère. Ce n'est pas non plus de la psychologie de comptoir comme beaucoup se l'imaginent. Atout majeur dans la vie, elle peut pourtant, telle une voiture de course ultra performante, subir les inconvénients de ses performances. Un côté sombre parfois tellement envahissant qu'il peut mener à des drames et occulter tous les bénéfices, comme nous l'explique Gilles Nuytens dans ce pamphlet rédigé au vitriol. Dans ce texte, il dénonce avec force l'incompréhension de la population. Alors plutôt que de juger et faire des reproches à longueur de temps, pourquoi n'essayeriez-vous pas de comprendre ? Car davantage que toute autre personne, les hypersensibles ont besoin de soutien. Et vous, seriez-vous hypersensible sans le savoir ? Peut-être vous reconnaîtrez-vous dans ce texte...
Le meurtre du bon sens. Ce n'est pourtant pas une histoire belge, même si depuis Bruxelles, pour l'auteur, la situation a l'air d'une farce. Et l'histoire se répète dans le monde entier. La blague est dite même en latin. Les croyants brûlent des cierges. La pandémie pantomime donne lieu à une dictature sanitaire à tendance psychotique, citoyenne comme gouvernementale. Heureux les hypocondriaques, car les portes des hôpitaux leurs sont grandes ouvertes ! Heureux les gouvernants, car le fantasme du contrôle des masses est devenu réalité ! Heureux les fascistes à la petite semaine, car ils peuvent décider du sort de leurs prochains ! Un fascisme ordinaire et maussade se met en place, partout, pour une situation elle aussi ordinaire que la masse média a voulu rendre extraordinaire. L'homme de bien et de raison oscillera alors entre deux tendances. Devenir con ou le rester. Réfléchir, en appeler à sa raison ou bien bêler sans se soucier de la marque de la tondeuse. Gilles Nuytens, sujet sensible et disciple du bon sens nous livre avec ce texte enflammé, sa vision des choses, que vous approuverez, si tout comme certains, vous pensez que cette crise sanitaire donnera effectivement naissance à ce que beaucoup appellent déjà : le monde d'après. Yoann Laurent-Rouault, directeur de la collection Drôles de pages.
Douze nouvelles. Douze univers. Douze dystopies. Par le biais de petites histoires empreintes d'un humour aussi surréaliste que piquant, Gilles Nuytens nous offre une vision décalée et glaçante de ce que le monde aurait pu devenir s'il avait évolué autrement. Mais ce surréalisme cache une réalité sordide qui peut parfois passer au travers du prisme de la fiction. Nageant à contre-courant dans les méandres de dérives sociétales aux relents kafkaïens, Gilles Nuytens ne fait pas dans la dentelle… Mais use toujours de cet humour particulier qui le caractérise. Ecrites sur une période de dix ans, à l'heure de la déferlante multimédiatique, ces nouvelles ne vous laisseront certainement pas indifférents. Laissez-vous entraîner aux frontières de l'absurde dans le "multivers de l'Absurdistan", préfacé par Michel Weber (philosophe et essayiste) et Carlos Vaquera (magicien, mentaliste et animateur de télévision).
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.