Ce livre est la première étude d'ensemble publiée en français sur la musique d'Elliott Carter, né en 1908. Max Noubel y décrit les années de formation du compositeur dans le contexte de l'entre-deux-guerres, puis son orientation esthétique solitaire dans le courant des années quarante, qui ouvre à l'une des aventures artistiques les plus fascinantes et les plus fécondes de cette seconde moitié du XXe siècle. Suivant l'évolution même de Carter, chez qui la biographie s'efface progressivement devant la production de plus en plus intense des œuvres, Max Noubel nous fait entrer dans l'atelier du compositeur : il présente les fondements de son langage, ainsi que l'ensemble des pièces écrites sur une période de plus de soixante ans. L'analyse des structures révèle la richesse des significations. Si l'auteur insiste sur la construction du temps, c'est que les œuvres de Carter apparaissent sous la forme de récits ou de drames dont les personnages sont les instruments eux-mêmes. Loin de tout dogmatisme, Carter cherche à exprimer l'" homme ondoyant et divers " cher à Montaigne, qui accède à la pleine conscience de lui-même dans le dialogue ou la confrontation avec ses partenaires. La construction du temps, à travers l'écriture musicale, est alors construction de liberté. C'est en quoi le temps cartérien est un temps fertile. Ce livre est précédé, en guise de préface, d'un entretien avec Pierre Boulez.
Nombre de pages
320
Date de parution
01/01/2000
Poids
534g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782940068173
Titre
Eliott Carter ou le temps fertile
Auteur
Noubel Max
Editeur
CONTRECHAMPS
Largeur
140
Poids
534
Date de parution
20000101
Nombre de pages
320,00 €
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La légende de Jacob - François Marulaz est indissociable de l'un des plus prestigieux régiments de cavalerie de la Révolution et de l'Empire, le 8e hussards. C'est avec cette unité, en effet, que Marulaz s'illustre à Valmy, en Vendée, en Flandres, sur le Rhin, en Helvétie et sur le Danube. Sur ces divers théâtres, il se taille, sabre au clair, une réputation d'officier d'élite de cavalerie légère. Sous l'Empire il prend une part active aux campagnes de Prusse, de Pologne et d'Autriche. De 1809 à 1814, il commande la 6e division militaire à Besançon. C'est là qu'il a sa dernière heure de gloire, lors de l'invasion de 1814. Gouverneur de la ville, chargé de défendre la place forte, il ne rend pas celle-ci et la conserve même après l'abdication de l'Empereur, en dépit des tentatives pour le soudoyer, du sévère blocus imposé par les troupes autrichiennes et même de la trahison, découverte bien plus tard, d'un officier de son entourage. Tel est Marulaz, dont ce livre, écrit à partir de ses papiers, de sa correspondance et de ses Mémoires inédits, raconte les exploits militaires.
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