Rares furent les poètes qui connurent de leur vivant une gloire aussi éclatante qu'Anna de Noailles. L'oubli voire le dédain qui furent parfois son lot après sa mort en sont-ils la conséquence ? Elle a toujours conservé un public de fidèles, comme en témoigne le succès de plusieurs anthologies récentes de son oeuvre. Peut-être au fond a-t-elle surtout pâti de sa situation mondaine d'aristocrate fêtée, qui tendit toujours à occulter la vérité très humaine de ses poèmes. Si Anna de Noailles mérite d'être lue, c'est bien sûr pour l'éminente valeur de son oeuvre mais aussi, justement, par la résonance profondément humaine de celle-ci. Sceptique, voire nihiliste, passionnée et désespérée, elle rejoint les doutes les plus contemporains par son interrogation douloureuse d'une condition humaine vouée au désastre autant qu'à l'extase. Cette actualité paradoxale de la sensibilité d'une femme appartenant à un monde aujourd'hui disparu, on la retrouve à chaque page d'Exactitudes, recueil de proses paru en 1930, trois ans avant sa mort, et jamais réédité. On y admire la franchise d'une inspiration qui ne recule pas devant les aspects les plus physiques aussi bien de l'amour que de la mort. Qu'elle médite sur la dépouille d'une courtisane de l'Antiquité ou sur le désir impossible éveillé en elle par un beau marin entrevu lors d'un voyage, elle regarde la vérité avec une honnêteté impitoyable - qui justifie le titre du recueil - même si elle ne renonce jamais à l'ivresse sensuelle d'un style au lyrisme brûlant. Dans ce recueil de proses, cependant, la dimension autobiographique prend souvent le pas sur l'inspiration purement poétique. Le livre est ordonné au gré des expériences, des voyages et des souvenirs de toute une existence. Il permet, mieux que tout autre ouvrage d'Anna de Noailles, de découvrir son génie lyrique mais aussi d'entrer dans l'intimité du vécu le plus quotidien et le plus profond où il s'est ancré, depuis les années heureuses de la jeunesse jusqu'aux épreuves d'une vie tôt marquée par les deuils et la maladie. Anna de Noailles (1876-1933) devint célèbre dès la parution de son premier recueil, Le Caeur innombrable, en 1901. Cette aristocrate fut sans doute le dernier poète vraiment populaire qu'ait connu la France. On redécouvre aujourd'hui l'actualité de son oeuvre intemporelle.
Nombre de pages
204
Date de parution
12/04/2018
Poids
330g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9791095066170
Titre
Exactitudes
Auteur
Noailles Anna de
Editeur
COOPERATIVE
Largeur
155
Poids
330
Date de parution
20180412
Nombre de pages
204,00 €
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Les Innocentes ou la Sagesse des femmes forme une succession de confidences qui se lisent comme testament amoureux d'Anna de Noailles. Dans une oeuvre essentiellement poétique, il s'agit de son seul vrai recueil de nouvelles. Elle le publie à quarante-sept ans. La part de soi, celle de ses élans de femme, elle s'est essayée à la dire dans ses romans, mais elle est surtout parvenue à la transmettre dans sa poésie. Les quinze textes courts des Innocentes sonnent juste. Succession de pensées intimes, de dialogues imaginés, de lettres jamais envoyées, ces petits contes parlent du trouble, de la passion, de la fidélité, du mensonge et des aveux. C'est féministe avant la lettre. On dirait aujourd'hui: "C'est du vécu."
Fille d'un prince roumain, héroïne du Paris aristocratique du début du siècle, Anna de Brancovan, comtesse de Noailles, est l'auteur de neuf recueils de vers, de trois romans et de poèmes en prose dont on trouvera ici le meilleur. Sa poésie, très autobiographique, est d'une sensibilité universelle. Elle nous permet de partager son amour de la nature, mais aussi les élans et les tourments d'une femme passionnée, aux enthousiasmes communicatifs. Par la magie d'une langue musicale et racée, Anna de Noailles nous touche au c'ur. Son ?uvre, éblouissante, est une partie de notre mémoire, de notre vie.
