Anna de Noailles (1876-1933), née Bibesco Bassaraba de Brancovan, est issue d'une famille d'aristocrates roumains de haute culture. Dotée d'une éducation artistique raffinée, elle parle couramment l'anglais et l'allemand. Son mariage avec le comte Mathieu de Noailles, en 1897, inaugure une vie mondaine intense. Le couple reçoit chez lui régulièrement Claudel, Colette, Gide, Cocteau, Loti, ou encore Valéry et Mauriac. C'est en 1901 qu'elle publie son premier recueil de poèmes, Le Coeur innombrable, qui connaît un très grand succès. Elle fut la seule femme poète de son temps à recevoir les plus hautes distinctions (elle est la première à être distinguée commandeur de la Légion d'honneur). En 1904, avec quelques amies également femmes de lettres, elle participe à la création du prix "Vie Heureuse", qui deviendra en 1922 le prix Fémina. Passions et Vanités recueille trois chroniques écrites pour Vogue en 1926 et deux textes plus personnels datant de 1912 (L'automne en Savoie) et 1913 (Ce que j'appellerais le ciel). Féministe iconoclaste, rien ne ravit plus Anna de Noailles que les jeux de séduction gouvernant les hommes et les femmes. Ainsi peut-elle se désoler de la mode des coupes courtes oìi les femmes gagnent en liberté ce qu'elles perdent aux yeux des hommes en attrait... Si la "voix poétique" d'Anna de Noailles est désormais un peu oubliée, gageons qu'avec ces petits textes en prose à la fois nostalgiques et charmants, le lecteur reconnaîtra l'éclat littéraire incontestable de leur auteur.
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Nombre de pages
77
Date de parution
20/02/2020
Poids
70g
Largeur
120mm
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EAN
9782845787179
Titre
Passions et vanités
Auteur
Noailles Anna de
Editeur
MANUCIUS
Largeur
120
Poids
70
Date de parution
20200220
Nombre de pages
77,00 €
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Fille d?un prince roumain, héroïne du Paris aristocratique du début du siècle, Anna de Brancovan, comtesse de Noailles, est l?auteur de neuf recueils de vers, de trois romans et de poèmes en prose dont on trouvera ici le meilleur. Sa poésie, très autobiographique, est d?une sensibilité universelle. Elle nous permet de partager son amour de la nature, mais aussi les élans et les tourments d?une femme passionnée, aux enthousiasmes communicatifs. Par la magie d?une langue musicale et racée, Anna de Noailles nous touche au c?ur. Son ?uvre, éblouissante, est une partie de notre mémoire, de notre vie.
Les Innocentes ou la Sagesse des femmes forme une succession de confidences qui se lisent comme testament amoureux d'Anna de Noailles. Dans une oeuvre essentiellement poétique, il s'agit de son seul vrai recueil de nouvelles. Elle le publie à quarante-sept ans. La part de soi, celle de ses élans de femme, elle s'est essayée à la dire dans ses romans, mais elle est surtout parvenue à la transmettre dans sa poésie. Les quinze textes courts des Innocentes sonnent juste. Succession de pensées intimes, de dialogues imaginés, de lettres jamais envoyées, ces petits contes parlent du trouble, de la passion, de la fidélité, du mensonge et des aveux. C'est féministe avant la lettre. On dirait aujourd'hui: "C'est du vécu."
En 1883, Kropotkine est condamné à 5 ans de prison pour activisme politique. Durant sa captivité, Elisée Reclus réunit ses textes parus dans Le Révolté et les édite sous le titre Paroles d'un révolté. L'ouvrage réunit ici les chapitres II, III et IV, intitulés : La décomposition des états, La nécessité de la Révolution et La prochaine Révolution. La décomposition des états est un texte saisissant par son actualité. Les questions soulevées par le rôle de l'état rappellent étrangement la crise actuelle et les revendications des "Gilets jaunes", ainsi est pointé du doigt, l'état emprunteur, mauvais gestionnaire, obèse ou encore inéficient. Ecrit il y a quelque 140 ans, ce texte à vocation révolutionnaire donne matière à réflexion sur la stabilité étonnante du Système dans ses pratiques !
