Amoureuse légendaire et égérie mondaine, mais aussi femme d?esprit, Natalie Clifford Barney se révéla un écrivain authentique dans une série d?ouvrages où ses souvenirs sont l?occasion d'exposer une vision incisive et originale du monde. Les "Eparpillements", parus en 1910, occupent une place de choix dans son ?uvre. Ce recueil de pensées, où se reflète l?expérience hors norme d?une femme qui cultiva mieux que personne l?art de vivre et d?aimer, frappe tantôt par sa drôlerie tantôt par sa profondeur. L?Amazone ne fut jamais oubliée, comme en témoignent notamment la biographie de Jean Chalon ou une récente édition de ses lettres, mais il est temps de lui rendre sa place d?écrivain qui excella particulièrement dans les formes brèves. De « On aime d?amour ceux que l?on ne peut pas aimer autrement » à « Comment vous vouloir du mal ? N?êtes-vous pas ce que j?aurais pu vous souhaiter de pire ? », chacun peut se composer une anthologie personnelle dans cette mine de trésors que sont les Eparpillements. Jean Chalon, le grand ami des dernières années de Natalie, signe la préface de cette édition, qu?accompagnent six photos peu connues illustrant la beauté de cette femme d?exception et le cadre où elle vécut à Paris.4e de couverture : Natalie Clifford Barney (1876-1972), héritière d?une richissime dynastie, devint rapidement l?Américaine la plus célèbre du Paris de la Belle Epoque. Egérie de Remy de Gourmont, qui l?immortalisa dans ses Lettres à l?Amazone, elle fut également, pour reprendre le mot de François Mauriac, le « Pape de Lesbos », dont les amours, notamment avec la courtisane Liane de Pougy et le peintre Romaine Brooks, défrayèrent la chronique pendant plus d?un demi-siècle, car jamais elle ne se fatigua de séduire. Amoureuse mais aussi femme d?esprit, elle se révéla un écrivain authentique dans une série d?ouvrages où ses souvenirs sont l?occasion de révéler une vision incisive et originale du monde. Les Eparpillements, parus en 1910, occupent une place de choix dans son ?uvre. Ce recueil de pensées, où se reflète l?expérience hors norme d?une femme qui cultiva mieux que personne l?art de vivre et d?aimer, frappe tantôt par sa drôlerie tantôt par sa profondeur. Jean Chalon, biographe de Natalie et grand ami de ses dernières années, signe la préface de cette édition, qu?accompagnent six photos peu connues illustrant la beauté de cette femme d?exception et le cadre où elle vécut à Paris.Table des matières : Préface : "Le pouvoir hypnotique de Natalie Barney", par Jean Chalon Eparpillements Petites maîtresses De leurs superstitions Leurs amants Elans critiques Salons de peinture Je continue (peut-être à tort) Bibliographie Table
Nombre de pages
80
Date de parution
06/03/2020
Poids
145g
Largeur
152mm
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EAN
9791095066347
Titre
Eparpillements
Auteur
Barney Natalie Clifford ; Chalon Jean
Editeur
COOPERATIVE
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152
Poids
145
Date de parution
20200306
Nombre de pages
80,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Rémy de Gourmont l avait appelée l Amazone (titre du portrait en couverture), Jean Chalon l a appelée la séductrice, comme dans le titre d un des livres qu'il lui a consacrés. Natalie Barney, si présente dans le Paris-Lesbos 1900 et la vie littéraire et mondaine du Paris des années 20, 30 et même 40, a laissé derrière elle beaucoup d inédits, dont ce roman qui appartient à la Bibliothèque Littéraire Jacques Doucet. L'ancien conservateur de ce fonds, son exécuteur testamentaire pour ces inédits, a généreusement accordé à EO l'autorisation de le publier. Américaine vivant en France, elle a écrit en français. Amants féminins ou la troisième est non pas une autobiographie, mais un roman qu elle a voulu « moderniste », écrit en 1926, inspiré d épisodes amoureux de sa propre vie, à savoir sa liaison simultanée avec la célèbre courtisane Liane de Pougy et la baronne vénitienne Mimi Franchetti, roman expérimental comme le sujet qu il développe: la recherche d'une liaison à trois harmonieuse. Mais dans un trio amoureux, n'y a-t-il pas toujours un ou une troisième écarté(e)? Le chiffre trois est d'ailleurs le chiffre emblématique du roman, aussi bien pour ses personnages que pour la composition en parties et sous-parties. Mêlant prose, dialogues, poésies, citations poétiques d'auteurs divers, s'inspirant même du cinéma pour le montage, le roman est un vrai cocktail des années 20, à la manière de ceux qu'on buvait à l'époque au Select, à Montparnasse. Deux professeures américaines d'université, Chelsea Ray et Melanie Hawthorne, en proposant à ErosOnyx Éditions l'objet de leurs recherches respectives qu'on trouvera dans l'avant-propos et la postface, ont permis d'exhumer cet inédit original que l'Amazone réservait à des temps futurs.
