Espaces, formes et métissages de la collection éditoriale. Europe/Amériques XIX-XXIe siècles
Nicoli Miriam ; Rivalan Guégo Christine ; Sorel Pa
PU RENNES
24,99 €
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EAN :9782753581784
Elément majeur dans les stratégies des éditeurs pour conquérir et fidéliser les lecteurs et lectrices, la collection est aussi, aux XIXe et XXe siècles, l'un des principaux vecteurs de circulation des savoirs. Si la collection est le plus souvent conçue pour un public cible dans un cadre national, son modèle s'exporte aussi au-delà des frontières et s'avère suffisamment malléable pour s'adapter à de nouveaux espaces, géographiques et linguistiques. Par son approche transnationale et comparative, cet ouvrage apporte un nouvel éclairage sur les processus de diffusion et de réception des collections éditoriales dans toute leur diversité. En analysant une vaste gamme de collections (littéraires, scientifiques, historiques, politiques...), les contributions réunies dans ce volume interrogent leur rôle dans les processus de transfert culturel, sur le continent européen et dans les Amériques, tout en mettant en évidence les évolutions du marché du livre et les mutations culturelles qui les accompagnent. Comment les modèles éditoriaux circulent-ils et se transforment-ils dans l'espace et dans le temps ? Quels moyens mettent en oeuvre les éditeurs, les auteurs, les traducteurs, les illustrateurs ou les graphistes pour la diffusion et l'acclimatation de productions étrangères ? Dans quelle mesure les collections ont elles contribué à la construction et au renforcement des identités nationales ? C'est notamment à ces diverses questions que cet ouvrage tente de répondre en mettant au jour les similarités et les hybridations dans les différents espaces, géographiques, sociaux, religieux et institutionnels. La problématique de l'adaptation des modèles éditoriaux et celle du "métissage" dans la formation et la circulation des savoirs constituent les thèmes centraux d'un ouvrage qui, dans une approche globale, donne à lire à la fois les stratégies individuelles et les sociétés en mutation. Par l'étude de ses formes, de ses usages et de ses récupérations, c'est toute la complexité de la collection éditoriale qui est ainsi dévoilée.
Nombre de pages
315
Date de parution
23/09/2021
Poids
442g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753581784
Titre
Espaces, formes et métissages de la collection éditoriale. Europe/Amériques XIX-XXIe siècles
Auteur
Nicoli Miriam ; Rivalan Guégo Christine ; Sorel Pa
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
442
Date de parution
20210923
Nombre de pages
315,00 €
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Savants renommés dans l'Europe des Lumières, Albrecht von Haller et Samuel-Auguste Tissot ont été en prise directe avec la seconde révolution du livre et l'évolution des modes de diffusion scientifique au XVIIIe siècle. Leur correspondance, mise en perspective de façon captivante dans cet ouvrage, s'en fait l'écho. Comment maîtriser la masse grandissante d'informations et rester au courant des nouveautés de la librairie ? Pour quel public écrire et comment ? Au fil de l'étude minutieuse de la place du livre dans le quotidien des deux savants, cet ouvrage plonge son lecteur dans les coulisses de la communication scientifique. Il met en relief les multiples acteurs au parcours souvent obscur qui concourent à la réalisation du produit fini : copistes, traducteurs, libraires- éditeurs, dessinateurs et graveurs. Prenant le contrepied de l'image idyllique du savant - lecteur paisible et auteur respecté - il examine les pratiques qui marquent son rapport à la production scientifique et à l'imprimé. Se procurer des ouvrages, estimer leur qualité, prendre des notes, marchander le prix d'une page avec un éditeur, trouver un bon copiste, juger de la qualité d'une traduction, se protéger des contrefaçons ou encore gérer le stress et les pathologies liés à la vie studieuse... Examinée sous ses aspects les plus divers et surtout les plus concrets, la vie scientifique à l'époque des Lumières a tout ici du parcours du combattant. Les différents types de lectorat, lecteurs non-savants compris, qui à leur façon manipulent le livre scientifique, en sont partie intégrante. Cet ouvrage très documenté s'adresse aussi bien aux historiens des sciences et du livre et aux spécialistes du XVIIIe siècle qu'à un large public intéressé par la vie quotidienne des savants et par la construction des savoirs à l'époque des Lumières.
