Tetrarc Jean-Louis Violeau Le texte de Jean-Louis Violeau retrace lâ??histoire et la trajectoire de lâ??agence dâ??architecture Tetrarc, née à Nantes au début des années 1990. Ses origines sâ??inscrivent dans lâ??amitié et la complicité de quatre fondateurs â?? Alain Boeffard, Claude Jolly, Jean-Pierre Macé et Michel Bertreux â?? tous issus de lâ??école dâ??architecture de Nantes. Très tôt, le groupe sâ??ouvre à une seconde génération dâ??associés, avant de se resserrer aujourdâ??hui autour de Daniel Caud, Romain Cateloy, Patrick Moreuil et Olivier Pérocheau. Tetrarc incarne une identité nantaise singulière, à la fois enracinée dans la culture locale, entre influences bretonnes et vendéennes, et ouverte à un rayonnement national. Câ??est une agence marquée par une double dynamique : horizontale, faite de liens de travail et dâ??alliances amicales, et verticale, qui exprime une continuité générationnelle. Lâ??approche architecturale de Tetrarc repose sur une philosophie originale : la couleur et lâ??ornement y tiennent une place centrale, le bois et le végétal sont omniprésents, et lâ??enfance constitue une source dâ??inspiration féconde. Lâ??agence privilégie la ruse, le détournement des contraintes, et refuse les dogmes modernistes qui figent la discipline. Elle se méfie des « créneaux » qui enferment lâ??architecte dans la répétition et cherche toujours à ouvrir de nouvelles marges de liberté. Ses premières réalisations, dans les années 1990, installent sa réputation : le poste dâ??écluse du canal Saint-Félix, des scénographies inventives comme celles des Manuscrits de Jules Verne, des équipements scolaires et sportifs tels que le gymnase de La Colinière ou la Maison de lâ??enfance à Beaulieu. Ces projets, à la fois modestes et inventifs, attirent lâ??attention des critiques et inscrivent Tetrarc dans le paysage architectural français. Parallèlement, lâ??enseignement occupe une place importante : Michel Bertreux et ses associés nourrissent leur pédagogie dâ??une vaste culture artistique et théorique, héritée de figures comme Robert Le Ricolais ou Superstudio, et transmise à lâ??école dâ??architecture de Nantes. Le domaine des infrastructures constitue un autre champ dâ??exploration. Dès le retour du tramway à Nantes, Tetrarc conçoit des stations et des pôles dâ??échanges (Pirmil, Hérouville, Limoges, Vitré, Angoulême), ainsi que des parkings-relais conçus comme de véritables architectures publiques. Ces projets, alliant fonctionnalité et inventivité, témoignent dâ??une réflexion sur la mobilité urbaine et lâ??esthétique des lieux de passage. Vers lâ??Ouest, Saint-Nazaire devient un terrain dâ??expérimentation. Le rond-point Océanis, en 1992, prend des allures de sculpture maritime et symbolise le renouveau balnéaire. Le pont de la Matte, en 2005, affirme une esthétique baroque et plissée. Des opérations de logements sociaux, telles que Terra Nova, Modulio ou Oreo, expérimentent la densité et les dispositifs modulaires. Cette recherche se prolonge ailleurs, notamment dans des opérations de logements en bois, modulaires et abordables, développées avec Habitat 44 et Silène, conciliant économie, souplesse constructive et qualité architecturale. Lâ??Ile de Nantes représente une étape décisive. Sous la conduite dâ??Alexandre Chemetoff, Tetrarc participe activement à son renouveau urbain. Des opérations comme Arborea (2006) et Playtime (2007) expérimentent de nouvelles manières dâ??habiter. Lâ??agence défend alors la règle simple et efficace de la « faisabilité », contre une « ville normale » jugée banale. Elle critique les écoquartiers standardisés, préférant des projets ouverts, attentifs aux opportunités du site. La diversification des interventions conduit Tetrarc à travailler à Boulogne-Billancourt (macro-lots), à Lyon-Confluence, ou encore à Orvault, où le rêve dâ??une « falaise habitée » et dâ??un dôme géodésique sâ??inscrit dans une recherche de nouvelles relations entre architecture et nature. Tous ces projets témoignent dâ??une imagination fertile, parfois contrariée par la réalité économique, mais toujours tournée vers lâ??expérimentation. Les équipements culturels offrent à lâ??agence des occasions emblématiques. La salle de musiques actuellesÃ? PalomaÃ? à Nîmes (2012) déploie une carapace métallique anguleuse et colorée. Le centre de congrès de Jonzac (2017) s
Nombre de pages
304
Date de parution
22/10/2026
Poids
830g
Largeur
190mm
Plus d'informations
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EAN
9782848093970
ISBN
2848093978
Auteur
Violeau Jean-Louis
Editeur
JOCA SERIA
Largeur
190
Date de parution
20261022
Nombre de pages
304,00 €
Disponibilité
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L'utopie ou le problème fondamental du "comment vivre avec les autres". Il fallait l'audace de Jean-Louis Violeau pour remonter le temps et passer au scalpel, les mythes littéraires fondateurs, les grands courants de pensée, les tentatives réelles ou rêvées de nouvelles organisations sociales, les expériences architecturales, afin de mettre à jour ce qu'ils révèlent de leur conception profonde de l'homme et de la vie en société. L'humour corrosif de Jean-Louis Violeau n'épargne rien ni personne. En 101 mots, une nouvelle lecture de l'histoire...