Publié originairement dans la Revue des Deux Mondes au mois de mai 1837 puis intégré dans sa monumentale Histoire de France, l'article consacré aux Templiers de Jules Michelet explore l'ascension et la chute de cet ordre religieux et militaire médiéval, en se concentrant sur sa destruction spectaculaire sous le règne de Philippe IV le Bel et du pape Clément V au début du XIVe siècle. L'ordre puissant et énigmatique des Templiers fut fondé en 1129 pour protéger les pèlerins en Terre sainte pendant les croisades. Il connut une expansion remarquable par le biais de commanderies à travers l'Europe tout en jouant un rôle important de financier auprès des rois et de la noblesse. Selon Michelet, la chute des Templiers fut orchestrée par une combinaison d'avidité royale, de rivalité ecclésiastique et de bouleversements politiques après la perte de la Terre sainte en 1291. Accablé de dettes et jaloux de la richesse de l'ordre, Philippe le Bel poursuivit les Templiers pour hérésie, idolâtrie et pratiques immorales ; accusations que Michelet juge largement fabriquées pour justifier l'arrestation massive de chevaliers du Temple le 13 octobre 1307 dans tout le royaume. Le procès qui suivit suscita à l'époque de vives controverses, principalement en raison d'aveux extorqués sous la menace et la torture. L'exécution de leur grand maître, Jacques de Molay brûlé vif en 1314, marqua leur fin tragique.
Marat vécut aisé, au jour le jour toutefois, au hasard d'une vie errante. Sa toilette bizarre exprimait son excentricité? ; sale habituellement, il avait parfois des recherches subites, un luxe partiel et des velléités galantes ? : un gilet de satin blanc, par exemple, avec un collet gras et une chemise sale. Il vit toujours le monde (...) de sa cave par un soupirail, livide et sombre, comme ces murs humides, comme sa face, à lui, qui semblait en prendre les teintes. Dans son projet de Constitution, Marat dit en propres termes, en parlant des droits de l'homme ? : "? Quand un homme manque de tout, il a le droit d'arracher à un autre le superflu dont il regorge ? ; que dis-je ?? Il a le droit de lui arracher le nécessaire, et, plutôt que de périr de faim, il a le droit de l'égorger et de dévorer sa chair palpitante. ? " Dans son livre sur l'Homme, publié en 1775, il avait déjà dit ? : "? La pitié est un sentiment factice, acquis dans la société... N'entretenez jamais l'homme d'idées de bonté, de douceur, de bienfaisance, et il méconnaîtra toute sa vie jusqu'au nom de pitié... ? " L'Histoire de la Révolution française (parue en sept volumes de 1847 à 1853) de Michelet, s'étend d'avril 1789 (réunion des Etats Généraux), à juillet 1794 (mort de Robespierre). Sont ici publiés les chapitres huit et neuf du livre IV, intitulés Le premier pas de la terreur.
Résumé : Paris est la proie d'un immense chantage. Trois malfaiteurs fondent une redoutable association qui va faire trembler la capitale jusqu'aux moindres de ses tréfonds. Dans l'ombre, le placeur de domestiques Mascarot, le médecin homéopathe Hortebize et l'avocat Catenac recueillent méthodiquement les honteux petits secrets de la population parisienne. Au bout de vingt-cinq années d'efforts opiniâtres, ils disposent d'une mine de renseignements suffisamment fournie pour mettre enfin à exécution leur plan machiavélique. Autour de ces passions humaines si banales que sont l'amour, l'ambition et l'argent, les très nombreux personnages de l'intrigue tourbillonnent sans se rendre compte du piège tendu qui se referme inexorablement. Paris ne deviendra-t-il qu'un gigantesque marché aux esclaves ? Qui sera en mesure d'assembler toutes les pièces du puzzle afin de déjouer la formidable machination ? Monsieur Lecoq peut-être ?...