Anna de Noailles (1876-1933), née Bibesco Bassaraba de Brancovan, est issue d'une famille d'aristocrates roumains de haute culture. Dotée d'une éducation artistique raffinée, elle parle couramment l'anglais et l'allemand. Son mariage avec le comte Mathieu de Noailles, en 1897, inaugure une vie mondaine intense. Le couple reçoit chez lui régulièrement Claudel, Colette, Gide, Cocteau, Loti, ou encore Valéry et Mauriac. C'est en 1901 qu'elle publie son premier recueil de poèmes, Le Coeur innombrable, qui connaît un très grand succès. Elle fut la seule femme poète de son temps à recevoir les plus hautes distinctions (elle est la première à être distinguée commandeur de la Légion d'honneur). En 1904, avec quelques amies également femmes de lettres, elle participe à la création du prix "Vie Heureuse", qui deviendra en 1922 le prix Fémina. Passions et Vanités recueille trois chroniques écrites pour Vogue en 1926 et deux textes plus personnels datant de 1912 (L'automne en Savoie) et 1913 (Ce que j'appellerais le ciel). Féministe iconoclaste, rien ne ravit plus Anna de Noailles que les jeux de séduction gouvernant les hommes et les femmes. Ainsi peut-elle se désoler de la mode des coupes courtes oìi les femmes gagnent en liberté ce qu'elles perdent aux yeux des hommes en attrait... Si la "voix poétique" d'Anna de Noailles est désormais un peu oubliée, gageons qu'avec ces petits textes en prose à la fois nostalgiques et charmants, le lecteur reconnaîtra l'éclat littéraire incontestable de leur auteur.
Ce livre a été écrit à l'aube des années 1980, par un jeune homme de vingt et un et vingt-deux ans. Les Sonnets de Germont inaugurent la publication aux éditions de la Coopérative d'une ?uvre qui a pris au fil du temps une ampleur considérable, touchant à des genres très divers ? poésie, roman, théâtre. Ce recueil de sonnets en vers libres assonancés constitue un itinéraire en trois étapes : initiation de la jeunesse à la beauté, à l'amour et à la mort. Le poète qui découvre le monde dans sa nouveauté et part à la recherche de son double amoureux est aussi une âme ancienne, où revivent des figures immémoriales dans l'attente et la certitude de la résurrection.
En 1922, Hofmannsthal publie de manière presque confidentielle Le Livre des amis, un recueil d'aphorismes qui connaîtra rapidement une diffusion beaucoup plus large que son auteur lui-même ne l'imaginait, et peut-être ne le souhaitait. Dans ces pages, le poète autrichien mêle ses propres pensées, tirées de ses carnets intimes, à celles qu'il a rencontrées chez les auteurs qu'il aime le plus. Les amis que désigne le titre sont donc aussi bien ses propres lecteurs que les écrivains de tous les temps, qui forment autour de lui une sorte de "collège invisible". Le Livre des amis est un livre magique, dont la profondeur ne se dévoile qu'avec le temps : ceux qui l'ont lu ne cessent d'y revenir. Il est peut-être aussi la meilleure initiation à l'oeuvre de Hofmannsthal, grand esprit doublement attaché à sa patrie autrichienne et à la défense de la culture européenne au lendemain de la Première Guerre mondiale.
Il parla de cette distance imperceptible et pourtant nécessaire entre la main amoureuse et la peau qu'elle caresse, entre le souffle ardent et les lèvres s'entrouvrant doucement pour le baiser. Quand l'amour passe ainsi entre deux êtres, l'espace n'est que la possibilité enivrante de se rapprocher pour s'unir. " La vie de Marc, un homme d'affaires rationnel et conventionnel, semble placée sous le signe du succès, ce qui n'empêche pas une profonde insatisfaction intérieure. Sa rencontre avec Damien le met soudain face au bonheur, mais aussi à sa fragilité. Confronté à l'injustice du destin, saura-t-il défendre son amour ? Il faudra l'intervention d'une femme pour lui ouvrir la possibilité d'une vie meilleure. Ce roman, où l'émotion et la beauté affleurent à chaque page, peut être lu aussi comme une fable sur les carences et le défaut d'harmonie du monde contemporain, et sur la manière dont il est possible à chacun d'y porter remède en changeant sa vision de la réalité.