La vision des faits. De l'a posteriori à l'a priori dans la saisie des langues
Nicolaï Robert
L'HARMATTAN
15,50 €
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EAN :9782296038929
Comment, nous, les utilisateurs des langues et leurs descripteurs, nous situons-nous face à l'interprétation des phénomènes linguistiques ? C'est cette question qui sous-tend cet ouvrage. Parce que sans interprétation il n'y a pas d'usage des langues, il n'y a pas d'analyse des faits de langues, il n'y a peut-être même pas de langues ! Conséquemment, trois dynamiques qui se croisent : l'identification des données linguistiques à toutes fins utiles, leur interprétation et leur actualisation par les utilisateurs, leur interprétation et leur objectivation par ceux qui les décrivent. On s'intéresse alors à l'interprétation des phénomènes, à la sélection des données et à l'élaboration des théories dans les sciences du langage considérées comme des sciences anthroposociales. Mais au-delà, on s'intéresse aussi aux arrière-plans qui nous structurent dans nos choix de théories . La réflexion s'engage sur quelques points d'analyse phonologique et ouvre une discussion sur la construction des faits décrits et les contraintes d'élaboration de frontières en rapport. Finalement le champ s'élargit et la question devient : qu'est-ce qui entre en jeu dans le rendu compte des phénomènes et la construction des faits ? Et parmi les domaines de connaissance concernant l'homme et la société il n'en est guère qui soient exclus : anthropologie, sociologie, linguistique, histoire sont au rendez-vous, sans oublier l'acteur essentiel qui, dans un procès intersubjectivement validé le liant aux phénomènes du monde et au monde des autres acteurs, détermine l'élaboration de ces domaines de connaissance. . . Linguiste africaniste connu et spécialiste des langues songhay sur lesquelles il a beaucoup écrit, membre de l'Institut universitaire de France et Professeur à l'Université de Nice, Robert Nicolai s'intéresse à la fois au contact des langues et à la théorisation dans ce domaine, à l'épistémologie des sciences humaines et aux modalités de l'élaboration des connaissances.
Nombre de pages
157
Date de parution
26/07/2007
Poids
180g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296038929
Titre
La vision des faits. De l'a posteriori à l'a priori dans la saisie des langues
Auteur
Nicolaï Robert
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
180
Date de parution
20070726
Nombre de pages
157,00 €
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Cet ouvrage synthétise des recherches et des réflexions conduites entre 1985 et 2010. Il questionne l'élaboration sémiotique à laquelle nous participons nécessairement dès lors que nous communiquons, verbalement ou non. Focalisé sur les procès de construction de sens, de transformation de formes et d'élaboration de signes qui y sont liés, il introduit à une réflexion théorique sur la place des acteurs humains dans le développement de ces dynamiques. Il retient ainsi une stratification de pertinences, suggère des évolutions conceptuelles et présente des saisies qui donnent son épaisseur à une approche organisée autour de plusieurs thèmes, sans qu'il y ait une linéarité décelable qui conduirait inéluctablement de l'un à l'autre. Des lors, nous avons affaire à un va-et-vient qui part d'un 'sujet absent' et d'une 'langue' encore saussurienne pour déboucher vers sa déconstruction et la saisie d'une théâtralité dont elle est un enjeu. L'auteur souligne la nécessaire articulation qui, à travers les pratiques langagières et les procès d'interprétation, conjoint l'hétérogénéité des formes aux représentations unitaires et homogénéisées qui font sens dans le procès de sémiotisation continu que développent les acteurs de la communication. Lesquels ne sont plus les sujets absents donnés au départ.
Voici une sélection de contes et récits de vie enregistrés par l'auteur, il y a un demi-siècle, au cours d'enquêtes menées dans l'Azawagh nigérien. Ces textes illustrent la vie sociale et culturelle traditionnelle propre à cette partie de l'Afrique sahélo-saharienne. Après une approche du cadre de vie des populations sédentaires de la région, la première partie offre deux récits suivis de vingt contes tasawaq recueillis à In Gall. La deuxième partie ouvre au monde nomade avec des récits de vie qui montrent aussi bien l'organisation sociale et économique que la conception du monde de ces tribus de langue tagdalt (Igdalen, Idorfen, Iberogan) et de langue tadaksahak (Idaksahak). Enfin, la dernière partie fournit une documentation complémentaire sur les contes qui illustre la richesse de la culture orale de cette partie du monde.
La pratique du politiquement correct semblant intimement liée à toute conduite sociale, ce n'est pas l'existence du politiquement correct en soi qui peut poser problème, mais sa non-reconnaissance en tant que phénomène, laquelle implique la non-reconnaissance des contraintes qu'il impose sur l'individu et sur le groupe. Autrement dit, ce qui est dénoncé, ce n'est pas la langue dans sa nature, mais l'impact nocif de certaines pratiques langagières (volontaires ou non) sur les individus. Robert Nicolaï démêle ici avec finesse les multiples problématiques qui gravitent autour de ce thème et, décryptant les réflexions d'Orwell, nous propose un renversement de perspective : il nous invite, en effet, à réfléchir non plus à ce qu'on fait avec les langues, mais à ce que nous faisons, nous, dans la langue... Ainsi met-il au jour, à l'occasion d'analyses magistrales, les enjeux et les risques ultimes de la pratique de la langue de bois et du politiquement correct : réduire au minimum, voire rendre impossible, notre capacité de distanciation, de réflexion et de critique.
Ce volume questionne les dynamiques de mise en signification que nous actualisons et la façon dont nous construisons nos représentations et élaborons nos théories. L'approche est structurée en trois "parcours". Partant d'une saisie empirique de terrain, le premier parcours prend pour objet l'étude morphosémantique du lexique. Soit une thématique défrichée en son temps par Guiraud et que la recherche cognitive a récemment retrouvée sous le terme de submorphémie. Le deuxième met en contrepoint deux cadres théoriques qui, partis de bases non commensurables, concernent nos procès de mise en signification et d'élaboration du sens : soit la dynamique sémiotique conceptualisée et élaborée par l'auteur, et la sémanalyse introduite par Kristeva dans les années 1970. Parvenu à ce stade, l'ouvrage dégage une perspective nouvelle d'analyse en s'intéressant au flou constitutif qui caractérise les lexiques des langues et à la nécessaire retenue de l'historicité comme facteur déterminant dans les dynamiques de mise en signification et de création de sens que nous activons. Il ouvre ainsi la réflexion à la fois vers la considération d'une circularité propre à nos saisies épistémiques et vers la reconnaissance de la dynamique de leur développement au sein d'une spirale herméneutique dans laquelle sont inclus les acteurs de la communication que nous sommes.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...
Cet ouvrage analyse l'action du gouvernement provincial du Lualaba sous le leadership transformationnel de madame la gouverneure Fifi Masuka Saini, illustrant comment une gouvernance féminine visionnaire peut transformer les institutions, stimuler le développement socioéconomique et renforcer le rayonnement international d'un territoire minier. Fondée sur des enquêtes de terrain, entretiens avec acteurs institutionnels et populations locales, et une revue de littérature en sociologie politique, l'étude détaille les stratégies déployées en éducation, santé, infrastructures, eau, électricité, et attractivité des investissements. Elle examine aussi les attentes sociales envers le leadership provincial : inclusivité, transparence, responsabilité. Sur le plan scientifique, l'ouvrage enrichit les débats sur le leadership transformationnel en Afrique, l'autonomisation politique des femmes et les liens entre gouvernance, développement territorial et diplomatie locale - un outil précieux pour les acteurs miniers et économiques.