Cet ouvrage présente, interprète et valorise un ensemble significatif d'environ cent cinquante objets majeurs du patrimoine culturel et artistique du royaume de Baham. Il propose de donner quelques clefs de lecture visuelle et plurielle d'exemples d'?uvres qui sont à la fois des témoins culturels et historiques, des messages ultimes d'hommes d'autrefois et d'aujourd'hui, fixant la mémoire collective et généalogique du groupe mais aussi des souvenirs du passé, destinés à s'adapter au présent et à préparer l'avenir. Il fait découvrir la richesse, les usages, les significations de ces productions où se combinent esthétique, pouvoir, histoire, religion, mystère et mythe. Face aux transformations contemporaines de Baham, avec le développement d'un centre urbain en expansion, la construction d'infrastructures modernes, l'essor du tourisme et de l'artisanat, la mise en place d'un musée dynamique et vivant était nécessaire pour préserver et valoriser le patrimoine culturel et artistique local, pour assurer, entre autres, une continuité culturelle sans heurts permettant à l'individu de vivre en harmonie avec son milieu. En dehors de quelques pièces acquises plus récemment par des rois et des notables de l'époque postcoloniale pour agrandir ou reconstituer leurs trésors, on retrouve des spécimens authentiques, souvent de grande valeur, qui échappèrent presque miraculeusement aux trafiquants d'art africain, et plus particulièrement aux pillages et aux destructions, au XXe siècle, d'une bonne partie du patrimoine artistique de Baham.
Nombre de pages
257
Date de parution
05/01/2006
Poids
752g
Largeur
165mm
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EAN
9788874392025
Titre
Baham. Arts, mémoire et pouvoir dans le Royaume de Baham (Cameroun)
Dumas Ly ; Perrois Louis ; Notué Jean-Paul ; Joube
Le Ndop est une étoffe traditionnelle et rituelle bamiléké. Il s'agit d'un assemblage de bandes de coton cousues bord à bord avec des motifs géométriques blanc sur fond bleu indigo. Tous ces motifs formes géométriques, représentations d'animaux, d'étoiles, du soleil, ... ont une valeur symbolique et en font le vêtement rituel des sociétés secrètes : porter le Ndop, n'est pas anodin. Au Cameroun, ce tissus est un ornement funéraire qui est utilisé lors des deuils et des cérémonies traditionnelles. Dans cet ouvrage Ly Dumas raconte l'histoire de la fabrication de ce tissu et explique sa valeur symbolique et esthétique. En outre des contributions de spécialistes comme Louis Perrois, Jean-Paul Notué, Hélène Joubert, Arthur Caumes, Bettina von Lintig, Francine Vormese, ... apportent un éclairage complet sur son évolution et sur son usage contemporain. Aucun livre n'a jamais été publié sur ce sujet. "Tout a commencé par une caresse. Celle de ma main d'enfant sur la peau scarifiée de ma grand-mère mama Olo'o. Sa peau était douce et ses aspérités comme perlées au toucher. Ces motifs Ndop y avaient été inscrits lorsqu'elle était devenue femme et ils évoquaient les qualités principales de son caractère...
Objets cultuels ou attributs des personnes auxquelles elles étaient destinées durant leur vie ou après leur mort, les sculptures de l'Afrique subsaharienne constituent des témoins irremplaçables de grandes civilisations, dont certaines conservent encore leur mystère. Les traditions plastiques du continent noir sont riches d'enseignement. C'est ce que nous apprennent les textes des onze auteurs de cet ouvrage, historiens, historiens de l'art et anthropologues, dont les approches et les regards se sont croisés. Dans la première partie, ils se sont attachés à interroger le passé à travers les pièces archéologiques dont les plus anciennes connues datent du premier millénaire avant J.-C., puis à évoquer les arts de cour de royaumes dont l'histoire a perpétué le souvenir, ou dont, au contraire, la mémoire a été presque entièrement perdue. Dans la seconde partie, fondée sur de grands regroupements géographiques et culturels, ce sont les voies d'accès à la connaissance qui sont dévoilées. Selon des conceptions et des modalités qui leur sont propres, les sociétés de l'Afrique subsaharienne se sont transmis et ont fait évoluer au gré de contacts divers des systèmes de pensée, des philosophies et des visions du monde qui ont marqué les grandes pratiques artistiques. Cet ouvrage, dont l'iconographie s'appuie sur des ?uvres d'une qualité plastique exceptionnelle, offre une véritable initiation aux arts africains, où le langage des masques et des statues naturalistes ou fortement stylisés se révèle universel pour parler de la place de l'homme dans le monde. Ce livre est publié à l'occasion de la réouverture du musée Dapper et de son exposition inaugurale (30 novembre 2000 30 juin 2001).
