Il est né de la Vierge Marie. Marie dans le mystère chrétien
Nicolas Marie-Joseph
BEAUCHESNE
16,00 €
Epuisé
EAN :9782701003177
Pour comprendre à quel point l'enseignement traditionnel de l'Eglise catholique sur la Vierge Marie tient aux profondeurs mêmes de la Foi chrétienne, il suffit de le ramener tout entier à son principe qui est l'article du Credo : Il est né de la Vierge Marie, en pensant qu'il s'agit du Fils de Dieu se faisant homme pour nous les hommes. Cet article ne fait que renvoyer à l'évangile, plus explicite sur le rôle personnel donné par la grâce divine à cette femme, à celle vierge, dans l'accomplissement de notre salut. On est parfois tenté de penser, il est vrai, que l'Eglise catholique a dépassé le donné de la foi en définissant comme des dogmes l'Immaculée Conception et l'Assomption, en professant dans sa pratique une véritable croyance en l'universalité de l'intercession de Marie. Mais si on cherche à voir ces vérités comme de simples aspects de l'union de Marie à Jésus impliquée dans sa maternité, si on évite surtout de séparer Marie de l'Eglise et si on montre au contraire en elle la personne entre toutes "bénie" , en qui se réalise, premièrement et typiquement, cette union de l'humanité au Christ qui est tout le mystère de l'Eglise, Marie apparaîtra non plus comme une surcharge du mystère chrétien, mais comme une lumière sur son véritable sens. Cet effort de compréhension intégrale de la maternité de Marie et de son sens au coeur même du mystère du Christ et de l'Eglise, le Père Marie-Joseph NICOLAS O. P. , professeur de Théologie à l'Institut catholique de Toulouse. l'avait tenté plus d'une fois dans des ouvrages scientifiques. Ce petit livre, dépouillé de toute technicité, n'est pas seulement une présentation allégée de cette doctrine pour le Peuple de Dieu. Il a été écrit face aux si graves et radicales mises en question actuelles et aussi dans le mouvement de la pensée de l'Eglise de Vatican II. Il voudrait témoigner de la possibilité pour une théologie qui demeure, certes, traditionnelle, de rester vivante et de se rénover.
Nombre de pages
160
Date de parution
01/04/1969
Poids
401g
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EAN
9782701003177
Titre
Il est né de la Vierge Marie. Marie dans le mystère chrétien
Auteur
Nicolas Marie-Joseph
Editeur
BEAUCHESNE
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0
Poids
401
Date de parution
19690401
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160,00 €
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Epuisé
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Vayssière Marie-Etienne ; Nicolas Marie-Joseph ; B
Biographie de l'auteur Le père Vayssière a été gardien de la grotte de la Sainte-Baume pendant trente-deux ans, de 1900 à 1932, puis prieur provincial de la province dominicaine de Toulouse de 1932 à 1940.
Découvre des animaux d'Afrique exceptionnels de très près, en très grand, mais aussi grâce à des zooms qui te montrent des petits détails passionnants sur chacun d'eux !20 animaux, à raison d'un par double page, parmi lesquels : l'éléphant, la girafe, le rhinocéros, le zèbre, le gorille, le lion, le crocodile, l'okapi et bien d'autres encore...
Le Livre des Chroniques ne fait pas partie des "poids lourds" de l'Ancien Testament. Il a longtemps été considéré comme une variante tardive et pâle du Livre des Rois, totalement au service de la théologie de la rétribution. Est-ce justifié ? L'ouvrage que vous avez entre les mains est issu d'une dissertation doctorale de théologie. L'autrice fait oeuvre novatrice en analysant systématiquement quatorze récits de fin de vie et de funérailles de rois de la dynastie davidique, dans le Livre des Chroniques. Associant critique textuelle, analyse littéraire et narratologie, l'étude se fait comparativement au Livre des Rois. Une première découverte est la liberté que s'octroie le Chroniste de changer radicalement le portrait de tel ou tel roi, ou les circonstances de sa mort. Globalement, aucune logique générale ne semble conduire la réécriture opérée par le Chroniste, mais, contrairement aux idées reçues, celui-ci se révèle comme un narrateur surdoué, un scénariste raffiné, et un théologien inspiré. La figure divine est comme diffractée dans chaque texte étudié, à tel point qu'on peut, au terme de l'étude, créditer le Chroniste d'une "théologie protéiforme" . Le caractère pédagogique de cet ouvrage en permet plusieurs niveaux de lecture, selon que l'on est amateur éclairé ou bibliste chevronné. Marie-Luce Delouis-Nicolas, ingénieur ESTP, docteur en théologie, est depuis 2019 chargée d'enseignement à l'ICP et au séminaire interdiocésain d'Issy-lès-Moulineaux.
