Cet ouvrage collectif explore la condition des esclaves dans la Rome antique, en mettant en lumière les contrastes entre leur statut d'êtres déshumanisés et la reconnaissance progressive d'une certaine humanité. Les textes analysés illustrent la brutalité et l'injustice du système esclavagiste romain. Les esclaves étaient considérés comme des biens meubles, soumis à la volonté arbitraire de leurs maîtres. Ils pouvaient être battus, torturés, voire tués sans conséquence. Cependant, malgré leur statut inférieur, certains esclaves jouissaient d'une certaine reconnaissance de leur humanité. Ils pouvaient acquérir des compétences, avoir des responsabilités importantes et même se libérer. Tout en retraçant l'évolution de la condition servile à Rome, depuis l'époque républicaine jusqu'à l'Empire, d'une part, et en montrant que la situation des esclaves a connu des améliorations au fil du temps, mais que la servitude est restée une réalité oppressive pour la majorité d'entre eux, d'autre part, cet ouvrage offre une analyse nuancée de la condition servile dans la Rome antique, invitant à une profonde réflexion sur l'esclavage du temps moderne que nous dénonçons malheureusement dans notre société du XXIe siècle.
Nombre de pages
200
Date de parution
31/10/2024
Poids
307g
Largeur
155mm
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EAN
9782336462806
Titre
La condition servile dans la Rome antique : de la déshumanisation à une certaine humanisation. Analy
Mambwini Kivuila-Kiaku José ; Nsuka Nkoko Jean-Bap
La dimension spatiale infernale dans l'Antiquité, particulièrement dans la littérature latine, a préoccupé l'auteur. Il suit Enée dans son triple voyage géographique, intérieur et eschatologique post mortem. Au-delà de la question narratologique, l'étude s'articule autour de la correspondance entre le héros et le regard omniscient de Virgile dont il est porteur. Son axe central est l'espace imaginaire dans lequel Enée se déplace avant et pendant sa descente aux enfers. Tout en apportant un éclairage dans la compréhension du chant VI de l'Enéide, cette étude réactive les notions de mythe, d'épopée et de héros épique, qui se trouvent au coeur de la philosophie antique.
Mambwini Kivuila-Kiaku José ; Nsuka Nkoko Jean-Bap
Ecrit par deux latinistes de souche africaine, cet ouvrage étudie l'image de l'Afrique dans le Bellum Iugurthinum de Salluste et dans la Pharsale de Lucain. A travers les représentations de l'Afrique chez ces deux auteurs latins, ainsi que leur façon de penser l'espace africain et les peuples qui y habitent, c'est aussi l'imaginaire latin et l'imagination des Romains sur cet espace que les deux auteurs de cette critique littéraire ont cherché à cerner. Dans un style fluide, ils ont tenté de répondre à une problématique globale qui s'articule autour de quelques questions, notamment : Quelle image les Romains ont-ils de cet espace ? Sur quels matériaux s'appuient-ils dans l'élaboration de l'image de l'Afrique ? Quelle représentation font-ils de cet espace et de leurs habitants ? Quel dessein poursuivent-ils en présentant telle ou telle image de cet espace géographique ? Est-ce pour des motifs purement étiologiques, exotiques ou didactiques ? L'image de l'Afrique reproduite dans leurs écrits ne représente-t-elle pas les croyances, les mentalités de leur époque sur un espace presque méconnu des Romains ? Quelle poétique de l'espace africain les deux auteurs nous présentent-ils ? Il se dégage de leur analyse que l'image de l'Afrique véhiculée dans ces deux oeuvres latines est une construction idéologique de leurs auteurs basée sur des a priori qui puisent leur `légitimité' dans les légendes, les mythes grecs et romains. Les topiques négatifs auxquels ces écrivains latins recourent présentent l'Afrique comme un espace symbolisant la sauvagerie et la barbarie. Cette image, estiment-ils, a traversé les siècles, et se retrouve au coeur du discours colonialiste des XVIIIe-XIXe siècles, et même, aujourd'hui, dans les médias occidentaux.
Epopée nationale et récit fondateur des origines de Rome, l'Enéide déploie une architecture narrative complexe où se croisent intrigue, discours, voix, temporalités et structures symboliques. Elle est à la fois un récit épique, une mémoire mythique, une mise en intrigue de l'histoire et une médiation poétique sur le destin de Rome. Les différentes contributions de cet ouvrage ont choisi d'explorer les multiples dimensions de la narration virgilienne. Ces contributions témoignent d'une grande valeur scientifique. Chacune d'elles procède d'une enquête rigoureuse, fondée sur une lecture attentive des structures du récit virgilien, en examine les ressorts narratifs, en éclaire les enjeux symboliques et en révèle les multiples niveaux de signification. L'écriture de Virgile demeure d'une richesse exceptionnelle. Derrière la perfection formelle de son vers et la grandeur de son projet poétique se déploie un art subtil du récit, capable d'articuler mythe et histoire, destin individuel et mémoire collective, voix humaines et interventions divines.
La femme est au centre des préoccupations humaines depuis des temps immémoriaux ; l'Antiquité semble, par l'idée qu'elle se faisait de la femme, avoir légué à d'autres siècles des poncifs dont les rémanences sont encore visibles dans le monde contemporain. Comment la Rome antique considérait-elle la femme ? Quelle image avait-elle d'elle ? Consacré à la représentation de la femme dans la littérature latine, cet ouvrage tente de répondre à ces deux questions à travers l'étude approfondie de certains textes relatifs à l'enseignement de la littérature latine à l'école secondaire non seulement en République Démocratique du Congo mais également en Afrique francophone subsaharienne. Les contributions des chercheurs réunis dans cet ouvrage montrent que, pour les Romains, la femme est à la fois symbole, type ou prototype d'une réalité sociale, imaginaire et fictive.