Dans ce livre capital, Natalie Clifford Barney a réuni deux galeries de portraits. Elle retrace plus de vingt ans de compagnonages intellectuels et de passions littéraires. On y trouve de nombreux écrivains importants de l'époque : Oscar Wilde, Pierre Louÿs, Anatole France, Rémy de Gourmont (celui qui la surnomma l'Amazone), Marcel Proust (un rendez-vous manqué !), Rainer Maria Rilke, D'Annunzio, Max Jacob, Paul Valéry. Côté dames, Natalie explique qu'elle veut créer une " académie de femmes ". Figurent dans son panthéon intime Romaine Brooks qui partagea sa vie, Renée Vivien, Colette, Elisabeth de Gramont, Lucie Delarue-Mardrus, Anna Wickham, Mina Loy, Djuna Barnes, Gertrude Stein, Lucie Delarue-Mardrus, etc. La liste est impréssionnante. Natalie Clifford Barney avait écrit cette maxime qui pourrait présider à ces portraits : " L'indiscrétion m'a toujours semblé un des privilèges du tact. " Ces Aventures de l'esprit constituent l'histoire de son salon. Cette édition comportera bien le dessin de Natalie Barney représentant le temple de l'amitié avec tous les noms de ses amis. De tous les livres qu'elle a écrits, c'est celui qu'elle préférait.
Barney Natalie Clifford ; Pougy Liane de ; Robicho
Introduction et postface d'Olivier Wagner4e de couverture : L'une était une riche héritière américaine, l'autre l'une des plus célèbres courtisanes de la Belle Époque. La très jeune Natalie Clifford Barney se présenta un jour de 1899 au domicile de Liane de Pougy. Travestie en page florentin, elle se prétendit la messagère de l'amour envoyée par Sappho ; avec l'assurance invulnérable de ses vingt-trois ans, elle obtint ce qu'elle osa à peine demander. Cette liaison dura moins d'un an, laissant place ensuite à des sentiments plus complexes. Natalie n'était pas arrivée à arracher Liane à sa très lucrative vie de galanterie. De leur improbable rencontre naquit une passion dont les cent soixante-douze lettres présentées ici, totalement inédites jusqu'à ce jour, narrent les stations obligées, des illusions divines des débuts au goût amer des regrets. Nous suivons, au fil de ces pages, les développements d'un amour qui s'était écrit en même temps qu'il s'était vécu et qui, l'espace de quelques mois, dessina l'espoir immense d'une possible émancipation à deux, loin de l'oppression des hommes. C'est dans les feux de cette passion que se forgea le caractère indomptable de Natalie Clifford Barney, qui devint l'Amazone, multipliant amours et amitiés, salonnière incontournable et figure littéraire de l'entre-deux-guerres. À travers certaines lignes empreintes de lassitude s'entrevoit aussi ce que serait le destin de Liane de Pougy, qui après sa rencontre avec Natalie deviendrait princesse Ghika, avant de terminer sa vie dans l'ordre des soeurs tierces dominicaines. Ces lettres montrent une hardiesse et une liberté dans l'expression qui, jamais leste ni vulgaire, ne fait guère mystère de la nature de certaines extases. Elles offrent enfin le portrait inédit de deux personnalités qui furent, chacune à son propre titre, des figures de leur temps.