Dans l'Eglise du Moyen Age central, l'inspiration charismatique n'est pas antinomique de la bureaucratisation : elle en est la condition nécessaire. C'est ce que montre cette étude des mobilisations ecclésiologiques de la référence à l'Esprit. Loin d'oublier l'Esprit dans la routine d'une bureaucratie sans âme, les agents de l'institution de l'appareil ecclésial sont les premiers à y faire référence pour opérer, à partir du milieu du XIe siècle, une centralisation pontificale des différentes tendances réformatrices. La monopolisation pontificale de la référence légitime à l'Esprit permet à la fois d'affirmer l'autonomie - la théonomie - de l'appareil ecclésial et d'en suspendre les règles ordinaires. L'appropriation de ce discours ecclésiologique par les chroniqueurs et réformateurs du XIIe siècle va conduire à une nouvelle perception de l'histoire, fondée sur l'idée d'un progrès inspiré et mené par des hommes spirituels. Moines charismatiques et administrateurs peuvent ainsi s'associer autour du fragile malentendu d'une institution spirituelle. Lorsque celui-ci se délite, les discours prophétiques en font l'aune à laquelle juger le présent ou un projet d'avenir. Au cours des XIIIe et XIVe siècles, ce modèle d'une bureaucratie charismatique se dissocie en conceptions antagonistes de la référence à l'Esprit : un usage intégré dans les rouages de l'administration, qui n'apparaît explicitement que dans les périodes de crise, et une référence de plus en plus eschatologique visant à condamner tous ceux qui persécutent les "spirituels".
Scolastique : dérisoire ou sérieuse ? Savante ou bornée ? Ratiocination ou perfection rationnelle de l'investigation universelle ? Virtuosité intellectuelle ou figement formel ? Peu de mots, assurément, résonnent de manière aussi contradictoire dans notre chambre cognitive. Faut-il s'en étonner ? La scolastique, avec le Sic et non d'Abélard au XIIe siècle, se construit sur l'exploration inextinguible de la contradiction. Elle progresse vers la vérité grâce au kaléidoscope des possibles logiques. En son âge d'or, du XIIIe au XVe siècle, auxquels est consacré ce volume, elle ne structure pas seulement la pensée des intellectuels. Imprimant sa forme et ses processus heuristiques à la littérature - latine ou romane - qu'elle érige en son extension, elle trouve en celle-ci non seulement un réceptacle et un lieu de diffusion, mais un révélateur. Codifiée mais libre comme une forme fixe, elle est littérature à part entière, partageant avec elle les ambitions et les modalités protéiformes d'une architectonique savante dévouée à l'éveil de l'esprit. Les vingt-quatre contributions ici réunies sondent la manière dont la littérature médiévale, tirant partie de sa propre diversité, sérieuse, comique, savante, ambiguë ou critique, s'est emparée de la scolastique pour faire d'un phénomène social qui aurait pu devenir un puissant outil de contrôle, un formidable moteur d'émancipation individuelle.
Une exclamation d'Origène (empruntée à Jérémie) : Tu m'as trompé, Seigneur ! Une autre de saint Anselme : Seigneur, je cherche ton visage ! L'une et l'autre nous a paru valoir d'être scrutée, comme introduisant à une demarche de pensée qui caractérise chacun de ces deux grands esprits, et plus encore au mouvement foncier de leur âme. Deux exemples, propres à faire voir, à travers les différences de deux époques aussi bien que de deux individualités, une parenté plus essentielle. Et nous encore, "nous sommes de leur race" . Tous ceux que nourrit de sa substance indéfiniment féconde une même grande tradition, sont frères. Pour compléter ce sentiment de l'unité dans un incessant pluralisme, nous avons cru pouvoir proposer un troisième exemple, pris à notre siècle même, celui du débat qui fut institué, au cours des années trente, sur les rapports de la foi chrétienne, et de la philosophie. Le lecteur verra de lui-même, sans qu'il soit besoin d'instituer parallèles ou contrastes, combien les questions qui agitaient ce débat sont encore aujourd'hui les nôtres.
En octobre 1703, Claude Poullart des Places, un jeune Rennais, arrive à Paris sans autre intention que de faire sa théologie au collège Louis le Grand. Un an plus tard, simple tonsuré, il fonde un séminaire pour les pauvres écoliers, ces aspirants au sacerdoce dont la misère, par ses conséquences, est la plaie majeure de l'Eglise de France. Il assure à ses élèves une longue et solide formation théologique et sait leur communiquer sa mystique de pauvreté et sa hantise des âmes abandonnées. Il meurt en 1709, prêtre depuis moins de deux ans. Il laisse soixante-dix séminaristes et une petite équipe de directeurs, noyau de cette congrégation du Saint-Esprit qui compte aujourd'hui 4 000 religieux. La Compagnie de Marie de son ami Grignion de Montfort ne voit le jour et ne survit jusqu'à la Révolution que grâce à son affiliation à la congrégation du Saint-Esprit ; pendant près d'un siècle et demi, ses membres se font appeler Prêtres missionnaires du Saint-Esprit. Quant aux Filles du Saint-Esprit, la plus florissante des congrégations bretonnes, elle doit son existence à l'un des premiers disciples de Poullart des Places qui leur forma un règlement sur le modèle de celui qui s'observait au Séminaire du Saint-Esprit. Poullart des Places est le plus jeune fondateur d'ordre et aussi celui qui disposa du délai le plus court pour consolider son oeuvre. Son histoire était une énigme que, grâce aux archives de l' Aa, une congrégation secrète de piété, Joseph Michel réussit à élucider. La cause de canonisation de Poullart des Places a été introduite en 1989.