Dans ses textes, Klaus Huber (né en 1924) s'attache avant tout à clarifier le contenu de ses oeuvres, qui renvoient à des positions éthiques et possèdent une dimension tout à la fois religieuse et politique. Compositeur engagé, Huber refuse en effet la conception de "l'art pour l'art" , l'idée de la musique pure. Pour lui, la modernité doit être chargée d'un sens qui dépasse la seule sphère esthétique ; elle est solidaire des plus démunis, dénonçant l'injustice, l'oppression, l'asservissement et la réification. Proche des mystiques ainsi que des tenants de la théologie de la libération, Huber veut provoquer par sa musique une prise de conscience, un retournement. En se solidarisant avec les formes de résistance en Amérique latine ou au Moyen Orient, il a fait la rencontre de figures telles que celles du prêtre et poète nicaraguayen Ernesto Cardenal ou du poète palestinien Mahmoud Darwich, qui lui ont inspiré des oeuvres importantes, mais aussi du poète russe Ossip Mandelstam, auquel il a consacré un opéra. Son intérêt pour la musique arabe, au moment où éclatait la première Guerre du Golfe, l'a conduit à utiliser des échelles avec tiers et quarts de ton et à expérimenter de nouvelles conceptions harmoniques, polyphoniques et formelles. Ce recueil d'écrits comporte un choix d'essais et l'intégralité des notices que le compositeur a écrites sur ses oeuvres, ainsi que deux entretiens et un appareil critique.
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Date de parution
01/01/1991
Poids
330g
Largeur
140mm
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EAN
9782940068012
Titre
Ecrits
Auteur
Huber Klauss
Editeur
CONTRECHAMPS
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140
Poids
330
Date de parution
19910101
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Dans ses textes, Klaus Huber (né en 1924) s'attache avant tout à clarifier le contenu de ses oeuvres, qui renvoient à des positions éthiques, et qui possèdent une dimension tout à la fois religieuse et politique. Compositeur engagé, Huber refuse en effet la conception de "l'art pour l'art", l'idée de la musique pure. Pour lui, la modernité doit être chargée d'un sens qui dépasse la seule sphère esthétique ; elle est solidaire des plus démunis, dénonçant l'injustice, l'oppression, l'asservissement et la réification. Proche des mystiques ainsi que des tenants de la théologie de la libération, Huber veut provoquer par sa musique une prise de conscience, un retournement. En se solidarisant avec les formes de résistance en Amérique latine ou au Moyen Orient, il a fait la rencontre de figures telles que celles du prêtre et poète nicaraguayen Ernesto Cardenal ou du poète palestinien Mahmoud Darwich, qui lui ont inspiré des oeuvres importantes, mais aussi du poète russe Ossip Mandelstam, auquel il a consacré un opéra. Son intérêt pour la musique arabe, au moment où éclatait la première Guerre du Golfe, l'a conduit à utiliser des échelles avec tiers et quarts de ton et à expérimenter de nouvelles conceptions harmoniques, polyphoniques et formelles. Ce recueil d'écrits comporte un choix d'essais et l'intégralité des notices que le compositeur a écrites sur ses oeuvres, ainsi que deux entretiens et un appareil critique.
Un crime a été commis dans la ferme de John Wright. Le Procureur, le Shérif et le fermier qui a découvert le corps reviennent chercher des preuves démontrant la culpabilité de Madame Wright dans le meurtre de son mari. Ils sont accompagnés dans leur démarche officielle par leurs épouses, qui viennent chercher quelques affaires pour Madame Wright. Qui saura le mieux détecter la vérité ? Les hommes à la recherche de faits tangibles ; ou bien les femmes, sensibles aux petits riens de la vie quotidienne, ces "broutilles" comme les appellent avec un mépris amusé les hommes. Cette pièce résolument féministe dénonce l'oppression et l'invisibilité sociale subies par les femmes au début du XXe siècle comme encore aujourd'hui dans toute société patriarcale. BROUTILLES (Trifles) est aujourd'hui unanimement salué comme un classique du théâtre américain et est étudié dans toutes les universités, tant dans les cours de littérature, de droit que d'études de genre (gender studies).
Pendant la Deuxième Guerre mondiale, la chanteuse et pianiste parisienne Fania Fénelon est arrêtée par les nazis et envoyée dans le camp d'extermination d'Auschwitz. Elle se retrouve presque malgré elle dans un orchestre, composé entièrement de prisonnières, créé par les commandants SS du camp. Tant que l'orchestre trouve grâce à leurs yeux, ses membres sont épargnés. Les musiciennes jouent donc littéralement pour gagner du temps, pour rester en vie... Cette pièce s'inscrit dans la lignée des autres pièces de Miller (Les Sorcières de Salem, Incident à Vichy, Le Miroir, ...) qui mettent en scène la lutte de l'individu pour conserver un sens moral face à des événements qui le dépassent et le forcent à choisir, chacun réagissant différemment à la situation qui est la sienne, comme aux atrocités dont il est témoin. Arthur Miller s'est inspiré des mémoires de Fania Fénelon, parues en 1976 chez Opera Mundi à Paris sous le titre Sursis pour l'Orchestre. Filmée à l'origine pour la télévision avec Vanessa Redgrave dans le rôle principal, la pièce a été adaptée pour la scène par Arthur Miller lui-même. C'est cette adaptation que nous publions.
Smith Dodie ; Romensky Catherine ; Huber Jean-Joël
Nous sommes en 1938. Charles et Dora Randolph fêtent leurs Noces d'Or et invitent à cette occasion tous leurs enfants et petits-enfants dans leur maison de campagne. La pièce dépeint ces retrouvailles et les relations entre les différents membres d'une grande famille, cette " chère pieuvre ", aux tentacules desquelles on ne peut jamais vraiment échapper (mais le veut-on vraiment ? ). Si cette pièce est intemporelle et universelle, c'est qu'il y est question aussi de l'attitude de chacun face au temps qui passe, aux épreuves de la vie, aux réussites et aux échecs. Certains regrettent leur jeunesse, d'autres au contraire ont hâte de vieillir. Les personnages s'affrontent, bien sûr, mais avant tout, ils s'écoutent, se respectent et essayent de s'entraider, même maladroitement. Dans ce texte très agréable à lire, l'atmosphère est pleine de nostalgie, parfois grave, parfois légère. Il y a de fort belles scènes à deux, notamment entre Dora et sa fille " perdue " Cynthia ou entre Cynthia et Scrap, sa nièce orpheline. Il faut d'ailleurs noter, ce qui est assez rare, que les enfants y ont aussi de très beaux rôles. La pièce a été créée en 1938 au Queen's Theatre, à Londres, avec notamment John Gielgud, un des plus grands acteurs du théâtre britannique, dans le rôle de Nicholas.