Welcome to flight 666, Please take your seat according to your seat number and fasten your seat belt, nous allons procéder au décolllage. 11 septembre 2001 un engin d'Idnited Airlines s'abat sur New-York, 2907 victimes; 27 mars 1977 un appareil de la Pan Am/KLM s'écrase à Tenerife, 583 victimes; 12 août 1985 un avion de dapan Airlines s'abîme à Mt Otsuka, 520 victimes; 12 novembre 1996 un aéroplane de Saudi/Kazastan se crashe à New-Delhi, 349 victimes; 3 mars 1974 un aérodyne de Turkish Airlines s'aplatit au Bois d'Ermenonville, 346 victimes; 1erjuin 2009, un Airbus A330 d'Air France s'échoue au large du Cap-Vert, 228 victimes... énonce Miss H. en guise de nécrologorrhée, substitué au sempiternel Ladies and gentlemen welcome aboard... C'est ce passage vocal fractionné qui m'est revenu précisément à l'esprit, en boucle, lors de l'atterrissage so very touchdown que nous avons subi de plein fouet, comme une très mauvaise nouvelle annoncée sans enrobage anesthésiant. Une grêle verte, à bordures bleues, doublée d'un séisme de magnitude 9, s'est abattue sur la peau brutalisée de l'appareil hématomisant la couche basale du fuselage. Des lambeaux chlorophylliens réseautent mon système neuronal, désossent ma colonne vertébrale, le décor s'est enflé pareillement au front d'une baleine béluga insufflant de l'air à ses sinus au large du Donut Hole, à proximité de La presqu'île géolocalisée de Kamtchatka - entre USA et Russie, découpant tranquillement la mer de Behring en deux parts égales tea time oblige.
Nombre de pages
141
Date de parution
11/01/2011
Poids
173g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782848091556
Titre
Séquoiadrome
Auteur
Notéris Emilie
Editeur
JOCA SERIA
Largeur
130
Poids
173
Date de parution
20110111
Nombre de pages
141,00 €
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Résumé : "Les violences policières sont toujours connectées à la violence des foules, en revanche les décès et les blessures occasionnées par les forces de l'ordre sont toujours déconnectées de l'intervention des forces de l'ordre, mais connectées à la violence des foules qui entraîne la violence des forces de l'ordre. Le problème c'est la violence des foules." Un texte court, incisif et grinçant, écrit entre octobre 2019 et mars 2020, qui s'attache à établir un relevé des violences policières et sexuelles à l'ère Macron, par le prisme de leur traitement médiatique et des discours politiques qui nient ces mêmes violences. Une chronique de la séparation entre les corps politiques et la politique exercée sur les corps.
Figure majeure du féminisme des années 1970, icône de l'écriture et de la pensée lesbiennes, Monique Wittig reste une énigme. Tenant à la fois de l'enquête, du récit et de l'étude, ce « brouillon pour une biographie » cherche à percer son mystère et à écrire sa « vie éternelle » ? sa vie vécue et celle qu'elle continue d'avoir après sa mort. Nous n'en avons pas fini avec Wittig, cela ne fait que (re)commencer.Émilie Notéris est une travailleuse du texte. Elle a préfacé les anarchistes Voltairine de Cleyre et Emma Goldman (Femmes et anarchistes, 2014) et traduit des écoféministes (Reclaim!, 2016 ; Manifeste xénoféministe), ainsi que les militantes féministes Sarah Schulman (La gentrification des esprits, 2018) et Shulamith Firestone (Zones mortes, 2020). Elle a publié en 2020 Macronique. Les choses qui n'existent pas existent quand même (Cambourakis, coll. « Sorcières »), texte de réaction écrit entre octobre 2019 et mars 2020 qui établit un relevé des violences policières, et Alma Matériau (Paraguay), une histoire féministe de l'art.4e de couverture : Figure majeure du féminisme des années 1970, icône de l'écriture et de la pensée lesbiennes, Monique Wittig reste une énigme. Tenant à la fois de l'enquête, du récit et de l'étude, ce « brouillon pour une biographie » cherche à percer son mystère et à écrire sa « vie éternelle » ? sa vie vécue et celle qu'elle continue d'avoir après sa mort. Nous n'en avons pas fini avec Wittig, cela ne fait que (re)commencer.Émilie Notéris est une travailleuse du texte. Elle a préfacé les anarchistes Voltairine de Cleyre et Emma Goldman (Femmes et anarchistes, 2014) et traduit des écoféministes (Reclaim!, 2016 ; Manifeste xénoféministe), ainsi que les militantes féministes Sarah Schulman (La gentrification des esprits, 2018) et Shulamith Firestone (Zones mortes, 2020). Elle a publié en 2020 Macronique. Les choses qui n'existent pas existent quand même (Cambourakis, coll. « Sorcières »), texte de réaction écrit entre octobre 2019 et mars 2020 qui établit un relevé des violences policières, et Alma Matériau (Paraguay), une histoire féministe de l'art.