Roman moderniste, roman à clefs, roman épistolaire, roman-journal intime. Et l'un des premiers romans lesbiens. Quand elle écrivit Etude d'une passion en 1912, Natalie Barney avait 36 ans et sa légende, la légende de l'Amazone, était en train d'éclore. Dès les premières lignes d'Etude d'une passion, Natalie Barney nous indique son dessein, la ligne de son roman : analyser en profondeur le sentiment amoureux. Elle le décortique, ce sentiment, elle le met sous un microscope et nous raconte son développement, ses incertitudes, ses angoisses. Et ses joies et ses triomphes. Elle le fait avec un langage nouveau en rupture avec tout réalisme du XIXe , une écriture, la sienne, parfois informelle où il y a presque un refus de la linéarité au profit d'une structure plus circulaire. Natalie Barney, avec L'Adultère Ingénue, peut être considérée l'une des grandes romancières modernistes telles que Gertrude Stein, Djuna Barnes, Mina Loy, Katherine Mansfield, Rebecca West et Marianne Moore. Dans ce roman précurseur, Natalie Barney introduit des éléments technologiques absolument novateurs et hyper modernes : le téléphone, l'automobile et même l'avion. D'autre côté, en revanche, et cela justement pour déstabiliser le lecteur et déjouer tout rythme établi, elle y greffe une forme de style plus traditionnelle, celle du roman épistolaire, en insérant entre ses pages plusieurs vraies lettres échangées entre elle et Elisabeth de Clermont-Tonnerre. Natalie Barney n'a pas peur de dire l'amour charnel, impudique, entre deux femmes : " L'immense force de mon désir qui me change de sexe et même d'aspect, déchaîne le grand dieu du rut que je porte dans ma tête par mes flancs. ", écrit-elle. Jamais auparavant il y eut un roman rédigé avec cette même impulsion sensuelle et jubilatoire qui, contre toute attente de ses contemporaines, ne se termine pas avec la mort de l'une des deux héroïnes ou un adieu forcé par une catastrophe naturelle. C'est peut-être pour ces raisons qu'il ne trouva pas un éditeur " courageux " prêt à le publier. Ecrit directement en français par une Américaine - manuscrit d'abord dans deux cahiers noirs, dactylographié et corrigé à la main par la suite - il est resté cent dix ans caché dans des tiroirs. C'est le troisième roman de Natalie - le premier, Lettre à une connue (également inédit) dit l'histoire entre Natalie et Liane de Pougy, une sorte de réponse à Idylle saphique, le deuxième, Je me souviens (1910) est une réponse lui aussi à Une femme m'apparut de Renée Vivien - c'est ce troisième roman, qui est le plus novateur et original. Il était temps de lui donner la place qu'il mérite.
Préfaçant en 1999 "Le Voyage de Midi" de Roberto Mussapi (éd. Gallimard/L'Arpenteur), Yves Bonnefoy soulignait "l'aspect européen de l'apport du poète piémontais" né en 1952, qui s'est imposé en Italie comme un des poètes majeurs de sa génération. Dans la conquête de sa voix de poète italien né au Nord de l'Italien dans une des principales régions de la résistance au fascisme, Mussapi s'est nourri de sa passion pour les poètes de l'imaginaire irlandais (W. B. Yeats, Seamus Heaney) autant que de l'oeuvre des grands romantiques anglais qu'il a traduits (Byron, Shelley, Keats, Coleridge), des auteurs français qu'il éprouve comme fraternels, de Villon à Beckett, des grands poètes latins comme Horace et Virgile, et de toute la poésie italienne depuis Pétrarque et Dante. Proche à ses débuts de Mario Luzi et de la romancière Lalla Romano, il a déployé depuis les années 1980 une activité considérable d'éditeur, de critique, d'homme de radio, de dramaturge (on lui doit une quinzaine de pièces de théâtre), et il a même écrit plusieurs livres pour les enfants. Dans son riche parcours, que plusieurs volumes de traductions ont déjà permis de faire connaître en France depuis Lumière frontale (La Différence, 1996), ce nouveau recueil, "La Plume du Simorgh", paru chez Mondadori en 2016, a marqué une date importante. La