La Collection. Essor et affirmation d'un objet éditorial (Europe/Amériques XVIIIe-XXIe)
Rivalan Guégo Christine ; Nicoli Miriam ; Mollier
PU RENNES
20,00 €
Sur commande en 2-4 jours
EAN :9782753533790
Riche de ses quinze études originales, le présent volume se propose d'avancer la connaissance des collections (phénomène éditorial essentiel aux XIXe et XXe siècles qui a façonné, en particulier, les pratiques d'achat et de lecture du grand public), ainsi que de leur rôle dans la construction des sociétés contemporaines. Chacune à sa manière, tes différentes contributions étudient l'objet collection, non seulement en tant qu'artefact, ou objet emblématique d'une nouvelle consommation culturelle, mais aussi en tant que fait de société à part entière. Adoptant une perspective spatio-temporelle résolument large qui embrasse trois siècles, les articles étudient des cas européens (France, Espagne. Italie, Suisse, Belgique) aussi bien qu'américains (Canada, Argentine). Dans sa démarche, ce volume se veut avant tout comparatiste, donnant ainsi au lecteur une vision horizontale des transferts et de la circulation des modèles éditoriaux. Les différents points de vue adoptés pour appréhender la collection sont une autre force de ce volume. En mobilisant une documentation abondante et variée, les auteurs se penchent notamment sur le rôle des différents acteurs associés au processus de création et de diffusion (auteurs, directeurs de collection, éditeurs, lecteurs, traducteurs), sur les enjeux matériels et économiques sous-jacents à tout projet éditorial ou bien encore proposent une approche thématique, la collection contribuant à structurer le savoir dans un domaine de connaissance donné (littérature, histoire, sciences, médecine...). Parce qu'au fil des pages sont également abordés, en filigrane, les changements culturels majeurs qui ont conduit à la démocratisation de la culture et à la culture de masse, cet ouvrage devrait retenir l'attention des spécialistes du sujet, mais aussi des professionnels de la culture et de l'édition de plus en plus interpellés par l'avenir du livre dans un marché éditorial mondialisé.
Nombre de pages
300
Date de parution
19/06/2014
Poids
396g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782753533790
Titre
La Collection. Essor et affirmation d'un objet éditorial (Europe/Amériques XVIIIe-XXIe)
Auteur
Rivalan Guégo Christine ; Nicoli Miriam ; Mollier
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
396
Date de parution
20140619
Nombre de pages
300,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Largement inspiré par la conception du paysage telle que définie par la Convention européenne de 2000, et avec comme arrière-plan les nombreuses ressemblances paysagères entre les deux finistères européens que sont la Bretagne et la Galice, l'ouvrage se donne comme objectif de dépasser les représentations, partielles et parfois stéréotypées, qui circulent sur les deux régions, unies par un même fonds ethnoculturel. Les études qui le nourrissent mettent à contribution des chercheurs et chercheuses de Bretagne et de Galice, issus de différents champs, dans une démarche transdisciplinaire et transéculaire afin de fournir des éléments de compréhension en matière d'expressions culturelles, de choix des politiques régionales, ainsi que de préservation du patrimoine naturel et culturel. L'ensemble montre combien l'historicité caractérise ce rapport aux paysages et combien celui ci se fait de plus en plus écocentré, appelant à un renforcement des coopérations entre finistères européens.
Élément fondateur de l'historiographie méthodique, l'événement avait déjà perdu son statut privilégié lorsque l'histoire des Annales promut une histoire davantage inscrite dans la longue durée et ouverte aux sciences sociales. C'est en 1974 que Pierre Nora parla du "retour de l'événement", dont Paul Ricoeur fit cependant observer que ce "n'était pas exactement celui qui a été repoussé dans les marges de l'histoire par la génération précédente". L'événement revenait comme "le troisième terme de la triade: structure, conjoncture, événement". Désormais, l'historien François Dosse parle de sa "renaissance", soulignant la "relation tout à fait essentielle entre langage et événement qui est aujourd'hui largement prise en compte et problématisée par les courants de l'ethnométhodologie, de l'interactionnisme et, bien sûr, par l'approche herméneutique". Après avoir tenté de cerner la notion d'événement en la confrontant à d'autres (en particulier au fait divers) pour en analyser le rendement dans des domaines variés (littérature, encyclopédie, iconographie, documents historiques) et dans un espace principalement ibérique, c'est à ses traces - ou à ses échos - que se sont intéressés les auteurs de cet ouvrage collectif. Les travaux de chercheurs de différents domaines des sciences humaines et sociales ont ainsi alimenté la réflexion.
Quel est le rôle des collections dans la conservation des archives (imprimées et sonores) et la préservation des objets musicaux dans le moment actuel où la numérisation et le partage de l’information jouent un rôle primordial? Quelles sont les principales difficultés suscitées par la nature des objets numérisés et leurs fonctions dans un contexte social où les attentes de patrimonialisation sont si sensibles? Les espaces impliqués (Europe-Amérique latine) permettent de répondre par l’observation des pratiques de collecte, d’enregistrement, de conservation mises en oeuvre par différentes institutions en France, en Allemagne, en Espagne, en Amérique latine et ainsi de mieux voir comment ces pratiques interagissent entre elles à l’ère de la numérisation. Avec le soutien de l'UR CELLAM de l'université Rennes 2 et de l'Institutibéro-américain de Berlin
Badel Laurence ; Badalassi Nicolas ; Gijs Anne-Sop
A l'heure où les Etats-Unis et la Russie négocient en Arabie Saoudite pour trouver une issue à la guerre d'Ukraine, où un certain nombre d'agences internationales ont été installés depuis moins d'une vingtaine d'années dans le Golfe ou en Inde, cet ouvrage collectif propose une réflexion inédite sur la capitalité diplomatique, ses géographies, ses fonctions nouvelles. Il montre la cohabitation de pratiques juridiquement réglées, mais aussi d'usages paradiplomatiques et inédits. Il questionne les enjeux symboliques et pratiques entourant le statut de capitale diplomatique, compte tenu du contexte postcolonial et de l'évolution générale des relations internationales après la Seconde Guerre mondiale. Enfin, il permet d'interroger les limites de la déseuropéanisation diplomatique.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.