La force de la doxa. Rhétorique de la décision et de la délibération
Nicolas Loïc ; Denis Delphine
L'HARMATTAN
21,50 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782296026131
A partir d'une étude du genre délibératif, tant générique qu'historique, l'auteur se propose de restituer à la dora - cet univers de croyances et de représentations supposées - sa validité dans l'émergence de décisions politiques qui puissent valoir pour tous et pour chacun. Prenant acte de l'urgence à réhabiliter l'usage rhétorique de la langue, cet essai ambitionne de redonner à la doxa ses lettres de noblesse en repensant les conditions de persuasion d'une parole socialement négociée. Il entend restaurer la pertinence et l'actualité d'une pratique discursive, opinative, que sa nature même destine à évoluer dans l'incertitude et le doute, en marquant sa rupture avec l'idéal technocratique d'une modernité déshumanisante. Comment arrêter son choix parmi la multiplicité des possibles ? Comment orienter son action dans le monde contingent des choses humaines, prendre position sur la "carte" de la praxis pour créer du sens ? Comment ordonner les moyens et les fins sans pour autant sombrer, soit dans un pur relativisme. soit dans la dictature d'une vérité tyrannique ? Telles sont les questions auxquelles tente de répondre cet ouvrage.
Nombre de pages
223
Date de parution
15/01/2007
Poids
245g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782296026131
Titre
La force de la doxa. Rhétorique de la décision et de la délibération
Auteur
Nicolas Loïc ; Denis Delphine
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
245
Date de parution
20070115
Nombre de pages
223,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
L'Année Mosaïque, revue interdisciplinaire de jeunes chercheurs en sciences humaines (Lille Nord de France et Belgique), publie exclusivement des numéros thématiques issus d'appels à propositions. Elle encourage toutefois les auteurs à soumettre des articles en varia.
S'interroger sur les émotions en politique suppose de poser d'emblée qu'il ne saurait y avoir de politique, et même de décision politique, sans émotion ni affect. Omniprésentes, les émotions sont consubstantielles à l'exercice du pouvoir ; consubstantielles à la démocratie également. Elles en traversent la pratique quotidienne et viennent structurer les rapports entre les acteurs qui habitent l'espace politique. Elles donnent du sens, de la force et de la valeur aux actes qui y sont posés. Ce nouveau numéro des Cahiers PROTAGORAS se propose d'en analyser les différentes facettes, les impensés et les zones d'ombre pour nous aider à mieux comprendre la place cruciale que les émotions, en tant qu'outil et comme matériaux du discours, occupent à l'intérieur de la communication politique.
Les personnalités politiques sont-elles des marques comme les autres ? Dans quelle mesure est-il riche et fécond de les penser comme telles c'est-à-dire de façon métaphorique ? La situation est-elle identique en Europe et aux Etats-Unis ? Est-ce un simple effet de mode ou le reflet d'une dynamique plus profonde ? Comment s'opère l'importation, d'une part des concepts, d'autre part des techniques et des outils propres au marketing commercial, à l'intérieur du champ politique ? Quelles sont les conséquences de cette importation sur les comportements électoraux, les partis et, en fin de compte, sur l'espace démocratique lui-même ? Les idéologies ont-elles encore leur place et leur pertinence dans l'univers des marques politiques ? Autant de questions qui sont au cur de cette réédition du cinquième numéro des Cahiers Protagoras.
Conscient du bénéfice à tirer d'une approche scientifique pluridisciplinaire, ce nouveau numéro des Cahiers PROTAGORAS permet d'aborder avec finesse la géométrie - flexible en fonction des époques et des contextes - des liens qui unissent temps et politique. Le terrain d'enquête s'avère éminemment riche d'enjeux et d'analyses pour la communication publique et politique. Temps long, temps court, immédiateté, permanence, intemporalité, instantanéité, passé simple ou futur antérieur... le (champ) politique est traversé de logiques parfois contradictoires qu'il convient d'aborder tant du point de vue des acteurs, c'est-à-dire de leurs méthodes et stratégies, que des dynamiques sociales et des représentations qu'elles portent. Les articles rassemblés ici s'y emploient avec force et de façon complémentaire.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...