Riche de ses quinze études originales, le présent volume se propose d'avancer la connaissance des collections (phénomène éditorial essentiel aux XIXe et XXe siècles qui a façonné, en particulier, les pratiques d'achat et de lecture du grand public), ainsi que de leur rôle dans la construction des sociétés contemporaines. Chacune à sa manière, tes différentes contributions étudient l'objet collection, non seulement en tant qu'artefact, ou objet emblématique d'une nouvelle consommation culturelle, mais aussi en tant que fait de société à part entière. Adoptant une perspective spatio-temporelle résolument large qui embrasse trois siècles, les articles étudient des cas européens (France, Espagne. Italie, Suisse, Belgique) aussi bien qu'américains (Canada, Argentine). Dans sa démarche, ce volume se veut avant tout comparatiste, donnant ainsi au lecteur une vision horizontale des transferts et de la circulation des modèles éditoriaux. Les différents points de vue adoptés pour appréhender la collection sont une autre force de ce volume. En mobilisant une documentation abondante et variée, les auteurs se penchent notamment sur le rôle des différents acteurs associés au processus de création et de diffusion (auteurs, directeurs de collection, éditeurs, lecteurs, traducteurs), sur les enjeux matériels et économiques sous-jacents à tout projet éditorial ou bien encore proposent une approche thématique, la collection contribuant à structurer le savoir dans un domaine de connaissance donné (littérature, histoire, sciences, médecine...). Parce qu'au fil des pages sont également abordés, en filigrane, les changements culturels majeurs qui ont conduit à la démocratisation de la culture et à la culture de masse, cet ouvrage devrait retenir l'attention des spécialistes du sujet, mais aussi des professionnels de la culture et de l'édition de plus en plus interpellés par l'avenir du livre dans un marché éditorial mondialisé.
Paul Nicoli se passionne depuis de longues années pour l'art de la table. Des tables qu'il imagine à la façon d'installations, de tableaux, de natures mortes, qui, une fois le repas achevé seront desservies, ou plutôt "démontées" à l'instar d'une installation éphémère. Afin de satisfaire son désir de perfection, au talent du collectionneur s'est ajouté celui de producteur, car en effet rien ne le stimule davantage que de faire fabriquer par d'authentiques artisans des objets ou de la vaisselle dans les pays où il voyage, ainsi de la Turquie, la Chine, le Maroc, l'Afrique du Sud, le Japon? Très éclectique, le goût de Paul Nicoli couvre des champs les plus divers, tels l'argenterie Augsbourg, des objets d'art brut ou simplement trouvés sur le bas-côté de la route, de la vaisselle ancienne, de la poterie locale, de la verrerie vénitienne, de bohème ou artisanale spécialement créée selon ses envies, ses goûts? Installations éphémères, ses tables tableaux répondent à trois principes fondamentaux en art : le rythme, la couleur et le volume. Trois thèmes autour desquels Paul Nicoli crée des tables qui surprennent, intriguent, mais surtout séduisent et rendent un peu jaloux de tant de fantaisie, d'inventions. Chacune de ses créations est unique et faite pour dialoguer avec les hôtes qui ont le privilège de les découvrir. Ce livre tente de rendre compte d'un art de vivre à la française, revivifier par un authentique artiste, Paul Nicoli, sous l'objectif du photographe Guillaume de Laubier dont le talent qui n'est plus à démontrer, accompagne nombre d'ouvrages relatifs à la maison, au décor, aux jardins, à l'architecture...
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.