Le composé humain dans la pensée paulinienne. Essai d’une anthropologie théologique à la lumière de
Ntongo Bitti Jean Marie ; Frouisou Samuel
L'HARMATTAN
26,00 €
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EAN :9782336607313
L'apôtre Paul, dans sa première épître aux Thessaloniciens, propose une vision saisissante de la nature humaine en évoquant "l'esprit, l'âme et le corps" . Cette triade, unique dans le corpus paulinien, est bien plus qu'une simple formule : elle est la clé d'une anthropologie biblique qui affirme l'unité sacrée et indissociable de la personne. Ce livre vous invite à une enquête passionnante aux sources de cette conception. Il retrace l'arrière-plan historique et théologique de la pensée paulinienne, dévoilant une synthèse originale. Si le vocabulaire emprunte à la Grèce antique, l'ouvrage démontre que le fond demeure résolument ancré dans la vision moniste de l'Ancien Testament, elle-même nourrie par les sagesses égyptiennes et moyen-orientales. Grâce à une méthodologie alliant l'exégèse historico-critique et l'analyse de la rhétorique gréco-romaine, l'auteur déploie toute la richesse de 1 Thessaloniciens 5, 23-28. Il en résulte une puissante démonstration de la dignité intrinsèque de l'être humain, considéré dans l'intégralité de son être. Les enseignants et étudiants en sciences bibliques y trouveront un essai pratique et érudit, précieux pour les études en exégèse et en théologie.
Nombre de pages
240
Date de parution
16/04/2026
Poids
370g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782336607313
Auteur
Ntongo Bitti Jean Marie ; Frouisou Samuel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Date de parution
20260416
Nombre de pages
240,00 €
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Quel intérêt y aurait-il, pour des Africains, à célébrer la mémoire d'Aimé Césaire, l'Antillais, le député français d'outre-mer ? Autant ils étaient subjugués par la poésie révolutionnaire de l'auteur de Cahier d'un retour au pays natal, autant ils semblaient déçus par l'homme politique qui n'a pas su réaliser dans la pratique la prophétie inscrite dans ses écrits. Ce malentendu entre le culte que l'on voue à Aimé Césaire en Afrique pour ses idées et le dépit qu'il inspire pour ses actions ne pouvait nous laisser indifférent alors que l'heure était venue de faire le point sur la contribution de cet écrivain à la construction de la société de notre temps. Nous avons voulu le dissiper en réunissant les spécialistes et les amateurs de son oeuvre, d'où l'idée d'organiser le colloque international qui s'est tenu à l'université de Yaoundé-I du 8 au 10 juin 2010. A la faveur des échanges, il est apparu clairement qu'aucun Africain, à l'exception peut-être de Cheikh Anta Diop, n'a autant fait pour l'Afrique au plan des idées que le poète Aimé Césaire. L'Afrique, c'est la métaphore obsédante de la création littéraire de Césaire ; c'est le fantasme persistant à la lumière duquel il faut interpréter le reste. Quand Césaire parle des Nègres des Antilles, il entrevoit ceux de l'Afrique ; quand il évoque ceux de l'Amérique, il a en esprit ceux de l'Afrique.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...