Le caravansérail de la vie. Contes et récits sahélo-sahariens
Nicolaï Robert
L'HARMATTAN
22,00 €
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EAN :9782140498206
Voici une sélection de contes et récits de vie enregistrés par l'auteur, il y a un demi-siècle, au cours d'enquêtes menées dans l'Azawagh nigérien. Ces textes illustrent la vie sociale et culturelle traditionnelle propre à cette partie de l'Afrique sahélo-saharienne. Après une approche du cadre de vie des populations sédentaires de la région, la première partie offre deux récits suivis de vingt contes tasawaq recueillis à In Gall. La deuxième partie ouvre au monde nomade avec des récits de vie qui montrent aussi bien l'organisation sociale et économique que la conception du monde de ces tribus de langue tagdalt (Igdalen, Idorfen, Iberogan) et de langue tadaksahak (Idaksahak). Enfin, la dernière partie fournit une documentation complémentaire sur les contes qui illustre la richesse de la culture orale de cette partie du monde.
Nombre de pages
246
Date de parution
23/08/2023
Poids
298g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782140498206
Titre
Le caravansérail de la vie. Contes et récits sahélo-sahariens
Auteur
Nicolaï Robert
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
298
Date de parution
20230823
Nombre de pages
246,00 €
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Comment, nous, les utilisateurs des langues et leurs descripteurs, nous situons-nous face à l'interprétation des phénomènes linguistiques ? C'est cette question qui sous-tend cet ouvrage. Parce que sans interprétation il n'y a pas d'usage des langues, il n'y a pas d'analyse des faits de langues, il n'y a peut-être même pas de langues ! Conséquemment, trois dynamiques qui se croisent : l'identification des données linguistiques à toutes fins utiles, leur interprétation et leur actualisation par les utilisateurs, leur interprétation et leur objectivation par ceux qui les décrivent. On s'intéresse alors à l'interprétation des phénomènes, à la sélection des données et à l'élaboration des théories dans les sciences du langage considérées comme des sciences anthroposociales. Mais au-delà, on s'intéresse aussi aux arrière-plans qui nous structurent dans nos choix de théories . La réflexion s'engage sur quelques points d'analyse phonologique et ouvre une discussion sur la construction des faits décrits et les contraintes d'élaboration de frontières en rapport. Finalement le champ s'élargit et la question devient : qu'est-ce qui entre en jeu dans le rendu compte des phénomènes et la construction des faits ? Et parmi les domaines de connaissance concernant l'homme et la société il n'en est guère qui soient exclus : anthropologie, sociologie, linguistique, histoire sont au rendez-vous, sans oublier l'acteur essentiel qui, dans un procès intersubjectivement validé le liant aux phénomènes du monde et au monde des autres acteurs, détermine l'élaboration de ces domaines de connaissance. . . Linguiste africaniste connu et spécialiste des langues songhay sur lesquelles il a beaucoup écrit, membre de l'Institut universitaire de France et Professeur à l'Université de Nice, Robert Nicolai s'intéresse à la fois au contact des langues et à la théorisation dans ce domaine, à l'épistémologie des sciences humaines et aux modalités de l'élaboration des connaissances.
La pratique du politiquement correct semblant intimement liée à toute conduite sociale, ce n'est pas l'existence du politiquement correct en soi qui peut poser problème, mais sa non-reconnaissance en tant que phénomène, laquelle implique la non-reconnaissance des contraintes qu'il impose sur l'individu et sur le groupe. Autrement dit, ce qui est dénoncé, ce n'est pas la langue dans sa nature, mais l'impact nocif de certaines pratiques langagières (volontaires ou non) sur les individus. Robert Nicolaï démêle ici avec finesse les multiples problématiques qui gravitent autour de ce thème et, décryptant les réflexions d'Orwell, nous propose un renversement de perspective : il nous invite, en effet, à réfléchir non plus à ce qu'on fait avec les langues, mais à ce que nous faisons, nous, dans la langue... Ainsi met-il au jour, à l'occasion d'analyses magistrales, les enjeux et les risques ultimes de la pratique de la langue de bois et du politiquement correct : réduire au minimum, voire rendre impossible, notre capacité de distanciation, de réflexion et de critique.