Sous le format accessible au plus large public de la collection des "101 mots à l'usage de tous", nous proposons une réflexion autour de la notion très ambiguë du droit d'auteur en architecture. La parenthèse et le pluriel choisis pour le titre indiquent que ce droit n'est pas fixé historiquement et encore moins juridiquement, qu'il est toujours à (re)créer sur chaque bâtiment et/ou situation urbaine. Surtout à l'heure où l'hégémonie libérale amplifie et creuse profondément les inégalités, dans cet univers comme dans tous les autres : d'un côté, des stars sans doute jamais autant sollicitées et protégées, de l'autre, un exercice commun de la profession toujours plus remis en question dans ses prérogatives et ses droits, en premier lieu par les logiques financières. Bref, ce droit d'auteur n'existe pas en tant que tel et il faut sans répit le faire vivre et le construire (autant que le faire respecter).
Le Campus des métiers relève de la pensée seule, rien ne lui préexistait à cet endroit, mais sa géométrie a su composer avec les contraintes physiques et avec le grand paysage. Le terrain n'y a pas été arasé et c'est le site qui a configuré l'ensemble bâti par l'agence GPAA. Sans détruire, construire l'avenir de générations, c'est l'ambition de ce projet.
Il s´agit ici d´une édition critique de l´Autoportrait dans un miroir convexe qui révèle John Ashbery au grand public en 1975 : le livre reçoit simultanément les trois plus prestigieux prix littéraires américains, le Pulitzer Prize for Poetry, le National Book Award for Poetry et le National Book Critics Circle Award for Poetry. L´Autoportrait dans un miroir convexe tire son nom d´un long poème, méditation métaphysique de l´auteur sur l´autoportrait réalisé en 1524 par le peintre italien Parmigianino. Il s´agit, comme dans les autres poèmes du livre, d´une partie de cache-cache du poète avec ses images, ses ombres et ses formes. Ce jeu sérieux et drôle mène parfois, au détour d´un vers, au sourire mélancolique du poète qui invite le lecteur à se regarder lui aussi dans le miroir du poème. Cette nouvelle traduction est suivie d´essais d´écrivains et universitaires qui ont côtoyé John Ashbery et ont contribué à le faire connaître en France.
Eliya Ben Tzion a tout pour rester à Jaffa. Un garage familial, un père qu'il admire, une ville qu'il connaît dans ses moindres recoins. Mais à vingt-huit ans, après trois ans dans une unité d'élite de la marine israélienne, il sent que s'il ne part pas maintenant, il ne partira jamais. Une invitation de Nadav, son meilleur ami d'enfance installé à Berlin, suffit à le décider.À Berlin, Eliya découvre un monde qu'il n'imaginait pas. Nadav a fondé sur une barge flottante, au bord de la Sprée, une communauté d'artistes et de militants qui vit en marge de la ville, défiant les promoteurs et la mairie. Eliya s'y installe, tombe amoureux de Lydia, devient père, s'immerge dans les rues et la mémoire de la ville.Puis vient le 7 octobre 2023.Ce jour-là, au marché de Neukölln, le téléphone d'Eliya ne s'arrête plus. Les images arrivent? Autour de lui, les Berlinois font leurs courses. Le fossé entre ce qu'il vit et ce que le monde voit éclate en lui avec une violence qu'il ne parviendra plus à contenir.Le roman s'ouvre sur sa fin : Eliya est en garde à vue à Berlin. La nuit précédente, il a mis le feu à la villa Wannsee, là même où, quatre-vingt-deux ans plus tôt jour pour jour, les nazis ont planifié l'extermination des Juifs d'Europe.
Une réinterprétation poétique d'une légende millénaire Le livre puise sa source dans la légende de la cité maudite d'Herbauges, engloutie au IVe siècle par les eaux du lac de Grand-Lieu. Milène Tournier s'empare de la figure de la "femme de Romain" , condamnée à devenir pierre pour s'être retournée vers la ville en train de sombrer, malgré l'interdiction divine. A travers elle, l'autrice explore le geste du regard en arrière, celui qui transforme et fige. Le mouvement interdit : l'obsession du "se retourner" L'ouvrage est une méditation profonde sur la volte-face. L'autrice tisse des liens entre le destin de la Femme d'Herbauges et d'autres figures célèbres comme Orphée et Eurydice. Elle interroge ce besoin humain de "revoir, revenir, recommencer" . De la nuque qui se vrille aux boomerangs, du retour chariot des machines à écrire au mouvement des tracteurs dans les champs, Milène Tournier traque la poésie du contre-mouvement. Un ancrage territorial fort Ecrit dans le cadre d'une résidence d'auteur à Saint-Aignan-de-Grand-Lieu, le livre est intimement lié à la Loire-Atlantique. Il rend hommage au paysage mouvant du lac de Grand-Lieu, où l'eau dicte sa loi et force les promeneurs à reculer, imposant elle-même une forme naturelle de volte-face. Une écriture fragmentée et sensorielle Fidèle à son style de poétesse et dramaturge, Milène Tournier propose une écriture très visuelle, évoquant ses célèbres vidéo-poèmes. Le texte oscille entre récit légendaire, souvenirs d'enfance et observations du quotidien, créant une oeuvre hybride où chaque page est un nouveau départ.