poésie de Mussapi s'y affirme de plus en plus narrative dans son essence profonde, mais aussi dialogique, donnnant la parole à des personnages qui nous racontent leur aventure, que parfois nous avions cru connaître quand ils sont célèbres, comme Marco Polo, mais dont nous découvrons la face cachée, le secret qui attendait d'être dévoilé. Aussi la jubilation de la fiction prend-elle ici volontiers a forme du texte apocryphe. La fascination pour l'Orient, proche ou lointain, aimante tout ce livre qui est comme un nouveau parcours poétique de la route de la soie sous la conduite du Simorgh, l'oiseau mythique de l'ancienne Perse qui niche dans l'arbre de la Connaissance et qui est si vieux qu'il a déjà vu trois fois la fin du monde. La quête du Simorgh par trente oiseaux pèlerins sous la conduite de la huppe formait la trame de "La Conférence des oiseaux", le récit du poète soufi du douzième siècle Farid al-Din Attar de Nichapour. A chacun des récits qui se succèdent dans ce livre, reprenant la même quête de sagesse et de beauté, Roberto Mussapi invite le lecteur à se demander quel est le véritable but du voyage. Ce recueil qui croise l'imaginaire des "Mille et Une nuits" et celui de l'Occident chrétien, est véritablement un appel à rendre au merveilleux et aux trésors de l'imagination créatrice la place qu'ils méritent dans le champ de la poésie du 21e siècle.
Ce livre a été écrit à l'aube des années 1980, par un jeune homme de vingt et un et vingt-deux ans. Les Sonnets de Germont inaugurent la publication aux éditions de la Coopérative d'une ?uvre qui a pris au fil du temps une ampleur considérable, touchant à des genres très divers ? poésie, roman, théâtre. Ce recueil de sonnets en vers libres assonancés constitue un itinéraire en trois étapes : initiation de la jeunesse à la beauté, à l'amour et à la mort. Le poète qui découvre le monde dans sa nouveauté et part à la recherche de son double amoureux est aussi une âme ancienne, où revivent des figures immémoriales dans l'attente et la certitude de la résurrection.
En 1922, Hofmannsthal publie de manière presque confidentielle Le Livre des amis, un recueil d'aphorismes qui connaîtra rapidement une diffusion beaucoup plus large que son auteur lui-même ne l'imaginait, et peut-être ne le souhaitait. Dans ces pages, le poète autrichien mêle ses propres pensées, tirées de ses carnets intimes, à celles qu'il a rencontrées chez les auteurs qu'il aime le plus. Les amis que désigne le titre sont donc aussi bien ses propres lecteurs que les écrivains de tous les temps, qui forment autour de lui une sorte de "collège invisible". Le Livre des amis est un livre magique, dont la profondeur ne se dévoile qu'avec le temps : ceux qui l'ont lu ne cessent d'y revenir. Il est peut-être aussi la meilleure initiation à l'oeuvre de Hofmannsthal, grand esprit doublement attaché à sa patrie autrichienne et à la défense de la culture européenne au lendemain de la Première Guerre mondiale.
Il parla de cette distance imperceptible et pourtant nécessaire entre la main amoureuse et la peau qu'elle caresse, entre le souffle ardent et les lèvres s'entrouvrant doucement pour le baiser. Quand l'amour passe ainsi entre deux êtres, l'espace n'est que la possibilité enivrante de se rapprocher pour s'unir. " La vie de Marc, un homme d'affaires rationnel et conventionnel, semble placée sous le signe du succès, ce qui n'empêche pas une profonde insatisfaction intérieure. Sa rencontre avec Damien le met soudain face au bonheur, mais aussi à sa fragilité. Confronté à l'injustice du destin, saura-t-il défendre son amour ? Il faudra l'intervention d'une femme pour lui ouvrir la possibilité d'une vie meilleure. Ce roman, où l'émotion et la beauté affleurent à chaque page, peut être lu aussi comme une fable sur les carences et le défaut d'harmonie du monde contemporain, et sur la manière dont il est possible à chacun d'y porter remède en changeant sa vision de la réalité.