A moins de trente ans, Félix Vallotton (1865-1925) accède à une notoriété internationale comme rénovateur de la gravure sur bois. Lié d'amitié avec Vuillard, Bonnard et Maurice Denis, il rejoint le groupe des nabis. Après 1899, il concentre son activité sur la peinture dont il explore tous les genres : nu, paysage, nature morte, portrait et peinture d'histoire sous la forme mythologique ou allégorique. Farouchement indépendant, il élabore en quelques années un style à nul autre pareil, nourri du langage synthétique de ses gravures, de l'influence des maîtres japonais de l'estampe et de prédécesseurs illustres tels que Poussin, Rembrandt ou Ingres. Cet ouvrage retrace le parcours de Félix Vallotton en faisant revivre un artiste aux multiples talents.
L'exploration sensorielle des rituels de l'opium en Indochine par un médecin collectionneur. Ce compendium conjugue une photographie instinctive et des textes profonds, révélant un rêve évanoui à travers une collection d'objets d'art exceptionnels. Noire Idole est un voyage immersif dans un ensemble sophistiqué tant par le choix des matières et des formes que de l'expression artistique. L'attirail sur le plateau laisse libre cours à l'imagination et à la virtuosité des artisans. Aucun des objets ne triche ; il en émane une perfection naturelle que nous renvoie modestement le miroir de l'image. C'est aussi un voyage sensoriel dans la pénombre, aux côtés du fumeur allongé. Le choix d'un fond noir transforme la réalité. Le signifiant des décors devient flou, la vision se trouble, le présent est suspendu sans limite. C'est encore un voyage mémoriel où la drogue n'est plus qu'un prétexte à la narration. L'Indochine apparaît dans et entre les lignes. L'auteur rend compte d'un double manque : un rituel perdu et un rêve défunt, une passion française inassouvie. Noire Idole est un recueil de textes. Une somme réunie sous le signe de l'émotion, de la confrontation des cultures et de leur fascination réciproque. Cette prose se nourrit d'une iconographie contemporaine mettant en scène une collection de pièces inédites exceptionnelles. - Présente une collection de photographies exceptionnelles et inédites, capturant le savoir-faire complexe et la perfection naturelle d'authentiques objets d'art liés à l'opium en Indochine. - Ecrit et photographié par Ronan Juglard, médecin de marine et collectionneur passionné, dont l'oeil instinctif sait déceler la beauté dans le "détail révélateur" d'objets rares. - Plus qu'une simple étude sur une substance, cet ouvrage se veut un voyage sensoriel à travers la mémoire, explorant le "rituel disparu" de l'Indochine d'autrefois et les passions françaises inassouvies. - Enrichi d'une préface signée par des experts de renom, Emmanuel Pierrat (avocat, bibliophile et commissaire d'exposition) et Alexandre Hougron (expert en art asiatique et antiquaire), apportant ainsi un poids institutionnel et académique significatif.
Kemarre Perkins Hetti ; Petitjean Georges ; Stitfo
L'art de Jackie Giles : un pont entre cosmologie aborigène et monde moderne. Ses peintures dévoilent la profondeur du Rêve et la sagesse d'un guérisseur. Pendant une grande partie de sa vie, Jackie Kurltjunyintja Giles Tjapaltjarri (vers 1935-2010) a mené une existence nomade, au cours de laquelle il a parcouru de vastes étendues de terre et, plus tard, passé du temps dans de petites communautés de la vaste région désertique occidentale de l'Australie. Jackie Giles était réputé en tant qu'homme d'un haut degré d'initiation et que guérisseur, maparnjarra dans sa langue, le ngaanyatjarra. Les pouvoirs de ces guérisseurs traditionnels incluent le don de voir dans le corps et même dans l'esprit des autres. Dans les années 1990, Jackie Giles a commencé à peindre à l'acrylique sur toile. Une connaissance complexe de sa terre et des histoires de rêve qui lui sont associées a inspiré "Mr. Giles" , comme on l'appelait souvent, dans sa création d'un important corpus de peintures célébrant le Tjukurpa, ou Rêve, qui imprègne le pays et constitue la pierre angulaire de son identité culturelle. Sa technique graphique complexe donne lieu à des images dynamiques et rythmées, dominées par des motifs labyrinthiques et des formes monumentales, qui suggèrent le sens plus profond du sujet hautement secret et sacré du Rêve. Son oeuvre puissante, caractérisée par des compositions intenses et saisissantes, relie deux mondes ; la cosmologie ngaanyatjarra et le monde moderne en rapide évolution. - Jackie Kurltjunyintja Giles (vers 1935-2010) a commencé à peindre à l'acrylique sur toile dans les années 1990, traduisant ainsi ses connaissances traditionnelles en art contemporain. - L'oeuvre de Jackie Giles témoigne de la richesse de la culture aborigène et de sa capacité à s'adapter au monde contemporain. - Son style graphique complexe et dynamique se caractérise par des motifs labyrinthiques et des formes monumentales suggérant le caractère sacré du Rêve.