Cet ouvrage aborde l'histoire sociale du rapport entre la jeunesse et le travail depuis un demi-siècle à partir de deux entrées thématiques : l'évolution des logiques de mise au travail des jeunes, et celle du rapport au travail des jeunes. Dans sa forme générale il se présente comme une mise au point critique sur l'histoire et l'identité de la catégorie " jeunes travailleurs ". La première partie est consacrée à la situation des jeunes travailleurs dans une perspective globale et historique qui tient compte à la fois de la distribution de l'ensemble des jeunes dans les différents espaces d'activité et de la mutation du contexte sociétal. Dans la même perspective, la deuxième partie montre comment l'équilibre entre les dimensions instrumentale, sociale et symbolique du rapport au travail des jeunes s'est transformé et comment, dans la société post-industrielle, le travail perd moins de sens et de valeur qu'il n'en gagne. En dépit d'une abondante littérature relative à la jeunesse, la sociologie française a traité essentiellement des " jeunes en difficulté ". La situation, les pratiques sociales et la transformation profonde de l'identité des jeunes travailleurs sont donc des sujets à faire découvrir tant pour informer que pour stimuler l'intérêt de recherches futures. Combinant une dimension de recherche à celle d'une présentation générale des travaux existants, cet ouvrage s'adresse à tous les publics concernés par la " question sociale jeune ".
En se fondant sur plusieurs enquêtes sociologiques récentes, l'ouvrage plaide pour un mode de lecture différent des pratiques d'insertion juvénile en insistant sur la capacité des individus à gérer et à transformer les situations complexes qu'ils rencontrent, situations inhérentes aux sociétés modernes en constantes mutations. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre. Quatrième de couverture « Derrière les problèmes d'emploi et d'insertion apparaissent les bouleversements profonds dans les rapports entre les jeunes et la société. Nous ne prenons pas assez conscience de la globalité du phénomène et nous le rapportons trop exclusivement au problème de l'emploi ou à la spécificité d'une culture propre aux jeunes. » Ces propos d'un ancien commissaire au Plan disent clairement à quel point il est essentiel de penser la question de l'insertion juvénile à l'intérieur d'une problématique plus générale. C'est pourquoi cet ouvrage fait état des travaux sur l'insertion sans jamais perdre de vue leur objet: comment les catégories « insertion » et « jeunesse » sont-elles apparues dans le champ politique et scientifique? Quels dispositifs la société peut-elle mettre en oeuvre afin de résoudre ce problème qui constitue pour elle un véritable « laboratoire social »?
« Derrière les problèmes d'emploi et d'insertion apparaissent les bouleversements profonds dans les rapports entre les jeunes et la société. Nous ne prenons pas assez conscience de la globalité du phénomène et nous le rapportons trop exclusivement au problème de l'emploi ou à la spécificité d'une culture propre aux jeunes. » Ces propos d'un ancien commissaire au Plan disent clairement à quel point il est essentiel de penser la question de l'insertion juvénile à l'intérieur d'une problématique plus générale. C'est pourquoi cet ouvrage fait état des travaux sur l'insertion sans jamais perdre de vue leur objet: comment les catégories « insertion » et « jeunesse » sont-elles apparues dans le champ politique et scientifique? Quels dispositifs la société peut-elle mettre en oeuvre afin de résoudre ce problème qui constitue pour elle un véritable « laboratoire social »?
En mars 2000, le Conseil européen de Lisbonne présente la participation généralisée des femmes au marché du travail comme un rempart majeur contre la pauvreté des enfants et l'exclusion sociale. Sur quels registres de légitimité reposent la division sexuelle des engagements sociaux ? Comment mettre en forme des politiques qui accordent à égalité aux hommes et aux femmes la liberté réelle de participer à toutes les sphères d'activités sociales économiques et civiques ? C'est à ce chantier que s'intéresse cette réflexion.
Année fatidique, 1815 consacre la restauration de l'ordre monarchique européen. De Waterloo au Congrès de Vienne s'effondre une certaine idée de la Révolution et de ses ambitions universelles. Mais 1815 ne marque-t-il qu'un retour à l'ordre ancien Si la contre-révolution triomphe en Europe, l'onde de choc révolutionnaire continue de se propager : en Amérique latine où se dessine la fin des empires ibériques, en Afrique de l'Ouest où émergent des mouvements djihadistes réformateurs, ou encore en Asie, où la Chine impériale connaît des bouleversements internes. Alors que les aristocraties rétablissent leur pouvoir en Europe, la montée en puissance du capitalisme industriel et financier façonne un nouveau rapport de force global. S'appuyant sur une approche comparée et connectée, cet ouvrage interroge les grands récits historiques qui ont fait de 1815 le point de départ d'une suprématie européenne sur le monde. En croisant les regards, il offre une lecture décentrée de l'âge des révolutions, à un moment où la domination de l'Europe sur le a reste " du globe n'a encore rien d'une évidence.
Anatomie d'un parti sulfureux Le succès du Rassemblement national n'est plus à démontrer, tant ses récents résultats électoraux en témoignent. Pour comprendre cette percée frontiste, il faut remonter aux causes structurelles et aux phénomènes de longue durée démantèlement de l'Etat social, mutations du système scolaire, disqualification des intellectuels traditionnels (scientifiques, instituteurs, syndicalistes...) au profit des "imposteurs" de toutes sortes, enfin, réémergence et progression des idées nativistes Mais un paradoxe demeure si la présence frontiste est de plus en plus centrale, elle est presque indépendante de toute véritable implantation sociale. Comment une organisation partisane aussi fragile a-t-elle pu capitaliser de tels succès électoraux ? Pourquoi, en Europe occidentale, la France est-elle le seul pays dans lequel une formation d'extrême droite parvient à rassembler, sans interruption depuis 1984, au moins un électeur sur dix - souvent beaucoup plus Cet ouvrage offre une synthèse historique inédite de ce parti, en même temps qu'il tente de résoudre l'énigme de sa réussite
Comment naissent les fake news, les théories du complot, les légendes urbaines ? Quelles personnes sont-elles susceptibles d'y croire ? Dans cet ouvrage regorgeant d'exemples, Gérald Bronner analyse les mécanismes sociologiques, ainsi que les biais cognitifs qui nous mènent à tirer des conclusions hâtives ou erronées, et à persister à y croire. Un ouvrage complet, passionnant et éclairant !