Extrait INTRODUCTION : FÉTICHISME(S), FÉTICHISTE(S), FÉTICHE(S) Recouvrant autant de significations que l'Hydre de Lerne compte de têtes à l'articulation asynchrone et aux multiples régénérations céphaliques - ou au choix de jambes gainées de résille aux terminaisons vertigineuses dénombrées dans les montages autophotographiques de l'artiste Pierre Molinier - le fétichisme élonge ses multiples vertèbres entre ethnologie, psychanalyse, économie, histoire, politique, philosophie, sociologie, iconologie... Notion repérée par Auguste Comte puis par Karl Marx dans les écrits du président de Brosses, puis utilisée par Freud, elle oscille entre «débordements» sémiotiques et absorptions sémantiques, sa signification n'est pas fixe et déterminée. [...] tout discours critique possède ses termes mana, ses «signifiants flottants», ses mots magiques. Où ces termes apparaissent-ils et en quoi consiste leur magie ? «Un peu comme des symboles algébriques», nous dit Lévi-Strauss, ils «représentent une valeur indéterminée de signification» l. L'opération qui consiste à faire resurgir le travail humain enfoui dans le fétiche-marchandise nécessite également, selon Marx, un effort de déchiffrement quasi hiéroglyphique. Le terme «fétichisme» revêtant ainsi une «valeur indéterminée de signification», cet ouvrage s'efforcera d'en dégager les différentes utilisations analogiques et divergentes en fonction de leur champ d'application, de leur domaine d'action ou de leur réfèrent conceptuel. Les lectures simultanément historiques, ethnologiques, freudiennes et marxistes, de la notion de fétiche ont accompagné respectivement la naissance du post-colonialisme, de la psychanalyse, du féminisme et de la marchandisation. La notion de fétichisme apparaît avant tout comme un concept-filtre permettant de passer au crible les caractéristiques de la société postmoderne ; ce qui explique sa réapparition dans les oeuvres d'auteurs contemporains aussi divers que Slavoj Zizek, Giorgio Agamben, Fredric Jameson, Hal Foster ou encore William John Thomas Mitchell. Chacun d'eux faisant référence à de Brosses, Marx ou Freud, voire les trois. Ainsi dans Stanze, Agamben récapitule rapidement l'historique du terme : Pour de Brosses, il s agit du transfert d'un objet matériel dans la sphère impalpable du divin ; pour Marx, de la violation de la valeur d'usage ; pour Binet et Freud, d'une déviation du désir par rapport à son objet propre. La carte des migrations du concept de fétichisme dessine ainsi, en filigrane, le système des règles qui codifient une répression d'un genre particulier dont les théoriciens de la libération ne se sont pas encore souciés : celle qui s'exerce sur les objets, en fixant les normes de leur utilisation. (...)
La COP 21 a suscité un regain d'intérêt en France pour l'écoféminisme. Ce mouvement né dans les années 1980 dans les pays anglo-saxons et dans les Suds (Inde, Afrique, Amérique Latine...) a été initié par de nombreuses femmes qui ont fait le lien entre l'exploitation des ressources naturelles et l'exploitation qu'elles subissaient en tant que femmes. Cette prise de conscience a donné lieu à des actions et à des textes " écoféministes ". Cette anthologie proposée par la philosophe Emilie Hache, permet de découvrir des textes inédits des principales figures de ce mouvement : Vandana Shiva, Starhawk et bien d'autres...
J?écris aujourd'hui de la poésie parce que la situation de la littérature contemporaine ne me convient pas.J?écris aujourd'hui de la poésie parce que j'aurais besoin d'une bonne psychothérapie (me dit-on) ? ce qui est une mauvaise raison.J?écris aujourd'hui de la poésie parce que tout autour de nous parle d'un autre monde et nous ne le comprenons pas.J?écris aujourd'hui de la poésie parce que les ombres s?élèvent et que je n'ose plus rentrer chez moi.